Hadopi, des milliers de constats d' « IP pirates » chaque jour
Ah ! c'est sûr que quand il sagit de taper sur les "petites gens" (oh ! putaing on dirait du Chirac dans les Guignols...), le grand cirque va commencer...

Le Nouvel Obs a interviewé Michel Thiollière à propos de la mise en place d’Hadopi. Le personnage a une double casquette : il fut rapporteur au Sénat du texte Hadopi, et il a été choisi parmi les personnalités qualifiées pour siéger au sein de la Hadopi. Il a donc participé très activement à la définition de son propre emploi qu’il conservera pendant 6 ans. Comme Franck Riester, à l’Assemblée nationale.
À la question « quand sera envoyé le premier e-mail d'avertissement ? », le sénateur répond à nos confrères que « le dispositif devrait être en place d'ici la fin du mois. Les moyens techniques sont déjà prêts. Les ayants-droit sont prêts à fournir à la Haute autorité des listings d'IP pirates ». Le sénateur oublie cependant le décret, actuellement bloqué par la CNIL. et concernant la manipulation des données personnelles. Un "détail" qui va repousser de plusieurs mois la mise en route de l'artillerie.
L’expression « d’IP pirates » marque à elle seule la perversité de ce texte de loi : une IP n’est pas pirate. Il faut au contraire attendre la décision d’un juge, un vrai, indépendant, pour qualifier ou non un acte de contrefaçon. Ou de défaut de sécurisation, puisque Hadopi sanctionne l'un et l'autre.
Utiliser cette expression quand on a été rapporteur du texte au Sénat pour Hadopi comme pour DADVSI, et qu’on connaît a priori ce dossier sur le bout des ongles est une erreur. Certains diront une faute : ce raccourci marque de son mauvais parfum les fonctions qui attendent cette « personnalité qualifiée » au sein de la Hadopi.
Des milliers de constats quotidien
Selon Thiollière, « la SACEM a déjà acheté son matériel pour, chaque jour, dresser des milliers de constats de téléchargements illégaux. Il ne reste plus qu'aux magistrats de caler leurs dates et leur fonctionnement ».
Sur le fameux logiciel de sécurisation, c’est toujours le même brouillard : « les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) devront proposer une mesure afin de sécuriser l'accès à Internet, à la manière des antivirus ou des contrôles parentaux. Ce logiciel permettra de prouver, en cas de litige, que son accès était bien verrouillé. Ensuite, si le client refuse, libre à lui, tout en sachant qu'une sanction existe. Dans l'ensemble, tout va se développer très rapidement dès les débuts de la loi Hadopi ».
Soufflant le chaud et le froid sur le marketing de la peur, Thiollière explique encore que pour Hadopi, « il n'y a pas de limites au contrôle. Mais le but n'est pas d'installer des moyens lourds. Le principe n'est pas de traquer tout le monde, tout le temps, sur la toile. Le principe c'est de défendre la Culture française. Il s'agit surtout de passer d'un monde où l'illégalité est la règle, à un monde de légalité ». Et pour appuyer un peu plus ses propos, le sénateur aura la fibre sociale : « quand un jeune perd son boulot à la Fnac parce qu'il ne se vend plus de CD, on comprend bien l'importance de protéger la création ».
(C) Pc INpact http://www.pcinpact.com/actu/news/54824-hadopi-ip-pirate-michel-thiolliere.htm?vc=1
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