
SONDAGE - Les mesures présentées par le premier ministre sont loin de faire l’unanimité. Selon une étude Odoxa - Backbone Consulting pour Le Figaro, 87% des Français pensent que ce budget nuira à leur pouvoir d’achat .
Des mesures qui font des vagues. Mardi 15 juillet, le premier ministre François Bayrou a présenté son plan pour redresser les finances du pays. Parmi ses annonces, des propositions chocs telles que la suppression de deux jours fériés ou encore une «année blanche» en 2026. François Bayrou prévoit un effort budgétaire de près de 44 milliards d’euros auquel «tout le monde devra participer». Un effort collectif qui ne convainc pas tout le monde, certains dénonçant «un déséquilibre».
Car si les Français sont préoccupés par l’état dégradé des finances publiques, ils ne voient pas en François Bayrou l’homme de la situation. Selon un sondage Odoxa - Backbone Consulting pour Le Figaro, 78% des Français ne lui font pas confiance pour réduire la dette et le déficit public du pays alors que ses prédécesseurs Michel Barnier et Gabriel Attal, testés sur cette même question, le surclassaient de 15 points.

Une défiance particulièrement marquée chez les sympathisants du Rassemblement national (89%) et de la gauche (75%), les deux familles politiques qui menacent le chef du gouvernement de censure à la rentrée. Le premier ministre peut tout de même compter sur les sympathisants de Renaissance qui, d’une courte majorité, continuent de miser sur l’ancien Haut-commissaire au plan (53%), contrairement à ceux de LR qui sont 65% à ne pas lui faire confiance.
Parmi les différentes mesures présentées mardi par François Bayrou, certaines trouvent grâce aux yeux de l’opinion. Ainsi, 8 Français sur 10 sont favorables au gel des dépenses de l’État et des ministères annoncé par le premier ministre. Même engouement concernant la création d’une «contribution de solidarité» pour les Français les plus fortunés, mesure plébiscitée par 79% des sondés. En revanche, l’effort de 5 milliards prévu sur les dépenses de santé ne trouve pas son public: 74% des personnes interrogées y sont opposées. La suppression de deux jours fériés, elle, déplaît aussi fortement. 73% des Français y sont hostiles notamment les sympathisants des écologistes (91%) et du PS (77%).

Les avis sont très partagés concernant la suppression de 3 000 postes de fonctionnaires. Cette mesure est jugée insuffisante par 23% des Français tandis que 33% d’entre eux considèrent cet effort justement proportionné. En revanche, elle est jugée excessive par 43% des sondés, dont une majorité de sympathisants de la gauche (62%) et plus d’un salarié du secteur public sur deux (56%).

Pour éviter la censure, François Bayrou devra donc faire des concessions pour satisfaire les différents groupes politiques qui souhaitent faire tomber son gouvernement. Mais s’ils étaient députés, 71% des Français voteraient contre le budget dont la moitié à coup sûr (36%), là ou seulement 28% apporteraient un vote positif au plan Bayrou. Sans surprise, c’est du côté des oppositions que l’hostilité envers le budget est la plus forte. Ainsi 80% des partisans RN seraient contre, tout comme ceux de LFI (79%) du PS (74%) et des écologistes (77%). Les sympathisants LR voteraient également contre le budget 2026 à 54% alors que seuls les partisans de Renaissance soutiendraient le locataire de Matignon (67%).

De manière générale, les Français sont pessimistes sur la capacité du plan Bayrou présenté mardi à remettre le pays sur pied. S’il est accepté, près de 9 Français sur 10 estiment que cet effort budgétaire aura des conséquences négatives sur leur pouvoir d’achat (87%). Ce sentiment, présent quelle que soit la catégorie de revenus, est massif à gauche (87%), au RN (90%) et chez LR (82%). Les Français anticipent également un impact sévère sur la situation des services publics (77%), l’économie française (70%) et le niveau de la dette (55%).

Source : Le Figaro.fr
Pendant que les gouvernements se succèdent, des lois passent quand même en toute discrétion. D'ailleurs je pense que l'euro numérique est très attendu de leur côté.
Quant à diminuer la dette, même pas en rêve. Faut pas oublier que les 40 milliards qu'il faut trouver ne sont que pour payer les intérêts... alors rembourser une partie de la dette... surtout qu'elle s'élève à 3000 milliards...
La situation est bloquée. Reste plus qu'à se préparer au chaos ou à la bolchevisation financière.
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