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Filoche Hamon Montebourg Valls 01 01 2017

Le Comité national d’organisation ou la Haute Autorité, surtout la direction actuelle du PS, n’ont pas validé ma candidature aux primaires citoyennes ouvertes à la gauche et aux écologistes des 22 et 29 janvier.

Le nombre significatif de mes soutiens : celui de nombreux élus socialistes, celui des quelques 13.500 citoyens de gauche, puis des 5500 signataires du recours mobilisés en 48 h ont légitimé le discours de campagne que je tenais depuis le mois de juin 2016. C’est parce que ma candidature répondait à un besoin social profond (la défense des petits salaires et des petites retraites) que Jean-Christophe Cambadelis s’est montré déterminé à empêcher que je puisse parler aux électeurs de gauche.

Ils ont fait exploser les critères de sélection des postulants candidats en cours de route : parrainages ou pas, BAP ou pas, « wild card » ou pas… Le juge des référés a ouvert la porte à cette reconnaissance de l’éclatement scandaleux des règles mais il a refusé de s’engager plus loin.

Malgré mon éviction, mes amis et moi, et ceux qui nous ont rejoint, nous voulons plus que jamais sanctionner le bilan du quinquennat incarné aujourd’hui par Manuel Valls : c’est le TSCG, le CICE, les lois Sapin (ANI), les 6 trimestres supplémentaires pour la retraites, les lois Macron, El Khomri et six 49.3 scélérats.  Nous voulons faire réussir les primaires et faire gagner la gauche socialiste.

La gauche pour repartir et regagner une confiance de masse ne peut faire autrement que de rompre avec cet échec de 5 ans, qui nous a fait perdre 5 élections, qui a produit 1,3 million de chômeurs de plus, qui a donné 41 milliards de CICE au patronat au lieu d’aider l’emploi direct, une austérité qui cassait la relance, et enfin ils ont brisé 100 ans de droit du travail – même le dimanche ! … Sans oublier le refus de l’amnistie des syndicalistes, le projet de déchéance de nationalité après le rejet des roms et la stigmatisation des musulmans, ni les voyages en Chine pour dénigrer les 35 h ou en Arabie Saoudite pour dénigrer les salariés d’Air France traités, depuis là-bas, de « voyous ».

Après tant de déception, et, disons-le, d’un sentiment de trahison qui fait si mal, la reconquête de l’électorat, à la présidentielle et d’abord aux primaires, passe forcément par une bataille pour l’unité de la gauche autour d’un projet convaincant, répondant clairement à ses attentes et à une exigence sociale exacerbée.

Le projet que je souhaitais présenter à nos concitoyens porte le social au cœur avec des mesures phares à satisfaire dès le début du quinquennat et parmi elles : une hausse significative du SMIC et des plus bas revenus, la  réduction du temps de travail à 32 h hebdomadaires, la limitation du travail précaire, le contrôle des licenciements boursiers, le plafonnement légal des rémunérations annuelles des  dirigeants d’entreprises, l’extension des conditions de retour à la retraite à 60 ans, une réforme fiscale, une réforme bancaire, une transition écologique, une marche à la VIe République.

L’ espoir du succès de la gauche à la présidentielle passe par le rassemblement de ses composantes autour d’un socle commun porté par une candidature unique, que j’appelle inlassablement de mes vœux depuis plus d’un an.

J’ai l’intention, avec mes amis de Démocratie & Socialisme, avec tous ceux qui m’ont soutenu, de poursuivre cette bataille politique. Nous souhaitons que cette bataille pour battre Valls et mettre le social au cœur soit le fait d’un rassemblement large afin que les 22 et 29 janvier, le renouveau socialiste l’emporte et que celui de vous deux qui sera le mieux placé gagne la bataille face à Manuel Valls et son bilan antisocial.

Au départ, vous vous en souvenez, puisque je vous ai écrit et contacté à plusieurs reprises depuis septembre, j’avais voulu qu’on fasse des gestes clairs de rassemblement entre nous quatre – avec Marie-Noëlle Lienemann. Je vous le propose de nouveau.

Je vous suggère de l’accepter car il y a deux tours, et il va falloir additionner impérativement nos voix,  les vôtres et celles qui s’apprêtaient à venir spécifiquement me soutenir, il faut pour cela une dynamique politique.

Je suis prêt à faire campagne avec vous pour battre Manuel Valls et je souhaite, pour cela, que vous apportiez des précisions dans le débat public sur :

- la hausse des salaires et la façon de prendre sur les dividendes (qui n’ont jamais été aussi élevés)

- la façon dont vous envisagez l’abrogation de la loi El Khomri

- la façon dont vous comptez tous deux proposer en cas de victoire, dès le 30 janvier un programme de gouvernement commun à Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon, car nous le savons, sans dynamique unitaire la gauche sera écartée le 23 avril à 20 h.

- les  initiatives que vous comptez prendre pour parvenir à une candidature unique sur la base d’une plateforme commune afin d’aborder au mieux non seulement la présidentielle mais aussi les législatives.

Dans l’attente de vous lire et de nous rencontrer, je vous adresse, cher Arnaud, cher Benoît, l’expression de mon amitié socialiste, unitaire et combattante et aussi celle de tous mes amis organisés autour de la revue mensuelle « Democratie & socialisme ».

Gérard Filoche, vendredi 30 décembre

 

Source : Filoche.net

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