0.0 of 5 (0 Votes)
Temps de lecture : 5 min
vaccin_18_08_2014.jpg
Getty Images

L'État a été condamné à verser près de 2,4 millions d'euros à une ancienne infirmière ayant déclaré une sclérose en plaques après un vaccin contre l'hépatite B, une décision de justice "trop rare" selon une association de victimes.

Un record d'indemnisation

La somme en question, arrêtée par la Cour administrative d'appel de Nancy en juin dernier mais ébruitée mardi par L'Est Républicain, constitue "a priori un record d'indemnisation pour ce type de litige", a commenté auprès de l'AFP une source proche du dossier.

Les faits

La victime avait déclaré les premiers symptômes de la sclérose en plaques - une maladie évolutive et lourdement handicapante qui touche le système nerveux central - quelques semaines après les premières injections vaccinales contre l'hépatite B reçues à partir de 1991, dans le cadre de son activité professionnelle.

Infirmière psychiatrique dans un centre hospitalier à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or (Rhône), elle avait été mise à la retraite anticipée dès 1997, et s'est vu depuis reconnaître une incapacité permanente partielle de 60%.

En 2003, elle avait formé un recours gracieux contre le ministère de la Santé, demandant réparation pour les divers préjudices subis. Celui-ci avait été refusé, décision confirmée en première instance par le tribunal administratif de Besançon en 2006. Mais en appel, en mai 2012, la Cour administrative de Nancy avait ordonné une expertise des préjudices subis par l'ex-infirmière.

"Ses perspectives d'évolution professionnelle ont été réduites en raison de son handicap (et) elle justifie ainsi d'un préjudice certain à caractère professionnel", ont finalement reconnu les juges administratifs dans l'arrêt rendu en juin dernier, consulté par l'AFP. Ils ont condamné l'État sur ce point à 350.000 euros. Les magistrats ont également reconnu un préjudice global personnel de 178.000 euros et ils ont en outre condamné l'État à rembourser l'ensemble des frais de santé et de matériel spécialisé ou encore les dépenses liées à la perte d'autonomie. Au total, l'État a été condamné à verser 2.384.670,50 euros d'indemnités à la victime.

Évolution récente de la jurisprudence

Cette décision de justice s'inscrit dans une évolution récente de la jurisprudence, depuis la fin des années 2000 : les juridictions administratives et judiciaires ont peu à peu reconnu un lien de causalité juridique entre le vaccin contre l'hépatite B et le développement de certaines pathologies comme la sclérose en plaques. Et ce en dépit de l'incertitude scientifique qui persiste.

De nombreuses études ont en effet été réalisées dans le monde pour évaluer ce lien, sans jamais réussir à l'établir, ni à l'écarter. "Les données scientifiques, nombreuses et robustes, constantes au cours du temps, confirment l'absence de mise en évidence de lien", peut-on lire sur le site internet de l'agence française du médicament.

Le débat sur l'éventuelle dangerosité du vaccin a été relancé récemment par une polémique plus large sur la présence d'adjuvants à l'aluminium dans certains vaccins, dont celui contre l'hépatite B.

L'arrêt de la Cour administrative d'appel de Nancy "donne de l'espoir aux victimes", a dit à l'AFP Catherine Gaches, présidente de l'association REVAHB, regroupant des personnes s'estimant victimes du vaccin contre l'hépatite B. "Ce n'est pas une première, mais ce type de décisions reste trop rare", a-t-elle estimé.

Un vaccin recommandé

La vaccination contre l'hépatite B est recommandée en France pour tous les nourrissons, avec un rattrapage recommandé jusqu'à l'âge de 15 ans pour les enfants non vaccinés. Pour les personnes plus âgées, la vaccination est recommandée chez les personnes à risque d'exposition au virus de l'hépatite B.

 

Source : News.fr.msn.com

Vous aimez ce que vous lisez ? Notre travail est gratuit et indépendant, mais il a un coût. Vous pouvez nous soutenir librement grâce à un don via Tipeee ou PayPal. Si vous ne pouvez pas nous aider financièrement (ce que je peux comprendre parfaitement), vous pouvez partager les articles sur vos réseaux sociaux, et parler du site autour de vous. Merci à celles et ceux qui rendent tout cela possible.

Informations complémentaires :

 

Partager sur les réseaux sociaux

Publier 0Nombre de partages sur X
0Nombre de partages sur X
Partager 0Nombre de partages sur Facebook
0Nombre de partages sur Facebook
Partager 0Nombre de partages sur Linkedin
0Nombre de partages sur Linkedin
E-mail 0Nombre de partages sur Email
0Nombre de partages sur Email
WhatsApp 0Nombre de partages sur Whatsapp
0Nombre de partages sur Whatsapp
Télégramme 0Nombre de partages sur Telegram
0Nombre de partages sur Telegram

1000 Characters left


 

Vous appréciez Crashdebug.fr ?

Pour nous soutenir, vous pouvez nous aider à financer ce serveur :

Faire un don ponctuel via paypal

Faire un don ponctuel ou mensuel via Tipeee

Ne perdez rien de notre actualité, rejoignez-nous sur Twitter (X), Youtube, ou Facebook ou encore Telegram (pas de filtrage algorithmique), avec la censure de Google, nous avons plus que jamais besoin de votre soutien.

Tous les commentaires publiés sont sous la responsabilité de leurs auteurs respectifs. Crashdebug.fr ne saurait être tenu responsable de leur contenu ou orientation.

Vidéo bloqué qui ne se lance pas ?

Comment nous contacter ?

Vous avez des questions ?

Merci,

Sites ami(e)s