Un reportage de M6 montre Castorama refuser les chèques d'un couple puis leur proposer un crédit. Les internautes dénoncent la méthode, l'enseigne dément.

Dimanche 18 novembre, M6 a diffusé un numéro de Zone interdite consacré aux familles qui construisent « la maison de leurs rêves ». Et une séquence du reportage a fait tiquer les internautes. Alors qu'un couple achète pour 2 270,41 euros de parquet chez Castorama, leur chèque est refusé par le magasin, bien qu'ils assurent avoir les fonds nécessaires sur leur compte. Perplexe, le couple tente de payer avec un autre chéquier, refusé lui aussi. « C'est quand même bizarre que nos deux comptes différents, de deux banques différentes, posent problème », s'étonne le couple.
La responsable de leur malheur, c'est cette machine dans laquelle les chèques ont été glissés par la vendeuse. Elle est reliée à un service de sécurisation de paiement qui garantit aux commerçants l'encaissement des chèques, utilisé par de nombreuses enseignes pour lutter contre les impayés. Un système complémentaire à l'avis de la Banque de France, qui guette les chèques volés ou les interdits bancaires.
Une note attribuée au chèque
Les magasins Castorama font vérifier les chèques par l'organisme SSD. Transax, qui propose également ce type de service, explique se baser sur le chèque « ainsi que sur de multiples critères dont notamment la valeur de la transaction, le numéro du chèque et le type de marchandise acheté », pour établir une note représentant le risque de non-encaissement. Le commerçant, lui, se voit notifier un avis favorable ou défavorable. Si l'organisme juge le chèque sans risques, il garantit au commerçant de le payer si le client fait un chèque en bois.
« Un système opaque », estime Zone interdite. Selon 60 millions de consommateurs , avoir signé trop de chèques dans une même semaine pourrait être un facteur de refus. Ces services n'ayant pas accès à vos comptes bancaires, leur décision n'est pas liée à la quantité de fonds disponible. En cas de refus, les clients peuvent demander au commerçant de contacter la société, qui doit procéder à un nouvel examen, indique la Cnil, pour qui « l'analyse humaine des circonstances de l'achat doit primer sur le résultat automatisé du score obtenu ».
Un crédit à la consommation à 18% ?
Ce n'est pas le cas dans le reportage. Jointe par Le Point, l'enseigne reconnaît ne pas forcément informer ses clients de ce droit. Mais c'est surtout ce qu'il s'est passé ensuite pour ce couple qui a scandalisé certains téléspectateurs. Les deux clients, gênés par le refus de leurs chèques, sont invités à prendre « une carte avec l'option de paiement ». « C'est la solution pour emporter la marchandise aujourd'hui, vraiment », leur assure la vendeuse.
Emmenés dans un bureau, ils souscrivent alors, selon le reportage, à un crédit à la consommation. Et voilà comment ces clients, venus pour acheter 2270,41 euros de parquet avec les fonds nécessaires, se retrouvent à emprunter 3000 euros à crédit, à un taux débiteur de 18,287%, car leurs chèques ont été refusés. « Honteux », « révoltant », « arnaque »… Les internautes n'ont pas manqué de mots pour qualifier la pratique, à travers laquelle Castorama profiterait, selon eux, des plus pauvres pour se faire de l'argent.
Dimanche 18 novembre, M6 a diffusé un numéro de Zone interdite consacré aux familles qui construisent « la maison de leurs rêves ». Et une séquence du reportage a fait tiquer les internautes. Alors qu'un couple achète pour 2270,41 euros de parquet chez Castorama, leur chèque est refusé par le magasin, bien qu'ils assurent avoir les fonds nécessaires sur leur compte. Perplexe, le couple tente de payer avec un autre chéquier, refusé lui aussi. « C'est quand même bizarre que nos deux comptes différents, de deux banques différentes, posent problème », s'étonne le couple.
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La responsable de leur malheur, c'est cette machine dans laquelle les chèques ont été glissés par la vendeuse. Elle est reliée à un service de sécurisation de paiement qui garantit aux commerçants l'encaissement des chèques, utilisé par de nombreuses enseignes pour lutter contre les impayés. Un système complémentaire à l'avis de la Banque de France, qui guette les chèques volés ou les interdits bancaires.
Une note attribuée au chèque
Les magasins Castorama font vérifier les chèques par l'organisme SSD. Transax, qui propose également ce type de service, explique se baser sur le chèque « ainsi que sur de multiples critères dont notamment la valeur de la transaction, le numéro du chèque et le type de marchandise acheté », pour établir une note représentant le risque de non-encaissement. Le commerçant, lui, se voit notifier un avis favorable ou défavorable. Si l'organisme juge le chèque sans risques, il garantit au commerçant de le payer si le client fait un chèque en bois.
« Un système opaque », estime Zone interdite. Selon 60 millions de consommateurs , avoir signé trop de chèques dans une même semaine pourrait être un facteur de refus. Ces services n'ayant pas accès à vos comptes bancaires, leur décision n'est pas liée à la quantité de fonds disponible. En cas de refus, les clients peuvent demander au commerçant de contacter la société, qui doit procéder à un nouvel examen, indique la Cnil, pour qui « l'analyse humaine des circonstances de l'achat doit primer sur le résultat automatisé du score obtenu ».
Un crédit à la consommation à 18% ?
Ce n'est pas le cas dans le reportage. Jointe par Le Point, l'enseigne reconnaît ne pas forcément informer ses clients de ce droit. Mais c'est surtout ce qu'il s'est passé ensuite pour ce couple qui a scandalisé certains téléspectateurs. Les deux clients, gênés par le refus de leurs chèques, sont invités à prendre « une carte avec l'option de paiement ». « C'est la solution pour emporter la marchandise aujourd'hui, vraiment », leur assure la vendeuse.
Emmenés dans un bureau, ils souscrivent alors, selon le reportage, à un crédit à la consommation. Et voilà comment ces clients, venus pour acheter 2270,41 euros de parquet avec les fonds nécessaires, se retrouvent à emprunter 3000 euros à crédit, à un taux débiteur de 18,287%, car leurs chèques ont été refusés. « Honteux », « révoltant », « arnaque »… Les internautes n'ont pas manqué de mots pour qualifier la pratique, à travers laquelle Castorama profiterait, selon eux, des plus pauvres pour se faire de l'argent.
Donc @castorama_fr refuse le chèque de 2k€ sans savoir si le compte du couple est bien provisionné et leur proposent de souscrire un crédit revolving à 18%. Belle escroquerie! @M6 @ZoneInterdite
— ╔══ rin ══╗ (@frzrin) 18 novembre 2018
#ZoneInterdite @castorama_fr en une image. pic.twitter.com/T1AeWgfzle
— Alain Connu (@UncleKnown_) 18 novembre 2018
Pourtant, chez Castorama, on assure avoir proposé des moyens de paiement alternatifs aux clients, notamment par virement avec un retrait de la marchandise deux jours plus tard. Le couple souhaitant emporter son parquet le jour même, il a effectivement pris une carte de fidélité, à 9,90 euros et réglé en « paiement comptant en différé ». Mais aucun crédit n'a été souscrit, dément l'enseigne au Point, qui confirme néanmoins proposer ce « service » à ses clients à un taux « en dessous de la moyenne de ce qui est proposé habituellement dans notre secteur ». Castorama n'est d'ailleurs pas la seule enseigne à proposer des crédits à la consommation : ses concurrents directs Leroy Merlin ou Ikea en font de même.
Le débat sur le crédit à la consommation pourrait bientôt s'inviter au Parlement : un projet de loi en cours d'examen propose d'assouplir les règles publicitaires en la matière, rapporte Le Parisien . L'entourage de la ministre porteuse du texte, Nathalie Loiseau, assure pourtant rester « attaché » à la lutte contre le surendettement.
Source(s) : Le Point.fr via Contributeur anonyme
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