Quand on parle du loup.... Ah ! Christine Lagarde avec son casque d'argent ! Et son aplomb légendaire ! Qui nous livrent sans aucune retenue à Herman Van Rampouy et à sa Task Force... Ils sont du reste très 'amis' et collaborent très bien, Elle fait tous les efforts possibles pour séduire les banquiers, afin qu'ils ne plombent pas les intérêts de notre dette pharaonique, et nous assomme avec une vulgate économico journalistique afin de nous perdre dans des détails technique. Enfin moi je fais ce que je peux pour suivre et vous expliquer ce que j'en comprend. En attendant, voici un article intéressant du Post de Muriel Gremillet que je vous laisse découvrir.
La ministre de l'Economie et des finances présente le budget 2011. Serrage de ceinture, rabotage de niches, hausse des prélèvements et des déficits. Cependant, tout doit aller mieux. Pourtant, peut-on faire confiance à Christine Lagarde qui veut à tout prix éviter le funeste destin des ministres de l'Economie venus de la société civile?

Christine Lagarde, le 20 septembre 2010, à Paris.
La ministre de l'Economie n'a pas un métier facile, disons-le. Obligée de gérer la misère (économique et fiscale) les crises financières, les brouilles à répétition avec les autres européens au sujet de l'Euro ou des déficits, la croissance qui ne revient pas, les niches fiscales… Elle fait de son mieux, et promène son mètre 75 comme si de rien n'était. Comme si rien ne la touchait. Et assène depuis qu'elle est ministre vérité et contre-vérités avec un aplomb de grande professionnelle de la politique. Elle qui explique que si on lui proposait Matignon, elle serait obligée de décliner, ne se sentant "pas prête".
Misère :
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Revenons un instant sur le budget qu'elle a présenté avec son ministre dédié, François Baroin. Rigueur, rigueur et encore rigueur nous vend-on à longueur de commentaires. 7 milliards de dépenses coupées dès 2011 et près de 10 milliards de hausses d'impôts ciblées via des réductions de niches fiscales et sociales. Les dépenses de fonctionnement seront rognées de 5% dès l'an prochain, les collectivités locales subiront pendant trois ans le gel des dotations budgétaires, tandis que le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique continuera, avec plus de 31.000 postes supprimés en 2011. L'effort sur les niches touchera les factures internet, les complémentaires santé, (enfin j'ignorais que c'étaient des niches fiscales) ou le cadeau de mariage fiscal pour les couples fraîchement mariés, l'aide pour l'achat de panneaux solaires. Autant dire, la gestion de la misère. Mais il y a quelque chose que j'admire vraiment, chez Christine Lagarde, c'est sa maîtrise absolue de la communication.
Communication :
Ecoutez les radios, les télés.Lagarde et Baroin ont fait des prouesses, vont te faire passer le déficit français sous les 6% fin 2011, rabotent les niches fiscales, gèrent le budget en bons pères de famille. Et que je te fais passer la rigueur comme une politique juste et qui va sortir la France du marasme économique. Lagarde rassure les marchés et passe pour compétente parce qu'elle parle anglais parfaitement. Baroin, fait figure de bon gestionnaire. Le budget, personne n'y comprend rien, pour un journaliste non spécialisé, je crois qu'il n'y a pas pire. Et la vulgate économico-journalistique voudrait qu'il n'y ait pas d'autre solution que couper, couper, couper. Sans se demander où on coupe, si c'est efficace, et si tout ça est un peu coordonné au niveau européen. Sous peine de faire de la politique comme on verse de l'eau dans le sable. La vérité, c'est que comme dit Jérôme Cahuzac, le président PS de la commission des finances de l'Assemblée"Christine Lagarde s'est toujours trompée sur tout".
Tout faux :
Oui, c'est un peu brutal, mais c'est vrai. Les prévisions de croissance vendues par Christine Lagarde se sont toujours révélées archi-fausses. Et pour 2011,il faudrait arracher 2% de croissance du PIB pour tenir les objectifs. Autant dire, un miracle, vu le contexte international et le marasme dans notre petit et vieux pays. Mais la ministre n'est pas à son coup d'essai : il faut l'avoir vu monter à la tribune de l'Assemblée au début du quinquennat (oui, c'était il y a mille ans) vendre "le travailler plus, gagner plus" avec la foi de la novice pour comprendre que Bercy est bien gouverné. La même Christine Lagarde expliquant alors que le pétrole augmentait, que les Français pouvaient prendre leur vélo pour baisser leur facture énergétique. Ou défendant un coup les niches, avant de se montrer impitoyable sur le rabot. Mais Christine Lagarde plaît et a compris qu'il faut plaire pour survivre à ce poste quand on a pas 15 ans de politique derrière soi. Sa seule chance de ne pas se fracasser comme d'autres ministres issus de la "société civile"
Crash :
Oui, qui se souvient du passage de Francis Mer, ou de Thierry Breton à Bercy ? Ceux qui ont eu à fréquenter le ministère des Finances d'alors, indéniablement. On les avait vendus comme hors système (rigolons doucement quand même), à même d'apporter des idées fraîches, voire carrément nouvelles à leur poste. Bilan : Francis Mer, la brutalité aux commandes. Moins de deux ans en poste. Avant d'être remplacé par Qui-nous-savons. Ou Thierry Breton, ministre deux ans lui aussi (2005-2007), grand privatisateur et inventeur du premier bouclier fiscal. Deux ministres dont on louait la carrière dans le privé et le franc parler à leur arrivée. Avant de souhaiter leur départ pour exactement les mêmes raisons au bout de quelques mois. Lagarde sait ça. Alors elle sourit, parle anglais, avale les couleuvres qu'on lui demande d'avaler (réduire les déficits un coup, relancer l'activité un autre, créer des nouvelles niches fiscales, mener une chasse sans pitié aux niches fiscales, dire tout va bien, dire ça va pas trop mal etc.) et fait mine de refuser d'aller à Matignon. Ce qui, convenons-en, par les temps qui courent, est peut-être l'assurance de pouvoir y aller.
Sources : Le Monde.fr, Europe1.fr, Le Figaro.fr
Source : Le Post

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