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La ministre du Travail a indiqué lundi 29 juin que sur les 3000 contrôles déjà effectués, 850 suspicions de fraude avaient été relevées.

Dans un entretien au magazine Challenges publié lundi 29 juin, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a indiqué que les 3000 premiers contrôles sur les demandes de chômage partiel avaient débouché sur "850 suspicions de fraude" et quatre procédures pour "escroquerie". "Depuis le 22 mai, 12.000 (contrôles, ndlr) sont en cours, dont 400 déclenchés à la suite de signalements d'organisations syndicales ou encore de salariés. Nous menons aussi des contrôles aléatoires. A ce jour, 3000 dossiers sont clôturés", a-t-elle indiqué.

Sur ces 3000 dossiers, "1600 sont tout à fait corrects", "environ 600 ont conduit à des régularisations en faveur ou en défaveur de l'entreprise" et "nous avons recensé environ 850 suspicions de fraudes qui ont débouché sur des investigations plus poussées", a détaillé la ministre. "Nous avons même enclenché quatre procédures pénales pour escroquerie", a-t-elle ajouté, citant, "dans les Hauts-de-France, un chef d'entreprise qui a créé cinq sociétés pour 67 salariés, mais aucun d'entre eux n'est déclaré ou n'a payé des cotisations sociales". "L'objectif est de réaliser 50.000 contrôles d'ici la fin de l'été", a précisé la ministre.

Dès le confinement et pour pallier l'arrêt d'activité en découlant, le gouvernement a élargi la possibilité de recourir au chômage partiel en France. Selon une estimation du ministère du Travail, 7,2 millions de Français ont été en chômage partiel un ou plusieurs jours par semaine en mars, 8,7 millions en avril et 7,8 millions en mai.

>> A lire aussi - Chômage partiel : que faire si votre employeur fraude ?

Mi-mai, il avait annoncé un renforcement des contrôles, effectués par les agents des Direccte (directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi), qui ont reçu le renfort de 300 agents sur ce thème, "épaulés par des inspecteurs du travail". En cas de fraude, les sanctions vont jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende, et pour ce qui est des sanctions administratives, prévoient le remboursement des aides et l'exclusion du bénéfice des aides jusqu'à 5 ans.

Source : Capital.fr

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