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On vous avait prévenu dès novembre 2018, mais maintenant que l'information commence à toucher les médias main stream, peut-être que vous allez la prendre plus au sérieux ? Pour ceux qui douteraient encore, consulter les informations complémentaires en bas d'article.

Krach bourses 2019
New York, le 31 décembre. Dernier jour de cotation de l’année à Wall Street. AFP

Après une fin d’année 2018 chaotique, économistes et banquiers s’attendent à voir les marchés financiers se transformer en montagnes russes en 2019. Au point de provoquer une crise sans précédent ?

Krach. Ces cinq lettres font frémir le monde de la finance. Le spectre d’un écroulement boursier majeur qui viendrait - une décennie après la crise des subprimes - contaminer l’économie, revient, plus que jamais, sur le devant de la scène. Car, depuis quelques semaines, la finance joue à se faire peur. En témoigne l’incroyable mois de décembre traversé par toutes les places boursières : - 9,7% à New York (Dow Jones), - 6,4% à Paris, - 4,7% à Londres ou encore - 7,9% à Francfort. Résultat : le CAC 40 a connu sa pire année depuis 2011, Wall Street depuis 10 ans.

Une finance à bout de nerfs. Surfant sur une croissance mondiale en pleine forme et un océan d’argent quasi gratuit, les marchés financiers sortaient, pourtant, d’une période fastueuse. Pour mémoire, début décembre 2017, l’indice Dow Jones franchissait, pour la première fois de son histoire, les 24.000 points. Patatras ! Un an plus tard, c’est la dégringolade. En cause, des facteurs politiques (guerre commerciale entre la Chine et les Etats-unis, incertitudes liées au Brexit, etc.) mais aussi économiques (hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis, ralentissement de l’économie mondiale). « A cause de cette croissance mondiale moins forte, les résultats des entreprises seront moins systématiquement bons. Nous allons donc voir des marchés plus volatils, plus nerveux », explique Jean-Hervé Lorenzi, professeur d’économie à Paris Dauphine.

Une goutte d’eau peut suffire. « Il y a un risque de crise financière non négligeable », poursuit Jean-Hervé Lorenzi. Dans ce contexte, un événement extérieur peut faire surréagir les marchés financiers ». « C’est souvent une phrase maladroite d’un responsable qui engendre un mouvement, rappelle Christian de Boissieu, professeur d’économie à Paris 1. Reste à déterminer l’ampleur de ce « mouvement ». Pour Nicolas Bouzou, fondateur du cabinet Asterès, d’ordinaire optimiste la messe est dite : « On va subir en 2019 un krach boursier violent. C’est quasi acquis, la probabilité est proche des 100% ».

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D’où peut provenir l’étincelle ? Elle « peut émaner des Etats-Unis où on note un ralentissement de l’économie comme d’Europe », poursuit Nicolas Bouzou. Mais, pas uniquement. « La crise peut aussi venir des pays émergents, souvenons de celle de 1997 », pointe Christian de Boissieu. Et, pas forcément, non plus, sur le marché des actions. « Il y a une bulle sur une partie du marché obligataire », signale Christian de Boissieu.

Des moyens de défense limités. Les gouvernements ont déjà grillé la plupart de leurs cartouches pour sortir les économies du marasme provoqué par la crise de 2008 : les taux sont encore bas et les banques centrales ont déjà considérablement acquis d’actifs financiers pour soutenir les marchés. C’est quasiment impossible de faire plus. Résultat : « les politiques monétaires ne sont pas suffisamment réarmées pour faire face à un sérieux coup de tabac sur les marchés financiers », alerte Christian de Boissieu.

Des raisons d’espérer. Baisse des prix de l’énergie, début d’accalmie entre la Chine et les Etats-Unis… Tout n’est pas non plus noir en ce début 2019. « On est sur le fil du rasoir mais dans ce monde de nervosité, la banque centrale américaine - la Fed - et celle européenne - la BCE -, jouent un rôle de stabilisateur », note Christian de Boissieu. Autre point positif, les banques - par qui la crise de 2008 avait transité - ont fait de gros efforts depuis la dernière crise pour muscler leurs bilans et se protéger. Des mécanismes ont été mis en place, en Europe, pour traiter la défaillance d’un établissement financier.

Epargnants : quelle attitude faut-il adopter ? Pour Marc Riez, directeur général de Vega IM, une société de gestion de portefeuille, l’heure n’est pas au sauve-qui-peut. Bien au contraire. « Même si les marchés risquent d’être chaotiques en début d’année, ils ont déjà intégré certaines données dans les cours, comme le problème des négociations commerciales avec la Chine », estime-il. Alors, en cas d’événement provoquant une forte chute des cours, ce professionnel conseille… d’en profiter. « Il sera alors intéressant d’acheter certaines valeurs comme des titres cycliques tels que l’automobile ou des valeurs technologiques. »

 

Source(s) : Le Parisien.fr via Contributeur anonyme

 

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