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Bonjour à toutes et à tous, tout ceci est une mauvaise blague... (qui inquiète même nos voisins étrangers....), et pourtant....

Update 20.03.2022 : Explication : pourquoi maintenant les sondages sont totalement truqués et manipulés (Didier Maïsto)

Emmerdeur Macron

En Occident, les sondages ne font pas l’élection, ils préparent l’opinion : à une sélection, à une hiérarchie, à une finale. Ils ont une vertu éliminatoire. La présidentielle française revêt une importance capitale, puisque chez nous, le pouvoir est majoritairement présidentiel. Les autres élections en sont démonétisées, même celles qui envoient 577 députés à la Chambre, des élus du peuple qui ne servent plus à rien, à part salarier quelques copains. Même les maires de leurs villes respectives (ou circonscriptions) ont plus de pouvoir.

Du coup, le peuple lui aussi ne sert plus à rien, puisque ce lien entre le haut et le bas est coupé. Seul reste et importe le lien entre le Président et le peuple, ou le président et le Peuple, qui est théoriquement souverain. Mais il suffit d’un malade, d’un tyran, d’un fanfaron, pour foutre tout le bel édifice démocratique par terre. Certains qui goûtent au pouvoir, à l’Anneau, ne peuvent plus s’en passer, et sont prêts à tout pour le conserver. Poutine est là depuis 22 ans, Xi est parti pour rester.

Notre système se veut plus démocratique puisqu’un président ne peut rester plus de deux quinquennats en poste. Cependant, il a les moyens de trafiquer les votes. D’abord par le comptage : qui a déjà recompté une urne de bureau de vote de présidentielle, ici ? Qui a déjà contrôlé la remontée des voix du bureau de vote au ministère de l’Intérieur ou à des chaînons intermédiaires ? Et qui a déjà contrôlé la somme définitive des voix, qui débouche sur les chiffres officiels, peu après 20 heures, les soirs du premier et du second tours ? Pas nous.

Depuis plusieurs semaines, les instituts de sondages, qui sont directement (par les commandes de l’Élysée, Matignon ou de la presse, elle-même dépendante de l’État) ou indirectement (par les hommes, les liens endogames de l’oligarchie politico-économique) liés au pouvoir central, donnent 24, puis 26, puis 28, puis 30, puis 33 % au président sortant. Alors que son bilan est catastrophique, que la colère populaire n’a jamais été aussi grande. Et déjà en 2020, comme le montre ce bandeau de BFM, pourtant très macronophile :

Macron Sondages 2022

Qu’on en juge par le vote de contestation, dit populiste, qui atteint aujourd’hui allègrement les 50% au premier tour. C’est presque tous contre Macron. Et ce sortant aurait un score mitterrandien au premier tour de la présidentielle de 1988 (34%) ? Impossible. Mais c’est possible, puisque les instituts de sondages le disent, ou plutôt le distillent, l’engramment, l’imposent.

Sur Twitter, à chaque fois que ce score surréaliste est lâché par un troll macronien, de la droite à la gauche, de l’extrême droite à l’extrême gauche, personne n’y croit, tous les gens sensés s’esclaffent. Mais que faire, si ce chiffre de réélection est déjà inscrit dans le marbre par les ingénieurs sociaux de la Macronie ?

Le recompte est une chose, on l’a vu dans la confrontation entre Biden et Trump, mais quand on dispose des forces du Système, il est difficile de s’opposer à des chiffres (ou des mensonges) officiels. La donnée intéressante qui est tombée est ce sondage non officiel, non basé sur la méthode des quotas (qui a ses limites) et qui a donné, sur 42.000 votes, ce rejet massif du sortant :

En creux, on peut donc dire que le sortant n’est pas à 30 ou 32% mais bien à la moitié, soit 16% des voix, ce qui correspond à un dernier sondage de Matignon (qui n’est pas officiellement sorti, et pour cause). Il donne bien 16 au Président, 18 à Marine et à Zemmour, 14 à Mélenchon et 9 à Pécresse. On a bien un vote populiste global à 50, une distribution des voix plus réaliste. Mais ce sondage s’appuie sur une abstention de plus de 50%, c’est-à-dire qu’un Français sur deux n’a pas fait son choix. La marge d’erreur est donc énorme.

Quand l’AFP défend mordicus la cote surélevée du Président...

Il y a un autre sondage, balancé par les Suisses, ces coquins, qui a brouillé les pistes : l’AFP s’est empressée de corriger le tir, en faisant jouer sa clause de vérification de l’info (toujours dans le même sens, celui du Président).

L’AFP a eu raison de débunker ces chiffres, qui n’étaient pas basés sur un sondage effectif, mais qui ont peut-être une autre origine. On sait tous que nos voisins suisses ont pour habitude de balancer ce que la presse française n’ose pas divulguer, en raison de ses accointances avec le pouvoir. C’est aussi par les Suisses que l’on a, à la mi-journée, les chiffres quasi définitifs que les électeurs découvrent le soir, dans les 20 Heures consacrés à la fameuse soirée électorale. Et parfois ils balancent même, le dernier vendredi avant le vote, les remontées de terrain des « RG ».

L’empressement de l’AFP à corriger le tir montre que le Système (politico-médiatique) n’est pas très confiant. Pourquoi ne pas avoir laissé la libre expression de ces chiffres ?  Pourquoi ne pas les laisser être discutés ? Pourquoi a-t-on peur de l’erreur, de ce qu’on appelle « l’erreur » ? Parce qu’elle pourrait influencer dans le mauvais sens – le sens contraire aux sondages officiels, qui ne sont pas plus valables que les chiffres des Suisses – l’électeur français ?

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En vérité, les sondeurs macronisés voulaient une finale Macron/Pécresse, mais la médiocrité de la candidate LR a fait revoir le plan à toute vitesse, et c’est maintenant Mélenchon qui a été « élu » sparring-partner du Président, autrement dit finaliste destiné à perdre, mais avec panache. L’objectif étant de dégager à tout prix la menace populiste de droite, pourtant coupée en deux : et c’est là la grande information de cette élection.

Car si Zemmour ne s’était pas présenté, malgré sa discrétion dans la campagne et malgré sa dédiabolisation ou son absence sur plein de sujets chauds, Marine aurait écrasé Macron dès le premier tour, quoi qu’on pense de la candidate du RN. Quoi qu’on pense de sa finale ratée en 2017, qui n’était pas si ratée que ça. Or, aujourd’hui, sans Zemmour, elle ferait au premier tour 2022 largement son score du second tour de 2017. Ce qui veut dire qu’elle peut monter de 10 points, soit à 45%, au second le 24 avril.

 

Lire la suite sur Egaliteetreconciliation.fr via Olivier Demeulenaere que l'on salut tout deux au passage ; )

 

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