Cancers, ostéoporose, insuffisance rénale... Un Français sur deux a accumulé trop de cadmium via son alimentation, une « situation préoccupante » (Le Figaro.fr)

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Bonjour, vous savez a l'hôpital ou je vais (l'IGR) institut Gustave Roussy qui est spécialisé dans les cancers, on voie des malades de tout âge, de jeunes enfants jusqu'a des personnes âgées et même mon infirmière me l'a dit, il y a de plus en plus de cas de cancer et c'était annoncé dès 2014 avec une augmentation des cas de 70% en 20 ans, et bien ce matin, on a peut être une des raisons de cette augmentation, ce n'est certes pas la seule, mais ça serait logique, et il faudrait que les Français(es) et toutes les populations du monde fassent payer ces coupables (comme pour le plastique) qui vendent notre santé pour un plat de lentille et quelques actions en bourse, il y a des méthodes comme l'agroécologie, pour se passer de tous ces engrais, après il faudrait accepter de produire moins, mais mieux.

Engrais
Le métal est naturellement omniprésent dans l’environnement, mais s’y ajoute l’apport des activités
humaines, agricoles et industrielles. standret - stock.adobe.com
 

DÉCRYPTAGE - L’Agence de sécurité sanitaire appelle à des mesures « dès que possible » pour limiter la présence de ce métal toxique dans les sols agricoles, principalement par l’intermédiaire des engrais phosphatés.

Un Français sur deux a accumulé trop de cadmium dans son organisme, avec des risques pour sa santé, alerte l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dans un avis publié ce mercredi. Source principale de ce métal toxique : l’alimentation. Conséquence : plus de risques de cancers (poumons, prostate, reins, mais aussi probablement pancréas, sein, endomètre et thyroïde), de maladies rénales, osseuses et cardiovasculaires, ainsi que de l’appareil reproductif. Une « situation préoccupante », juge l’Anses, qui appelle à limiter « dès que possible » l’émission de cadmium dans l’environnement. À commencer par les sols agricoles, en régulant mieux l’usage des engrais minéraux phosphatés contenant du cadmium.

Plusieurs études avaient déjà montré que les Français consommaient trop de cadmium via l’alimentation, en particulier les enfants : jusqu’à 36 % des moins de 3 ans et 14 % des 3 à 17 ans dépassaient la dose journalière tolérable dans des études publiées en 2011 et en 2016. Et cette exposition journalière continue d’augmenter, selon des travaux récents. Les adultes sont beaucoup moins concernés (moins de 2 % dépassent la dose journalière tolérable), mais la toxicité est liée à l’accumulation de ce métal dépourvu d’utilité biologique et peu éliminé par l’organisme.

Dans l’étude Esteban, publiée par Santé publique France en 2021, près de la moitié (48 %) des adultes dépassaient la concentration critique de cadmium mesuré dans l’urine. Des niveaux d’imprégnation parfois « trois à quatre fois supérieurs » à ceux observés dans d’autres pays en Amérique du Nord et en Europe, note l’Anses. « (Cela) peut être corrélé à la contamination des sols agricoles, avec une utilisation plus importante des intrants, a indiqué lors d’une conférence de presse Géraldine Carne, coordinatrice de l’expertise à l’Anses. Mais il n’est pas exclu que certaines habitudes alimentaires expliquent aussi cette surexposition de la population », notamment le fait que les Français mangent particulièrement peu de légumineuses au profit de produits à base de blé, qui concentre bien mieux le cadmium lors de sa croissance.

Un coût pour les finances publiques

Les risques sanitaires ne sont pas sans peser sur les finances publiques : une évaluation économique menée en France, en Belgique et en Espagne dans le cadre du projet européen Human Biomonitoring for Europe a ainsi montré, en 2021, que 23 % des cas d’ostéoporose chez les femmes de plus de 55 ans étaient attribuables à l’exposition au cadmium. Coûts générés par les fractures associées : « entre 0,12 milliard (estimation basse en Belgique) et 2,6 milliards d’euros (estimation haute en France) », écrit l’Anses.

Pour évaluer l’ensemble de l’exposition au cours d’une vie par toutes les sources possibles (sauf professionnelles), explique Géraldine Carne, l’Anses a « mis en œuvre une méthodologie innovante » pour « simuler » la trajectoire de près de 4 millions d’individus de 0 à 100 ans et estimer l’exposition au cadmium via l’alimentation, mais aussi l’air, la fumée de tabac, les cosmétiques, les emballages alimentaires… Les résultats confirment deux points : d’abord, l’exposition dépasse les valeurs recommandées dès le plus jeune âge et, « si les niveaux actuels se maintiennent, des effets néfastes sont probables pour une part croissante de la population », avertit Géraldine Carne. Par ailleurs, la source première de cette exposition est l’alimentation, pourvoyeuse chez les non-fumeurs de plus de 80 % de l’accumulation de cadmium dans l’organisme dès le début de la diversification alimentaire, à 6 mois.

Les labels ne sont pas une garantie

Face à ce risque, que peuvent les consommateurs ? Pas grand-chose, reconnaissent les experts, hormis arrêter le tabac (les fumeurs présentent des concentrations urinaires de cadmium en moyenne 50 % plus élevées). Limiter la consommation de produits à base de blé et privilégier les légumineuses permet de diminuer un peu l’ingestion de cadmium. D’autres aliments, comme le chocolat, les abats ou certains produits de la mer, même s’ils sont moins consommés par la population, sont aussi connus pour être riches en cadmium.

La source majeure, ce sont les engrais minéraux phosphatés

Géraldine Carne, coordinatrice de l’expertise à l’Anses

Mais « la réduction de l’exposition passe avant tout par des actions collectives sur les sources de contamination », indique l’Anses. Le métal est naturellement omniprésent dans l’environnement, mais s’y ajoute l’apport des activités humaines, agricoles et industrielles. « La source majeure, ce sont les engrais minéraux phosphatés », précise Géraldine Carne, mais aussi de plus en plus d’autres fertilisants organiques (fumier, boues de traitement des eaux…). L’agriculture biologique est tout autant concernée, et les labels ne garantissent rien de la teneur en cadmium des aliments, précise Géraldine Carne.

« Il faut agir à la source », plaide donc l’Anses, réitérant la recommandation déjà émise en 2019 d’abaisser les limites réglementaires en cadmium dans les engrais en privilégiant ceux produits avec des roches moins riches en cadmium (volcaniques, plutôt que sédimentaires) et développer les techniques de « décadmiation » existantes. « Nous recommandons de limiter la quantité dans les engrais phosphatés à 20 mg par kilo », rappelle Géraldine Carne. Actuellement, les engrais portant le marquage CE ne doivent pas dépasser 60 mg/kg, et la limite autorisée en France est de 90 mg/kg. L’Anses préconise aussi de limiter leur usage au strict nécessaire et de favoriser les cultures d’espèces végétales accumulant moins de cadmium. « Tout cela permettrait d’atteindre plus vite l’objectif de limiter les flux à 2 mg de cadmium par hectare et par an, précise Matthieu Schuller, directeur général délégué du pôle sciences pour l’expertise à l’Anses. Compte tenu des niveaux d’imprégnation de la population française, il est temps… »

 

Source : Le Figaro.fr

 

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