Duten Intro 22 09 2019
QUEL EST TON MAÎTRE DIEU OU L'ARGENT ? DIEU VEUT T'APPELLE A GÉRER SES BIENS ! (P. Duten)

  Source : Youtube.com   Informations complémentaires : Crashdebug.fr : Séductions et Hérésies de la fin des temps : Dieu ou Mammon ? Crashdebug.fr : Mammon ou la religion de l'argent (Arte) Crashdebug.fr : Quand vous verrez...

Revue de presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce dimanche 22 septembre 2019
Revue de presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce dimanche 22 septembre 2019

Bonjour à toutes et à tous, j'espère que vous allez bien. Veuillez trouver ci-dessous la Revue de presse de notre Contributeur anonyme, et bien sûr plus de titres dans la Defcon Room, Amitiés, L'Amourfou / Contributeur anonyme / Chalouette /...

La vraie guerre de Trump, c'est avec l'État profond, pas avec l'Iran (Zerohedge)
La vraie guerre de Trump, c'est avec l'État profond, pas avec l'Iran (Zerohedge)

Le concept d'état profond n’est pas un délire de conspirationniste, surtout aux États-Unis, où le gouvernement dépense 700 milliards tous les ans dans des dépenses liées à son armée. Vous identifierez mieux la menace en...

Assurance chômage : 40% des demandeurs d'emploi touchés (Challenges)
Assurance chômage : 40% des demandeurs d'emploi touchés (Challenges)

Il faut bien comprendre ce qui se passe et pourquoi nous sommes face à une crise permanente... Et cela permet aussi d'éclairer pourquoi nos Banques Centrales sont soumises aux marchés, aussi je vous remets la conférence de Marc Chesnay ci dessous. La...

Affaire Karachi : un procès demandé par le parquet à l'encontre d'Edouard Balladur et François Léotard  (Orange)
Affaire Karachi : un procès demandé par le parquet à l'encontre d'Edouard Balladur et François Léotard (Orange)

Avec beaucoup de retard, mais à point nommé ; ))), je suis en train de lire Blythe Masters de Pierre Jovanovic en ce moment, ce qui est fortement d'actualité, et il parle d'Edouard Balladur qui a participé à la destruction de notre pays, aussi s'il...

Le philosophe Michel Onfray « souscrit » aux thèses de François Asselineau (20 Minutes)
Le philosophe Michel Onfray « souscrit » aux thèses de François Asselineau (20 Minutes)

Même s’il reste nuancé, on peut saluer le courage de Michel Onfray, le dogme de l'Europe et de l'Euro étant omniprésent, or la sortie de l'Union européenne et de l'€uro est la condition sine qua non pour retrouver le contrôle de...

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    dimanche 22 septembre 2019 18:01
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    dimanche 22 septembre 2019 09:49
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    samedi 21 septembre 2019 13:11
  • Assurance chômage : 40% des demandeurs d'emploi touchés (Challenges) Assurance chômage : 40% des demandeurs d'emploi touchés (Challenges)

    samedi 21 septembre 2019 03:50
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    samedi 21 septembre 2019 03:25
  • Le philosophe Michel Onfray « souscrit » aux thèses de François Asselineau (20 Minutes) Le philosophe Michel Onfray « souscrit » aux thèses de François Asselineau (20 Minutes)

    samedi 21 septembre 2019 02:38
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Ils sont bien serviables ces journalistes, ils dressent le tableau, mais leur éthique journalistique s’arrête dès qu’il s’agit de parler de solutions. L’information est une ARME (informations complémentaires) aussi servez-vous en, et n’ayez pas de scrupules, vous êtes quasiment en état de légitime défense…

Manif Anonymous 14 01 2014

Le dernier baromètre de la confiance politique du Cevipof révèle un rejet massif des leaders politiques de droite comme de gauche. Inquiétant.

Comme ça serait chouette si l’enjeu essentiel de la conférence de presse du président de la République était juste de savoir si la "social-démocratie" de papa était toujours la bible du président ou si un nouvel évangile "social-libéral" était venu enrichir la doxa hollandaise. 

Est-ce que ça changeait en quoi que ce soit le quotidien d’un chômeur quadra père de famille qui arrive en fin en fin de droit ? Pas sûr… 

La question  du jour serait plutôt de savoir si le prix à payer pour avoir cru tous ensemble aux berceuses électorales diverses et variées  depuis 30 ans va se solder par l’entrée dans un épisode de convulsion économique et sociale comme l’Histoire de France en a le secret.

Exagération ? Pessimisme ? Déclinisme ? Avant de gloser sur les "ismes", allez voir les résultats de la cinquième vague du "Baromètre de la confiance politique" du Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences Po) dévoilés lundi 13 janvier. Une Bérézina démocratique.

Rejet massif des leaders politiques

Nous ne sommes plus loin en effet de la "Secessio Plebis" des Romains. Cette "sécession de la plèbe" qui, à trois reprises, en 494, en 449 et en 286 avant J.-C., permettait au peuple de faire valoir ses droits face aux patriciens.

Comment ? En abandonnant le Palatin pour faire grève civique sur une autre colline, le Mont Sacré, à l’écart de Rome. Le directeur du Centre de recherche politique de Sciences Po, Pascal Perrineau, ne cache pas sa surprise devant l’ampleur de la dissidence des Français : "87% des Français considèrent que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout des gens comme eux. C'est hallucinant !", confie-t-il au "Figaro". "Cela représente 6 points de plus par rapport à 2009. Nous approchons les 90%, nous n'avions jamais connu une telle dégradation."

La sécession civique des Romains et des Français de 2014 après J.-C. ont un point commun. Les Romains utilisaient cette grève citoyenne pour réintégrer le champ civique. Pas pour le déserter. Eh bien il en va de même des Français. Il se disent "dégoûtés" non pas de la politique mais des leaders politiques qui les ont tous déçus à des degrés divers : "Il y a deux exutoires possibles", dit Perrineau. "Soit le retrait boudeur sous la forme d'une abstention qui ne devra pas être perçue comme une forme d'indifférence mais comme une sorte de bras d'honneur, soit une protestation pure et simple de gens qui iront voter uniquement pour pousser un coup de gueule."

Ni gauche ni droite

Les partis traditionnels ont donc raison de craindre ce "Droit de retrait du peuple citoyen". Une auto-exclusion hautement politique qui peut chambouler les résultats et la hiérarchie des formations politiques, surtout lors des élections européennes et des futures législatives.

A regarder l’étude de près, les Français ne sont en effet nullement tentés par l’exil intérieur, l’attentisme ou une aventure alternative dictatoriale ou totalitaire. Le pourcentage de ceux qui s’intéressent à la politique est stable autour de 57%, même si les notions de droite et de gauche ne veulent plus rien dire pour 73% d’entre eux, contre 63% en 2011. Et plus de 80% restent persuadés que si la "la démocratie peut poser des problèmes, c’est mieux que n’importe quelle autre forme de gouvernement".

La sécession de la population française prend aujourd’hui une ampleur considérable. 87% estiment que les responsables politiques ne se préoccuperaient "pas ou pas du tout" de leurs électeurs. Parmi les politiques, ceux qui inspirent encore un petit peu de confiance sont bien peu nombreux : Nicolas Sarkozy avec 36% de confiance est en tête, Marine Le Pen avec 34%  le talonne, Jean-Louis Borloo est à 23% et François Hollande ne totalise que 20%. D’ailleurs c’est simple : 60% n’ont confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays.

Une plèbe aux contours changeants

Cette société française schismatique ne renonce cependant pas à peser. Elle se dit prête à aller manifester pour défendre ses idées. Elle a des convictions tranchées mais souvent contradictoires : si 59% estiment que l’Etat doit faire confiance aux entreprises, 55% sont d’accord avec le fait de prendre aux riches pour donner aux pauvres pour garantir la justice sociale et les opinions sont à parité pour savoir s‘il faut beaucoup réformer le capitalisme, ou juste sur quelques points.

Le plus inquiétant, c’est que ces Français qui divorcent de leurs leaders nationaux mais ni de leurs maires, ni de leurs conseils généraux et régionaux, ni de leurs députés, n’ont plus confiance en eux-mêmes : 75% des personnes interrogées estiment qu’"on est jamais assez prudent quand on a affaire aux autres". Contre 66% en 2009.

Une plèbe neurasthéniques et qui se sent trahie, exclue, déconsidérée. Une plèbe imprévisible. Une plèbe dont ne retrouve plus aucun élu ouvrier à l’Assemblée nationale, et qu’on serait bien inspiré de remettre très vite dans le jeu. Car cette plèbe orpheline qui a toujours un très fort appétit politique est manifestement prête à sortir de sa réserve.

Mais dans des configurations inédites fort difficiles à gérer car les idéologies du siècle dernier et les organisations qui les exprimaient sont agonisantes : ce sont les "bonnets rouges" bretons mêlant petits entrepreneurs et travailleurs qui ont mis à genoux le gouvernement Ayrault. Ou encore le "Mouvement des fourches" qui fait un tabac en Italie.

Une plèbe imprévisible

La grande différence entre la sécession du peuple romain et du peuple français aujourd’hui, c’est que les patriciens du Ve siècle avant J.-C. avaient, pour leur sécurité, besoin de la société en armes qui assurait la défense de la cité.

Les patriciens français et européens d’aujourd’hui ont nettement moins besoin de cette société en surnombre au chômage et en surnuméraire sur le marché domestique de l’emploi. De ces "inutiles au monde" selon la formule du Moyen Âge.

Attention tout de même. Si les patriciens d’aujourd’hui peuvent jouer sur la concurrence des plèbes d’une région à l’autre de la mappemonde, ils ont tout de même tout à craindre à la maison de la capacité de nuisance d’un peuple tant de fois séduit, tant de fois abusé, baladé  et berné. L’étude du Cevipof sent le roussi. 

 

Guillaume Malaurie - Le Nouvel Observateur

 

Source : Tempsreel.nouvelobs.com

Informations complémentaires :

 

 

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