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De ce que j'en ai compris, le Portugal contrairement à la France a du mal à se financer sur les marchés financiers… (7% à dix ans vs 2,4% pour la France), car apparemment ils sont quasiment en défaut (33% de risques de faire défaut, note BB négatif... ), et jusqu'en juillet 2014 c’est l’Europe qui l'aide sur ses deniers publics avec le support du FMI…

Enfin, ce ne sont pas les seuls dans ce cas-là vous me direz ; )

Du reste (si je ne me trompe) le point commun de tout ces pays c'est qu'ils sont « prisonniers » de l’€uro … comme nous...

Et qu'ils sont obligés d'appliquer des politiques qui les envoient droit dans le mur... Même si ça marche à court terme....

C'est un cercle vicieux, et c'est tragique comme une comédie ... grecque...

De plus je vous l'ai déjà dit une Nation ça ne se gère pas comme la supérette du coin... Il faut accepter d'avoir des pertes pour ensuite espérer avoir des profits... Et pour aller plus loin, pour moi un pays n'as pas vocation a faire des bénéfices sur le dos de ses citoyens, une Nation c'est une charge...

Bien à vous,

F.

Portugal 11 07 2013
Pedro Passos Coelho, premier ministre portugais - Francisco Seco/AP/SIPA

La « grave crise politique » qui a surpris le Portugal la semaine dernière avec la démission des numéros 2 et 3 du gouvernement est résolue selon le président Anibal Cavaco Silva qui s’adressait hier à la nation dans une allocution solennelle depuis le Palais de Belém, l’Elysée portugais.

Le président a tranché : il maintient au pouvoir la coalition de centre droit qui gouverne le pays depuis les élections législatives de juin 2011 dans un « compromisso » - un engagement - « de salvação national » - comprenez un compromis de la dernière chance entre les trois principaux partis ayant voté le plan de sauvetage de la Troika - FMI, experts financiers de la Commission européenne (CE) et de la Banque centrale européenne (BCE) – soit 78 milliards d’euros.

Petit bémol néanmoins ; sans accord entre les principales forces politiques, des élections anticipées seront organisées en juin 2014. Le président témoigne donc sans suprise son soutien à la coalition menée par le premier ministre Pedro Passos Coelho, ex leader du PSD (Parti social démocrate) dont le président est lui-même issu.

« La semaine dernière, nous avons tous été confrontés à une grave crise politique », entame le président devant des milliers de téléspectateurs. « Les conséquences (de cette crise) se sont immédiatement fait sentir » de telle sorte qu’il est nécessaire « d’évaluer » quelles sont les « solutions » qui servent le mieux « l’intérêt national ». Pas de nouvelles élections donc pour l’heure, en dépit du fait que la coalition au pouvoir est fragilisée depuis que le ministre des Finances, Vitor Gaspar a demandé sa démission (pour la troisième fois) et a été remplacé par la secrétaire d’état au Trésor, Maria Luis Albuquerque.

Un choix immédiatement désavoué par Paulo Portas, alors ministre des Affaires Etrangères et numéro 2 du gouvernement. Un véritable coup de théâtre mis en scène dans un communiqué retentissant où l’ancien ministre annonce sa démission ; une décision qu’il qualifie « d’irrévocable ». Tellement « irrévocable » qu’il reviendra dessus quelques jours plus tard, acceptant de devenir vice premier ministre. C’est dire l’importance du personnage dans le paysage politique portugais, lui qui avait déjà été la clef de l’alliance des partis de droite en 2002. Un gouvernement formé alors par un certain… José Manuel Barroso, actuel président de la Commission européenne.

Eclipsé par l'arrivée des socialistes au pouvoir en 2005, Paulo Portas a profité de la déconvenue d'un pays que l'austérité a plongé dans la crise. Une spirale qui débute dès 2009 par le refus de l'Assemblée de voter les énièmes coupes budgétaires présentées par le premier ministre socialiste de l'époque, José Socrates. Refusant un nouveau plan de rigueur, les portugais élisent lors des élections anticipées de 2011, Pedro Passos Coelho. Ce dernier, qui s'était dans un premier temps « excusé » de l'augmentation de la TVA de 21 à 23%, « excusé » encore des coupes dans le salaire des fonctionnaires, dépasse désormais celui qu'il critiquait ; suppression du 13e mois, instauration de la taxe (TSU) - +7% de charges salariales, -5,75%% de charges patronales - élaboration d'un nouveau paquet de mesures visant à diminuer de 4800 millions d'euros supplémentaires les dépenses de l'état etc etc.

Voilà comment entre le fort taux de chômage, (17,5% de la population), la chute de la demande intérieure ou encore des exportations, l'activité économique du pays s'est rétracté de 3,2% l'an dernier, soit la plus importante récession depuis 1975 - date de la fin de la dictature de Marcelo Caetano, mise en place par Salazar.

Fin mai, Miguel Sousa Tavares, célèbre écrivain portugais, déclarait au Jornal de Negócios - faisant allusion à Beppe Grillo - que le Portugal avait déjà « un clown » en la personne de « Cavaco Silva. » « Pire que ça, c’est difficile » ajoute-t-il. Des propos qui lui ont valu des poursuites autant que le soutien des internautes (voir ci-dessous), dont les parodies se sont multipliées sur la toile. A entendre le discours du président hier, on ne peut s’empêcher de penser de fait à une immense pitrerie.
 
971391 1149946
 
 
Source : Marianne.net

Informations complémentaires :

 
Chateau De Carte

 

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