Coronavirus, antibiotiques : l'inquiétante alerte lancée par la directrice de l'OMS…

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En France, en tout cas, on peut respirer un peu, car deux malades infectés semblent stabilisés, ce qui ne sera pas le cas de ce patient tunisien de retour du golfe, qui est décédé

Ce que je voulais souligner ici, c’est l’étendue des dégâts causés par la sur-prescription d’antibiotiques mondialement, qui ont rendu les bactéries résistantes à quasiment TOUS les traitements. Encore une fois, la recherche dans ce domaine n’est pas considérée comme nécessaire par les labos qui ne veulent pas investir dans le développement de nouveaux traitements qui ne seraient pas rentables massivement et immédiatement...

Alors à votre avis, avec en toile de fond les nouvelles pratiques industrielles concernant la viande, et en perspective les foyers cas de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie, de Chypre, et tous ces pays qui ne peuvent plus assurer de services de santé convenables, que va-t-il se passer, à moyen et long terme ?

Certains nous envoient déjà des patients multirésistants aux antibiotiques, est-ce un hasard ? Ou avons-nous notre part de responsabilité... ?

Bien à vous,

L'Amourfou.

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L'Assemblée mondiale de la santé (AMS) à laquelle participent quelque 3 000 délégués de 194 Etats a donné l'occasion à la directrice de l'OMS de dresser deux constats : il est impossible de prévoir l’évolution de l'épidémie de coronavirus et les antibiotiques protègent de moins en moins les humains.

Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu

On peut craindre un retour à une situation qui avait cours avant les antibiotiques. Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a mis en garde l'assistance devant la résistance antimicrobienne qui se renforce de jour en jour.

Retour en arrière

Ouvrant l’assemblée annuelle de son institution, la patronne de l’OMS a affirmé que de nombreuses infections communes allaient à nouveau tuer.

Cette résistance rend souvent les traitements actuels « inutiles et sans effet », a-t-elle constaté.

Le monde ne peut accepter un tel retour en arrière, a martelé Mme Chan. Une réponse doit être trouvée « sans retard », a-t-elle souligné, en lançant un appel implicite aux laboratoires pour qu’ils développent de nouvelles recherches.

Évoquant les coronavirus, la directrice de l’OMS a noté qu’il était impossible à ce stade de prévoir quelle serait l‘évolution de l’épidémie. Les virus de la grippe sont en « mutation constante » et se réinventent « régulièrement », a-t-elle conclu.

 

Source : Rfi.fr

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