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Bonjour à toutes et à tous, pas grand choses à dire, on a allumé le feu sur Twitter (10 Threads) avec les révélations des soignant suspendus, on verra bien....

agression seringue
Depuis début avril, une mystérieuse vague de piqûres touche des jeunes dans des boîtes de nuit,
bars et festivals de toute la France. 56298864/xy - stock.adobe.com

INFO LE FIGARO - Un homme a été mis en examen à Toulon. La plupart de ses victimes sont des femmes.

Une première mise en examen qui devrait permettre de lever un coin du voile sur la mystérieuse vague d’agressions à la seringue. Pour la première fois, après des mois de violences perlées aux quatre coins du pays, un individu a été interpellé dans la nuit de vendredi à samedi, à Toulon, sur une plage du Var, lors de l’enregistrement d’une émission de TF1. Une information judiciaire a été ouverte, ce qui a permis de placer en détention provisoire le mis en cause. De quoi, pour le parquet de Toulon, mettre fin au sentiment d’impunité des délinquants. En effet, une vague inexpliquée de piqûres touche depuis début avril des jeunes dans des boîtes de nuit, bars et festivals de toute la France, avec des plaintes déposées à Lille, Béziers, Nantes, Rennes, Strasbourg, ainsi qu’à Grenoble, Nancy, Lyon, Besançon, Valence ou encore Toulouse.

À Toulon, à la fin du week-end, le parquet avait enregistré vingt et un signalements. À ces derniers s’ajoutent deux personnes - une jeune femme et une adolescente - qui, lors d’une altercation avec l’individu, l’ont formellement vu portant une seringue. Fait non négligeable, la quasi-totalité des victimes sont des femmes. Le mis en cause, âgé de 20 ans, d’origine tunisienne, sans titre de séjour, sans emploi connu de la justice, est en état de récidive légale. Il a déjà été condamné, en 2020 pour violences conjugales sur sa compagne, qui aurait été entendue ce week-end. Père d’un enfant, il est difficilement expulsable. L’individu continue de nier vigoureusement les faits, malgré les dires de deux témoins.

La procédure d’information judiciaire a été ouverte au titre de violences aggravées par deux circonstances, la préméditation et l’arme par destination que constitue la seringue. La peine encourue est de 5 ans d’emprisonnement. Pour l’instant, le parquet de Toulon reste réservé quant à «l’administration d’une substance nuisible». Huit examens cliniques sont déjà en cours. Dans sept cas, des impacts de seringue ont été constatés. La majorité des victimes n’ont développé aucun symptôme.

Analyses en cours

La seule pour qui c’est le cas est l’agent de sécurité de l’émission, une femme. Cette dernière a eu une altercation avec le mis en cause, qui entendait passer très vite les contrôles. Durant leur échange sous tension, elle a ressenti une piqûre à la main. Une trace d’un diamètre légèrement supérieur à celui d’une seringue a été constatée. À la suite de quoi, elle a effectivement fait un malaise. Les analyses sont en cours pour déterminer la cause. Mais rien ne dit que cela soit lié à une substance. Tout l’enjeu pour le parquet et les services d’enquête est désormais de savoir si la multiplication de ces agressions à la seringue est un effet de mode malsain d’agression, qui s’accompagne ou pas d’inoculation de produit.

Il y a un mois, le parquet de Toulon a mis en place un protocole fondé sur des examens de sang et d’urine, et des prélèvements capillaires, un mois après les faits. Ce qui trouble les enquêteurs, c’est que l’administration de substances comme le GHB, ou drogue du violeur, pour abuser des victimes, notamment dans des lieux de nuit, ne nécessite pas l’usage d’une seringue. Toulon a enregistré, au cours de ces derniers mois, plusieurs plaintes concernant des agressions à la seringue dans des établissements de nuit. Le juge d’instruction a désormais un long chemin d’enquête devant lui, car il lui appartient de croiser l’ensemble de ces faits.

 

Source : Le Figaro.fr

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