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William Jung, webmaster de CrashDebug.fr

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La spirale infernale pour beaucoup d'entre nous, sur lesquels on ferme les yeux dès qu'ils sont passés de l'autre côté. On est avec eux, pensez à donner au secours catholique ou d'autres associations, c'est déductible... ;)

PARIS (Reuters) - Avec 256.100 destructions de postes, l'emploi salarié en France a connu en 2009 une baisse record qui, pour la première fois depuis 1976, s'est accompagnée d'un recul du nombre d'entreprises affiliées à l'Assurance-chômage, selon un bilan publié par Pôle emploi.

La plus forte récession depuis 60 ans - le produit intérieur brut de la France s'est contracté de 2,5 % selon l'Insee - a fait reculer l'emploi salarié de 1,5 % au total, un recul proche de celui de 1,6 % subi en 1976, après le premier choc pétrolier, et qui correspondait alors à 214.100 destructions de postes.

En 2008, avec le début de la récession, l'emploi salarié avait reculé de 0,5 %.

La baisse de l'emploi en 2009 a ramené à 16.287.700 le nombre de salariés des secteurs concurrentiels à la fin de l'année, répartis dans 1.602.990 établissements affiliés à l'Assurance chômage.

"Un tel niveau de destructions de nettes d'emploi salarié n'avait jamais été observé depuis l'après-guerre", souligne Pôle emploi dans un communiqué.

Après onze années de hausse ininterrompue, le secteur de la construction a réduit ses effectifs de 2,9 % en 2009, soit 43.800 postes perdus.

Le secteur tertiaire a éliminé 44.300 postes, soit 0,4 %, après une diminution de 0,1 % en 2008. En recul depuis 2001, l'emploi industriel a encore perdu 168.200 postes, soit 5,2 % après une baisse de 2,5 % en 2008.

Quant au secteur de l'intérim, utilisé comme une variable d'ajustement en temps de crise, son emploi s'est inscrit en très légère hausse de 1,5 % grâce à la remontée du travail temporaire dans la deuxième partie de l'année.

L'emploi féminin a diminué pour la première fois depuis 1993 mais en résistant mieux que celui des hommes : 51.400 postes perdus, soit un recul de 0,7 %, contre 204.700 ou 2,2 % dans la population masculine.

LA CORSE A CRÉÉ DES EMPLOIS

La part des femmes dans l'emploi salarié a ainsi progressé de 0,4 point pour atteindre 44,5 % fin décembre 2009, confortant une tendance longue qui reflète la tertiarisation de l'économie. Depuis 1981, la proportion des femmes dans l'emploi salarié a augmenté de 7,6 points.

Selon Pôle emploi, 85 % des femmes occupées travaillent dans le secteur tertiaire - le seul secteur composé majoritairement de femmes (52,8 %) - contre 61,1 % des hommes.

Fin 2009, le tertiaire regroupait 71,9 % de la population salariée totale, contre 71,1 % en 2008. La part de la construction dans l'emploi total a diminué de 0,1 point à 9,1 % tandis que le poids de l'industrie a continué de baisser à 19,0 % - un recul de près de neuf points depuis 1993.

Avec la crise, le nombre d'établissements affiliés à l'Assurance chômage a baissé l'an dernier pour la première fois depuis 1976, avec 7.620 unités de moins représentant un recul de 0,5 %.

Les entreprises employant moins de 10 salariés, qui représentent 82,2 % des établissements, ont concentré 67,9 % des fermetures mais les pertes nettes d'emplois ont concerné à 98,5 % celles de 10 salariés ou plus, où travaillent 75,2% des salariés.

Une seule région, la Corse, a été créatrice d'emplois en 2009 avec un solde net positif de 1.050 emplois (+1,7 %). À l'opposé, les huit régions les plus touchées ont été la Picardie (- 3,8 %), la Haute-Normandie (- 3,0 %), la Lorraine (- 2,6 %), le Centre (- 2,3 %), l'Alsace (- 2,2 %), Poitou-Charentes, Champagne-Ardenne et la Bourgogne (- 2,1 % chacune).

L'Île-de-France, principale région en termes d'emploi avec un peu plus d'un quart des salariés du secteur privé, a enregistré une baisse de 1,4 % qui la situe 0,1 point au-dessus de l'évolution globale de l'emploi salarié en France, résultant d'une diminution moins marquée que la moyenne nationale dans l'industrie (- 4,8 %, soit - 21.990 emplois) et la construction (- 1,5 %, soit - 4.180 postes).

Plus touché en revanche, le tertiaire francilien a perdu 1,0 % de ses effectifs, ou 33.290 postes.

Véronique Tison, édité par Yann Le Guernigou


Source :
Le Nouvel Obs

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