Bonjour à toutes et à tous, j'espère que vous allez bien. Rien de formidable dans l'actualité, aussi on tente plutôt de vous arracher un sourire, mais en soulevant de vraies questions. Pour ma part je suis très content, car mon pare-brise, se parsème d'insectes écrasés, ce qui est un très bon signe. Ma femme m'a dit qu'il y avait eu une interdiction du glyphosate, mais n'a pas su me dire où. Mais a priori ça serait au niveau des communes. Bref, je ne sais pas si c'est lié, mais en cette fin de mois de juin, je voie plus d'insectes, quelques papillons, etc. Aussi c'est encourageant. Pour le reste... Dictature as usual... Aussi soutenez-les...

Malgré les poursuites judiciaires pour «vol en réunion» envers une trentaine de ses militants, l’association écologiste ANV-COP21 est déterminée à multiplier ses actions afin de parvenir à 125 portraits décrochés avant le G7 de Biarritz en août.
Warcq, Bize-Minervois, Wittelsheim, Ayron... Du Nord au Sud, d’Est en Ouest, 65 mairies de l’Hexagone ont été victimes, depuis le 21 février, d’opérations de décrochage de portraits du président de la République. «Nous réalisons une ou plusieurs actions tous les trois ou quatre jours en moyenne. En quatre mois, plus de 700 citoyens ont participé à la réquisition de 65 portraits», estime Marion Esnault, porte-parole du mouvement Action non-violente COP21 (ANC-COP21), à l’origine de la campagne «Sortons Macron» - aujourd’hui renommée «Décrochons Macron».
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L’objectif ? «Mettre en lumière l’urgence climatique et alerter l’opinion publique sur le fait qu’en matière de transition écologique, le président a de beaux discours, mais que les actes ne suivent pas. Nous décrochons Macron parce que nous décrochons des accords de Paris», clame la militante écologiste, qui défend le choix d’une opération «symbolique» mais aussi pénalement répréhensible. «Nous entrons consciemment dans l’illégalité, mais en considérant que nos actions sont légitimes», déclare Marion Esnault, elle-même poursuivie par la justice pour avoir subtilisé des portraits de mairies parisiennes en février dernier.

Des «atteintes à l’autorité de l’État»
Les autorités prennent cette affaire au sérieux, comme le prouve la saisie du Bureau de la lutte antiterroriste (BLAT) de la gendarmerie. «Il ne s’agit pas que de vols mais aussi d’atteintes répétées à l’autorité de l’État», justifie la gendarmerie, qui assure toutefois ne pas déployer de «moyens exceptionnels». En témoignent aussi les 99 auditions, les 61 gardes à vue et les 50 perquisitions liées à ces décrochages, ainsi que la série de dix procès entamée en mai à Bourg-en-Bresse. «Cette répression disproportionnée, c’est la preuve qu’on a visé juste», glisse la porte-parole de l’ANV-COP21.
Le 28 mai, six militants - deux femmes et quatre hommes âgés de 36 à 63 ans - ont ainsi comparu devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse pour «vol en réunion et par ruse» d’une affiche présidentielle à Jassans-Riottier (Ain). Le jugement - qui fait l’objet d’un appel du parquet - a été annoncé le 12 juin : une amende ferme de 250 euros pour l’un des militants, des amendes de 500 euros avec sursis pour les cinq autres, et une relaxe pour les cinq prévenus poursuivis pour refus de prélèvement ADN.
«Cette décision ne fait que renforcer notre détermination à agir, toujours de manière non-violente», a réagi une des militantes condamnées à l’annonce du jugement. Dans un communiqué, l’ANV-COP 21 s’est quant à elle réjouie que le tribunal ait pris «davantage en compte les motivations des militants que le procureur», qui avait réclamé des peines plus lourdes. Mais l’association a aussi «regretté ces condamnations», qu’elle juge «disproportionnées au regard de l’urgence climatique et des 8,70 euros que coûte cette affiche».
I PROCÈS DE BOURG-EN-BRESSE I ⚖️
— ANV-COP21 (@AnvCop21) June 12, 2019
Le tribunal vient de rendre son délibéré : relaxe pour le refus de prélèvement ADN ; condamnation à amende de 500€ avec sursis pour 5 des 6 prévenu.e.s et 250€ ferme pour le 6e prévenu. #28mai #DécrochonsMacron pic.twitter.com/tUTc7kKju7
Objectif 125 portraits pour le G7
Après Bourg-en-Bresse, deux militants comparaissent devant le tribunal de Strasbourg ce mercredi 26 juin, et sept autres feront de même devant celui de Bonneville (Haute-Savoie) le lendemain. Le mois de septembre sera rythmé par trois procès à Lyon, Paris et Orléans. D’autres militants seront jugés le 9 octobre à Mulhouse, le 4 novembre à Grenoble, le 12 décembre à Saint-Étienne. La «tournée» - l’expression est du collectif - devrait prendre fin le 12 février 2020 avec un deuxième procès à Lyon.
? C'est aujourd'hui ! 3 militant·e·s d' @anvcop21Stbg passent en procès ! Leur crime ? Avoir décroché un portrait officiel de #Macron. Les soutiens sont déjà nombreux sur place !✊ #decrochonsmacron
— ANV-COP21 (@AnvCop21) June 26, 2019
? Toi aussi soutien la campagne et signe la pétition : https://t.co/28AXOl86su pic.twitter.com/SP6mhX7hjd
Mais de nouveaux procès pourraient bien être ajoutés au calendrier, tant les actions de «désobéissance civile» de ce type se sont multipliées ces derniers mois, et tant les militants pro-climat semblent déterminés à persévérer. «Nous allons connaître des phases d’accélération de la campagne, avec des journées d’actions coordonnées, notamment les jours de procès. D’autres mouvements, comme les jeunes pour le climat et les “gilets jaunes”, vont s’en emparer», annonce Marion Esnault.
L’ANV COP 21 a un objectif précis en tête : le décrochage de 125 portraits, correspondant au nombre de jours «qu’il a suffi à la France pour dépasser son empreinte écologique en 2019», avant le sommet du G7 du 24 au 26 août à Biarritz. Le mouvement, qui prévoit une grande mobilisation en marge de la réunion des dirigeants de sept grandes puissances mondiales, veut profiter de cette occasion pour frapper fort. D’autant plus que le lieu où se tiendra le sommet est loin d’être anodin pour les militants: c’est dans le Pays basque, à Ustaritz et à Biarritz, qu’avaient eu lieu les premiers décrochages de portraits le 21 février dernier.
Source : Le Figaro.fr
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