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Alors que l'assaut de l'armée algérienne n'a permis de contrôler que le "site de vie" du complexe gazier, l'usine serait toujours encerclée par les forces algériennes. Le bilan pourrait être lourd, aussi bien pour les otages que pour les ravisseurs.

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In Amenas, en Algérie. (KJETIL ALSVIK / STATOIL / AFP)

L’armée algérienne a donné l’assaut jeudi 17 janvier contre le site gazier d'In Amenas où des islamistes retenaient en otage 41 Occidentaux et plusieurs centaines d’Algériens. L’attaque a été revendiquée par le groupe Al-Mulathamin, dirigé par Mokhtar Bel Mokhtar, ancien chef charismatique d’Aqmi.

Au lendemain de l’opération militaire, l’inquiétude reste grande. Les autorités algériennes ont fait état de morts et de blessés, mais aucun bilan officiel n’a encore été communiqué. Les pays dont des ressortissants figuraient au nombre des otages redoutent une issue dramatique. Selon certains médias algériens, l’opération se poursuivrait pour déloger les derniers islamistes du site.
 

  • Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a affirmé vendredi qu'il y avait "très peu de Français" sur le site gazier d'In Amenas, ajoutant qu'au moins "deux d'entre eux sont revenus".
     
  • L’armée n’aurait repris le contrôle que du "site de vie" du complexe gazier où se trouvait la majorité des otages. Les forces algériennes encerclaient encore en milieu de soirée l'usine du complexe où des ravisseurs seraient toujours retranchés avec leurs otages. C’est ce qu’affirme notamment l’agence officielle algérienne APS, citée par le site d’information Tout sur l’Algérie (TSA).
     
  • Kamel Zait, le correspondant de FRANCE 24 en Algérie, confirme que l’usine est toujours encerclée. La voix des négociations est en train d’être ouverte, ajoute-t-il. "Ce n’est pas du fait des autorités officielles, mais de notables algériens de la région", précise-t-il.
     
  • Le ministre algérien de la Communication, Mohamed Said, a indiqué jeudi que l'opération avait permis de "libérer jusqu'à présent plusieurs otages nationaux et étrangers", sans fournir de chiffres. Il s'est contenté de faire état d'un "nombre important d'otages libérés et malheureusement quelques morts et blessés". "Un nombre important de terroristes qui ont essayé de prendre la fuite vers un pays limitrophe ont été neutralisés", a-t-il ajouté justifiant l'intervention. L'opération a permis la libération de 600 Algériens ainsi que d'un Français, de deux Britanniques et d'un Kényan, selon l'agence APS.
     
  • Mais un porte-parole des islamistes a déclaré que l'assaut avait aussi fait une cinquantaine de morts, 34 d'otages et 15 ravisseurs, des informations qui restent non confirmées. Il a précisé que trois Belges, deux Américains, un Japonais et un Britannique avaient survécu.
     
  • Interrompant une tournée en Asie, le Premier ministre japonais s’est entretenu par téléphone avec son homologue algérien. Exprimant "une ferme protestation", il demandé à Alger de "cesser immédiatement" son opération. Un porte-parole du gouvernement japonais a annoncé que trois Japonais sur 17 présents sur le site étaient "en sûreté" et 14 portés manquants, sans plus de précisions.
     
  • Face aux critiques, le ministre algérien a justifié le recours à la force en expliquant que les autorités avaient d'abord cherché une solution pacifique mais que les islamistes, venus de la Libye voisine, "lourdement armés", voulaient "quitter l'Algérie en emportant avec eux les otages étrangers" pour s'en servir comme "carte de chantage".
     
  • Les capitales occidentales n'ont pas caché leur inquiétude sur le sort de leurs ressortissants retenus par les djihadistes. "Je pense que nous devons nous préparer à la possibilité de mauvaises nouvelles à venir", a averti le Premier ministre britannique David Cameron, qui a regretté de ne pas avoir été informé à l'avance par Alger et a reporté un important discours sur l'Europe prévu vendredi. Même réaction de la part de Washington. Le président François Hollande a indiqué jeudi que la crise "semblait se dénouer dans des conditions dramatiques".

 

Source : France24.com

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