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L'homme d'affaires, qui a passé 4 jours en garde à vue, risque une mise en examen.

Tapie 28 06 2013
Bernard Tapie et son avocat Me Maurice Lantourne au palais de justice de Paris le 19 octobre 2005.
REUTERS/C. Platiau

Bernard Tapie a été déféré vendredi 28 juin au terme d'une garde à vue de 96 heures, dans l'enquête sur l'arbitrage controversé qui lui a permis de toucher 403 millons d'euros dans son litige avec le Crédit Lyonnais, et il sera interrogé par les juges à l'Hôtel-Dieu, a-t-on appris de source proche du dossier.

L'avocat de Bernard Tapie, Me Maurice Lantourne, est quant à lui toujours en garde à vue à la brigade financière, à Paris. Les deux hommes risquent une mise en examen.

Bernard Tapie, 70 ans, avait été placé en garde à vue lundi. Quatre jours de garde à vue sont possibles lorsque l'enquête porte sur des soupçons de "bande organisée", comme dans l'affaire de l'arbitrage. L'homme d'affaires dormait à l'hôpital parisien de l'Hôtel-Dieu, à deux pas du palais de justice, qui dispose d'une salle spécialisée, la salle Cusco, pouvant accueillir des gardés à vue nécessitant une surveillance médicale.

Dans cette affaire, les juges d'instruction soupçonnent l'arbitrage - au terme duquel BernardTapie s'était vu accorder 403 millions d'euros en 2008 - d'avoir été biaisé à son profit.

3 mises en examen

Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre comment Bernard Tapie a plaidé sa cause à l'Élysée et à Bercy, et quels pouvaient être ses éventuels liens avec les arbitres.

Ils soupçonnent Me Lantourne d'avoir eu des relations professionnelles avec l'un des arbitres, Pierre Estoup, et de ne pas en avoir fait état au moment de l'arbitrage, comme l'exige la loi.

Pierre Estoup a été le premier mis en examen dans le dossier, pour "escroquerie en bande organisée", suivi de Stéphane Richard, PDG d'Orange et ex-directeur de cabinet de l'ancienne ministre de l'Économie et actuelle patronne du FMI Christine Lagarde, et Jean-François Rocchi, ancien patron du CDR (Consortium de réalisation, chargé du passif du Crédit Lyonnais).

Et les enquêteurs devraient prochainement entendre l'ancien secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, dont le rôle dans l'orchestration de l'arbitrage a , selon les témoignages, été central.

 

Source : Tempsreel.nouvelobs.com

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