Aujourd'hui dans la matinale,
Siavosh Ghazi analyse la victoire stratégique de l'Iran sur les États-Unis et Israël. Florian Philippot dénonce le confinement énergétique brandi par l’UE. Ananda Guillet et Piero San Giorgio nous donnent les clés pour survivre aux pénuries à venir. Enfin, des auditeurs de Tocsin manifestent en direct contre la vaccination forcée d’un troupeau.
« C’est l’Iran qui présente son plan, et c’est à partir de ce plan qu’il y aura des discussions. »
Siavosh Ghazi rend compte de l’atmosphère à Téhéran, au lendemain de l’ultimatum apocalyptique de Trump, finalement mué en cessez-le-feu.
Trump avait juré de « ramener l’Iran à l’âge de pierre » et de « mettre fin à une civilisation millénaire en quelques heures ». L’ultimatum est arrivé à son terme ; pourtant, au lieu du déluge de feu promis, ce sont deux semaines de cessez-le-feu qui s’ouvrent sur la base d’un plan en dix points rédigé à Téhéran. Pour Siavosh Ghazi, il s’agit d’une « grande victoire » face aux États-Unis et à Israël. Cette trêve n’est pas présentée comme une simple pause, mais comme la première étape d’un accord fondé sur le plan iranien transmis une semaine plus tôt par le Pakistan. Le Conseil suprême de sécurité a félicité la population et l’appelle à « rester dans la rue » jusqu’à un accord définitif avec Washington. Au cœur de ce plan figurent des exigences que les États-Unis n’osaient pas envisager : « garantie que l’Iran ne sera plus attaqué », « levée de toutes les sanctions américaines », « fin des combats régionaux contre les alliés de l’Iran » et retrait de « toutes les forces combattantes américaines de la région ».
L’opération de sauvetage d’un pilote, dont Trump s’est bruyamment félicité, serait en réalité une opération clandestine ratée au sud d’Ispahan. Selon notre correspondant, Washington et Israël auraient tenté de s’emparer de stocks d’uranium enrichi sur un site nucléaire, en déployant des C-130 et des hélicoptères Black Hawk et Little Bird pour une extraction secrète. Mais les Iraniens auraient anticipé la manœuvre, encerclé le dispositif et immobilisé au sol les appareils américains, contraignant ensuite les États-Unis à lancer des frappes pour couvrir l’exfiltration en urgence de militaires et d’experts nucléaires. Les images de « carcasses d’avions et d’hélicoptères américains » seraient, dit-il, la trace visible de ce fiasco. Dès lors, la rhétorique de Donald Trump ne relèverait plus de la force, mais de la rage d’un président ayant perdu son coup de poker stratégique. Ghazi résume : Trump voulait imposer une issue par une opération décisive ; son échec l’aurait conduit à accepter un cessez-le-feu sur les bases iraniennes.
Pour Siavosh Ghazi, ce conflit de quarante jours marque un rééquilibrage géopolitique brutal. L’Iran contrôlerait désormais le tempo régional, militaire comme énergétique. Le détroit d’Ormuz rouvrirait, mais aux conditions de Téhéran : autorisation iranienne pour chaque navire et péage de 2 millions de dollars, que Washington aurait acceptés, soit plus de 60 milliards de dollars par an pour l’économie iranienne, en plus d’une reprise des exportations pétrolières. Ghazi ajoute qu’Israël n’aurait pas réussi à contenir la puissance balistique iranienne, Téhéran n’ayant même pas engagé ses missiles les plus destructeurs. Contrôle du détroit, pression militaire intacte, alliés régionaux renforcés : la République islamique se retrouverait, selon lui, en position de force face aux États-Unis, à Israël et aux monarchies du Golfe, à condition de verrouiller l’accord final dans les semaines à venir. Tout ça pour ça… serait-on tenté de dire.
Source : Mail
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