Bonjour, j'espère que vous allez bien, ce matin un petit focus sur le Pr Christian Perronne et la maladie de lyme, ne croyez pas que ça n'arrive qu'aux autres, ma belle fille en Allemagne l'a choppé et c'est un parcours du combattant pour ce faire soigner. En ce qui me concerne après plusieurs examens, mon souci au menton va nécessiter une nouvelle opération assez lourde, il n'y a plus de trace de cancer, mais c'est une complication assez récurrente, je vous épargne les détails, enfin, sachez que c'est rebelote, et franchement c'est embêtant, car je venais tout juste de récupérer à peu près.
Amitiés,
L'Amourfou.

Le débat sur la maladie de Lyme prend un nouveau tournant. Dans un débriefing vidéo, le professeur Christian Perronne, infectiologue bien connu des dossiers sensibles, estime que de récents documents militaires déclassifiés aux États-Unis « confirment » une manipulation d’ampleur autour de la maladie de Lyme et de ses formes chroniques. Selon lui, ces publications obtenues via des procédures d’accès aux documents (FOIA/CADA) apporteraient des éléments montrant des travaux militaires sur des tiques et des bactéries depuis plus de 60 ans, avec des répercussions décisives sur la recherche, la régulation et la prise en charge des patients.
Prudence toutefois : à ce stade, ces allégations n’ont pas fait l’objet d’une évaluation scientifique indépendante par les autorités françaises. Mais elles nourrissent une controverse ancienne à laquelle le Pr Perronne participe depuis plus de deux décennies.
Un réquisitoire contre « la doxa » et la censure scientifique
Ancien président de la section « maladies transmissibles » au Haut Conseil de la santé publique, le Pr Perronne raconte avoir « découvert par hasard » l’ampleur et la complexité clinique de Lyme il y a près de 25 ans, au fil de rechutes inexpliquées chez des patients traités « selon les recommandations » initiales. « Au début, j’ai gobé tout ça… Puis les malades rechutaient. Je ne vais pas les mettre sous antibiotiques ad vitam aeternam. Il y a quelque chose qui ne va pas », dit-il.
Son grief principal vise une littérature scientifique jugée dominante mais « manipulée »: « On m’a opposé pendant vingt ans un article du New England Journal of Medicine affirmant qu’au-delà de trois semaines d’antibiotiques, il n’y a aucun bénéfice. L’étude était archi nulle sur le plan méthodologique », accuse-t-il, citant en particulier des travaux attribués à Mark Klempner. « Grâce au Covid, on voit désormais à quel point ces grands journaux peuvent être sous influence », ajoute-t-il.
Perronne fustige un « narratif » verrouillé : diagnostic restreint par des sérologies « calibrées pour dépister le moins de malades possible », refus des PCR « quand cela concernait Lyme » mais usage massif pendant le Covid, et marginalisation d’études ouvertes montrant, selon lui, « jusqu’à 80 % d’amélioration » sous traitements prolongés combinant antibiotiques et antiparasitaires. « À quoi sert un placebo quand quelque chose marche à 80 % ? », lance-t-il.
La piste militaire américaine et les livres qui bousculent
Au cœur du débriefing, une thèse explosive : l’implication historique de laboratoires militaires américains dans des recherches sur tiques et agents infectieux. Le Pr Perronne s’appuie sur des ouvrages anglophones, notamment Bitten de Kris Newby (2019), qui exploite des archives du chercheur Willy Burgdorfer — l’homme auquel est attribuée la « découverte » de Borrelia burgdorferi — et des récits autour du site de Plum Island. « Newby a eu accès à des archives cachées. Il y a des preuves écrites », assure-t-il, évoquant des « remords » prêtés à Burgdorfer et des fuites environnementales présumées.
Il rappelle qu’une motion avait été déposée en 2019 à la Chambre des représentants américaine pour demander une enquête sur le Pentagone, « puis tout a été enterré avec l’arrivée du Covid », affirme-t-il. Les autorités sanitaires françaises n’ont pas, à ce jour, reconnu de lien entre des programmes militaires étrangers et l’épidémiologie de Lyme. La communauté scientifique internationale continue, elle, de débattre de la notion de « Lyme chronique » au sens infectieux persistant.
Patients pris en étau et médecins sous pression
Pour le clinicien, les conséquences concrètes sont « dramatiques » : « C’est quasiment de la non-assistance à personne en danger de ne pas reconnaître immédiatement la forme chronique de la maladie de Lyme et d’accepter les traitements », plaide-t-il. Il dénonce une « omerta » et dit avoir vu « des médecins radiés » pour avoir traité des patients hors des cadres restreints, créant une « autocensure » dans les cabinets. « Les patients se heurtent à une double peine : l’inertie des autorités et l’alignement d’une partie de l’industrie qui n’a aucun intérêt à voir guérir rapidement des maladies devenues rentières », avance-t-il, pointant le marché des biothérapies anti-inflammatoires dans certaines pathologies auto-immunes.
Au-delà du débat scientifique, il décrit un coût humain massif: « C’est une mort à petit feu: perte d’emploi, isolement, suspicion familiale, enfants parfois retirés aux parents. » Il cite des témoignages de patients « améliorés ou guéris » par des traitements anti-infectieux prolongés et regrette que « des approches complémentaires, comme la phytothérapie », ne puissent être évaluées sereinement.
Appel à une « contre-expertise » indépendante
Face aux documents déclassifiés et aux signaux venus des États-Unis — il cite la reconnaissance par certaines instances américaines d’un syndrome post-traitement et, dans le débat public, l’intervention de responsables politiques — le Pr Perronne réclame un sursaut en France: « Il faut un groupe indépendant, pas aligné sur le gouvernement, avec de vrais cliniciens de terrain et des représentants de patients, pour réévaluer diagnostics et traitements. » Il déplore que les recommandations françaises les plus récentes aient, selon lui, « mis à la poubelle » des avancées antérieures, comme la possibilité de traitements d’épreuve lorsque les tests sont négatifs mais la clinique évocatrice.
« Avec les autorités que nous avons actuellement en France, je ne suis pas très optimiste, malheureusement. Mais sur le long terme, je le suis: si ça bouge massivement aux États-Unis, ça bougera ailleurs », conclut-il. Son appel est clair : « Il faut que les associations de malades se réarment et cessent de se laisser balader. Si les autorités ne bougent pas, c’est un aveu de non-assistance. »
Un débat à rouvrir, des faits à vérifier
Les propos du Pr Perronne raviveront, sans nul doute, une fracture ancienne entre patients, cliniciens de terrain et institutions. Ils posent deux urgences : d’une part, une évaluation transparente et indépendante des documents déclassifiés et des travaux cités; d’autre part, une amélioration rapide de la prise en charge des patients souffrant de symptômes persistants, dans un cadre méthodologique robuste et ouvert. Entre certitudes affichées et zones d’ombre, c’est à la transparence et à la rigueur que revient désormais la charge de faire progresser ce dossier sensible.
Publication du professeur Perronne sur Lyme : Maladie de Lyme, tests et traitement : le point sur la controverse A propos de l'inefficacité des tests biologiques et de la preuve de l'existence d'une forme chronique
Vidéo sur les document déclassifiés :
Source : France-Soir
Information complémentaire :
Crashdebug.fr : Laboratoires américains d'armes biologiques en Ukraine, que va trouver la Russie ? (Veteranstoday.com)
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