Autres pourparlers sans résultat sur le relèvement du plafond de la dette américaine

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Quelle bande d'imposteurs toxiques. Tout le monde affiche une dette de 14.000 milliards de dollars pour les États-Unis, bande de menteurs ! La dette globale des USA est de 140,000 milliards de dollars ! Ça n'a rien à voir ! Ce n'est pas moi qui le dit c'est la FED ! Alors pourquoi cette ormerta chez les spécialistes et dans le médias ? La réalité est si dure à accepter ? Votre modèle capitaliste de consommation : NE MARCHE PAS ! That's all ! Mammon peut ranger ses jouets...

http://www.tsr.ch/2011/07/14/22/01/3269903.image?w=480&h=270

Les économistes du monde entier ont les yeux rivés sur Washington. Les mises en garde se sont multipliées jeudi pour enjoindre démocrates et républicains à s'entendre sur le relèvement du plafond de la dette américaine.

Toutefois, une autre séance de négociations entre Barack Obama et les élus républicains du Congrès n'a donné aucun résultat, à l'issue d'une heure et vingt minutes de pourparlers. Selon des propos recueillis par l'AFP, plusieurs élus ont indiqué qu'aucune réunion n'aurait lieu vendredi.

Selon des responsables démocrates, le président a donné 24 à 36 heures aux élus pour proposer un plan d'action, sinon il convoquera une nouvelle réunion au cours de la fin de semaine.

À défaut d'une entente sur le relèvement du plafond de la dette, le gouvernement fédéral se retrouverait en situation de défaut de paiement à compter du 2 août prochain.

Avant que ne débute la cinquième séance de négociations consécutive à la Maison-Blanche, le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, a prévenu qu'il ne pouvait pas accorder de délai supplémentaire, répétant que le 2 août est bien une « date butoir ».

« Nous avons examiné toutes les solutions possibles et, en aucun cas, nous ne pouvons donner davantage de temps au Congrès pour résoudre ce problème », a affirmé le ministre, ajoutant qu'il « faut agir [car] nous n'avons plus beaucoup de temps ».

Nous allons prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter un défaut de paiement et profiter de cette occasion pour nous occuper de nos problèmes budgétaires.

— Timothy Geithner, secrétaire au Trésor

Un peu plus tôt dans la journée, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, a encouragé les élus du Congrès à entendre le message des agences de notation qui menacent d'abaisser la note de solvabilité du pays.

« La qualité et la réputation des obligations du Trésor sont des atouts formidables pour les États-Unis, nous bénéficions par ce biais de taux d'intérêt faibles », a expliqué le président de la Fed. « C'est pourquoi j'exhorte le Congrès à prendre toutes les mesures possibles pour éviter un défaut de paiement sur la dette ou simplement à s'abstenir de donner du poids à la probabilité d'un défaut. »

Rappel des faits

Les États-Unis ont atteint en mai dernier le plafond légal de leur dette publique, fixé à 14 300 milliards de dollars. Depuis, le Trésor contourne le problème par des mesures techniques afin de maintenir la dette américaine sous la barre légale.

L'administration Obama affirme que le gouvernement ne pourra plus honorer ses obligations si sa capacité d'emprunt n'est pas relevée d'ici le 2 août. Pour que la nouvelle limite d'endettement perdure jusqu'à la fin de l'année 2012, il faudrait relever le plafond de la dette à 2400 milliards de dollars.

En contrepartie, les responsables du Parti républicain réclament 2400 milliards de dollars de coupes budgétaires. Les démocrates insistent pour que ce chiffre soit nettement inférieur.

Nombreux avertissements

Jeudi encore, le PDG de la banque américaine JPMorgan Chase s'est inquiété de l'impasse politique persistante. Selon le banquier, un défaut de paiement pourrait être une « catastrophe » et il serait donc « irresponsable d'en prendre le risque ».

Selon Jamie Dimon, il est donc « impératif que le plafond de la dette soit révisé et que les États-Unis fassent preuve de discipline budgétaire. C'est important non seulement pour la santé économique des États-Unis, mais aussi pour la santé financière du monde », a-t-il ajouté lors de la présentation des résultats trimestriels de JPMorgan.

Ces nouveaux avertissements sont intervenus au lendemain d'un coup de semonce de Moody's, qui a placé l'État fédéral « sous surveillance en vue d'un éventuel abaissement » de la note de sa dette. L'agence Standard and Poor's a elle aussi lancé un avertissement aux élus démocrates et républicains, les informant qu'elle n'hésiterait pas à déclasser la dette américaine si le Congrès n'en relevait pas le plafond.

Quelques progrès

En réponse à ces déclarations alarmantes, le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a voulu dédramatiser la situation. Il a déclaré que « malgré tout, des progrès ont été effectués. Des détails et des propositions importantes ont été discutés » pour parvenir à un accord, a assuré le porte-parole de la présidence américaine.

Selon lui, « cet accord est à portée de main [mais] cela requiert de penser aux Américains au sens large, et non aux petites bandes ou aux petits groupes au sein de chaque parti. »

Le porte-parole est également revenu sur les affirmations d'un conseiller républicain selon lesquelles Barack Obama se serait « échauffé » à la fin de la réunion de mercredi soir, sortant de la salle du conseil de la Maison-Blanche avec fracas. « Il ne l'a pas fait. C'est absurde de dire une chose pareille. La réunion était en train de se terminer. Il a exprimé ses convictions profondes sur ce qui doit être fait », a souligné Jay Carney.