
AFP
Même si sur le fonds ils ont raison, les ordures qui ont fait ça sont encore des membres du 'Parti socialiste' comme pour la tentative de loi pour la vaccination obligatoire,
PS encore, avec des raclures pareilles soyez prêt à tout. https://t.co/Z50jeYdaxc
— Crash-de-bug.fr (@crashdebug_fr) October 30, 2021
L'affaire a suscité de vives réactions. Vendredi 29 octobre, les présidents socialistes de quinze départements ont écrit à Jean Castex pour s'opposer à ce que les dizaines de milliers de salariés suspendus pour absence de passe sanitaire soient éligibles au RSA (lequel relève de la compétence départementale). Selon eux, c'est à l'État d'assumer ses choix et de payer. D'autre part, ils considèrent que cela revient à transformer le RSA, "dispositif de solidarité destiné aux personnes dans l'impossibilité d'avoir des revenus d'activité, en allocation chômage ou en exutoire de la politique sanitaire nationale".
Autre objection : "Le RSA est une allocation, mais qui induit aussi des mesures d'accompagnement et d'insertion à l'emploi, à travers le contrat d'engagement signé entre l'allocataire et le département. Comment envisager un contrat d'accompagnement pour une personne qui – par définition – ne va pas être employable ?", s'interroge le président de la Gironde, Jean-Luc Gleyze, dans Libération.
À la place, les élus socialistes plaident pour l'instauration d'une "allocation chômage temporaire", financée "via les cotisations sociales, ou bien la solidarité nationale". D'autant que "l'assurance-chômage garantit aux salariés leurs revenus, avec environ 70% de leur dernier salaire, soit bien plus que le RSA pour un temps complet", remarque dans Le Parisien le président de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel.
Joint par France Info, le ministère des Solidarités et de la Santé a de son côté estimé qu'il était normal que ce versement ait lieu, car "c'est seulement le droit commun qui s'applique". Et d'ajouter : "Nous ne reviendrons pas sur ce principe de solidarité nationale" et précise que créer une exception au versement de ce revenu reviendrait à ouvrir la boîte de Pandore". Toutefois, le ministère n'exclut pas d'aider financièrement ces départements.
Sur les réseaux sociaux, la sortie des élus socialistes a été fortement critiquée par des personnalités de tous bords politiques.Le gouvernement annonce que l’Etat ne financera plus le RSA pour les personnes licenciées pour non-vaccination.
— Pierre Gentillet (@Pierre_GTIL) November 1, 2021
Pardon mais que vont devenir ces gens s’ils n’ont plus le RSA ? Ils vont se retrouver à la rue !
Et on ose dire qu’il n’y a pas obligation vaccinale ? @CNEWS #MidiNews pic.twitter.com/bY9tqzfCyPQuinze présidents de conseils généraux socialistes souhaitent ne pas verser le RSA aux personnes non-vaccinées suspendues sans traitement. Je me demande pourquoi ils n'ont pas proposé qu'on leur coupe aussi les mains, pendant que l'on y est ! La charia sanitaire, y'a qu'ça d'vrai !
— René Chiche (@rene_chiche) October 30, 2021Vous aimez ce que vous lisez ? Notre travail est gratuit et indépendant, mais il a un coût. Vous pouvez nous soutenir librement grâce à un don via Tipeee ou PayPal. Si vous ne pouvez pas nous aider financièrement (ce que je peux comprendre parfaitement), vous pouvez partager les articles sur vos réseaux sociaux, et parler du site autour de vous. Merci à celles et ceux qui rendent tout cela possible.
???? A des salariés suspendus pour non vaccination, les Présidents socialistes de 15 départements voudraient imposer la double peine. Rien n’excuse de rajouter de la misère à l’injustice. Comment @StephanTroussel peut justifier cela ? J’attends sa réponse https://t.co/wcUfYQxgiT
— Eric Coquerel (@ericcoquerel) October 31, 2021Source : Francesoir.frInformation complémentaire :Crashdebug.fr : Véran et la vaccination obligatoire tuent l'hôpital public (CDS)
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