
Le contrôle judiciaire imposé aux trois personnes mises en examen dans le cadre de l'affaire Bygmalion, le 1er octobre, leur interdit tout contact avec l'ancien président de la République. Une mesure qui laisse augurer une audition de l'ex-chef de l'état.
Les trois juges d'instruction, en charge de l'affaire Bygmalion, pensent-ils déjà entendre Nicolas Sarkozy ? Serge Tournaire, Renaud Van Ruymbeke, et Roger Le Loire, ont en tout cas assorti les mises en examen des trois anciens dirigeants de Bygmalion et de sa filiale Events, Bastien Millot, Guy Alves et Franck Attal, d'une interdiction formelle de rencontrer l'ancien chef de l'Etat, ainsi que l'ex-président de l'UMP, Jean-François Copé. "Si les enquêteurs n'avaient pas l'intention d'interroger Sarkozy, cette mesure de contrôle judiciaire n'aurait aucun sens" souligne une source proche du dossier.
L'ex-président de la République a toujours contesté avoir eu connaissance du rôle joué par la société de communication en 2012. Le 21 septembre, lors d'un entretien au 20 heures de France 2, Nicolas Sarkozy précise avoir "appris le nom de Bygmalion longtemps après la campagne présidentielle".
Le 1er octobre sur BFM-TV, son ancien premier ministre, François Fillon, l'a mis en difficulté en déclarant : "J'ai souvent entendu parler de Bygmalion [avant la campagne], et j'ai souvent vu que Bygmalion était une entreprise qui travaillait régulièrement avec l'UMP."
Source : L'express.fr
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