Dette : le soutien à la zone euro coûte 70 milliards...

(Temps de lecture: 2 - 4 minutes)
0.0 of 5 (0 Votes)

Là aussi, ce n'est pas faute de s'être mobilisé, maintenant il va falloir assumer LEUR politique....


Olivier Delamarche - Le FESF (MES), c'est la... par MinuitMoinsUne

Nouvelles projections dans le programme de stabilité de la France. Le coût atteindrait un pic en 2014.

La dette publique de la France atteint des sommets (90,2 % du PIB fin 2012, plus de 94 % attendus en 2014), en raison principalement de déficits répétés et considérables, et d'une activité atone. Mais le soutien financier aux Etats en difficulté de la zone euro représente aussi un poids non négligeable : il ajoute plus de 3 points de PIB de dette publique à la France.

Dans le programme de stabilité qui sera débattu demain à l'Assemblée nationale, Bercy évalue précisément l'impact des différents plans qui se sont succédé : aides bilatérales à la Grèce, soutiens à l'Irlande, au Portugal et encore à la Grèce, via le Fonds européen de stabilité financière (FESF), et dotations en capital au nouveau Mécanisme européen de stabilité (MES), dont les premiers déboursements ont eu lieu au bénéfice de l'Espagne et bientôt de Chypre.

Dans le cadre du FESF, la dette des Etats (supportant la garantie du Fonds) est relevée à mesure des émissions du Fonds sur les marchés. Soit, pour la France (qui garantit le FESF à hauteur d'un peu plus de 20 %), une trentaine de milliards d'euros fin 2012, et 38 milliards prévus fin 2013. Dans le cadre du MES, les Etats apportent de substantielles dotations en capital - 16,3 milliards dans le cas de la France -, mais, ensuite, les émissions du MES ne pèseront plus sur les finances publiques nationales (ni sur le déficit ni sur la dette). La France a versé jusque-là 6,5 milliards d'euros en capital. Bercy estime que la même somme sera apportée cette année, avant une dernière tranche versée en 2014.

Au total, les plans européens d'assistance financière ont donc déjà eu un impact sur la dette 2012 de la France de 48 milliards d'euros (près de 2,5 points de PIB), qui monterait à 62,5 milliards fin 2013 avant de culminer à 68,7 milliards fin 2014. Les seuls flux de créances prévus ensuite (à partir de 2015) seraient positifs avec le début des remboursements de l'Irlande et du Portugal au FESF. Si d'autres Etats devaient être soutenus à l'avenir, cela se ferait via le MES, sans impacter davantage la dette française, sauf à ce qu'un Etat fasse défaut.

E. L.

 

Source : Lesechos.fr, source Chalouette

Informations complémentaires :

 
babel_europe_23_04_2013.jpg