1 1 1 1 1 Rating 0.00 (0 Votes)

Voilà qui devrait en intéresser plus d'un dans ces temps troubles. Je vous conseille ardemment de vous réfugier dans l'or physique, qui a déjà extrêmement bien performé récemment. Car lorsque tout se sera écroulé, ce n'est pas de la monnaie de singe qui servira à grand chose. En attendant il ne faut toutefois pas négliger d'autres facteurs. Voici un papier bien senti de Weinstein Forcast Invest qui met en avant un article de mon argent.be sur certaines fausses vérités sur l'or.

Or

(Merci à Ernee)

Voici un article qui va à contrecourant de la quiétude qui règne sur le métal doré, sans polémiquer sur le contenu de ce billet, il servira à rappeler quelques notions élémentaires de l’investissement, quel que soit l’actif en forme du moment il ne faut jamais oublier de penser à diversifier, de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier et que le risque zéro n’existe pas.

Cinq mythes sur l’or

(Mon argent/kiplinger) – L’incertitude, les investisseurs en ont plus que leur part. Les bons résultats des entreprises contredisent les pronostics pessimistes concernant l’économie. Que doit faire l’investisseur ? L’opinion générale semble être : «  Souscrire une assurance contre le danger imminent, l’or par exemple  ». Mais l’or offre-t-il réellement tant de sécurité ? Son prix ne peut-il que monter ? Battons en brèche cinq mythes tenaces

L'or continue à exercer une fascination à laquelle de nombreux investisseurs ont du mal à résister. Il ne faut pas en chercher la raison bien loin : une succession de chiffres contradictoires sur l’état de l’économie. Mais l’or brille-t-il autant qu’on le prétend ?

Mythe 1: "À long terme, l’or performe mieux que les actions."

Avec la succession de cours records, les investisseurs rêvent de bénéfices inouïs. Il est vrai que le parcours récent de l’or a de quoi impressionner : depuis début 2000, l’or a augmenté de 400 pour cent, alors même que les actions affichaient un rendement négatif. À plus long terme toutefois, l’or perd un peu de son clinquant. Si l’on prend 1990 comme point de départ, le prix de l’or a triplé. Sur la même période, l’indice S&P 500 des 500 plus grandes sociétés américaines a progressé de 350 pour cent. Si l’on en revient à 1980, le rendement de l’or est carrément maigrichon. Ces trente dernières années, l’or a doublé de prix tandis que le S&P 500 progressait de 2.300 pour cent. En dépit des crises qui ont frappé les bourses depuis 1980, le rendement des actions est, à long terme, d’un tout autre ordre que celui du métal précieux.

LIRE AUSSI: Les pires manières d'acheter de l'or

Mythe 2: "L’or ne fait qu’augmenter."

L’un des mythes les plus ancrés veut qu’à long terme, l’or n’arrête pas de monter, lentement mais sûrement. Tous ceux qui ont investi en or dans les années 80 font chorus. Poussé à la hausse par la peur, le prix de l’or a explosé en 1980 pour atteindre le record de 850 dollars. Mais cette fièvre de l’or a été suivie de plusieurs décennies perdues pour l’investisseur : durant les 25 années suivantes, le prix de l’or a fortement chuté pour se stabiliser entre 250 et 500 dollars.

Mythe 3 : "L’or est le plus cher des métaux précieux" 

Même si l’or atteint des sommets impressionnants, il n’est pas le métal précieux le plus coûteux. Cet honneur revient au rhodium, un métal précieux proche du platine, qui se négocie actuellement au double du prix de l’or. Il s’agit d’un métal très dur et réfléchissant, dont l’usage est surtout industriel. Les joailliers le travaillent aussi. C’est ainsi que fin 2008, après les présidentielles américaines, la rumeur avait couru que Barack Obama avait voulu, pour remercier son épouse, lui offrir une bague de 25.000 euros. Cette création de Giovanni Bosco était en rhodium serti de diamants. À ce moment, un kilo de rhodium coûtait 175.000 euros. Plus tard, Barack Obama a nié avoir eu ce projet.

Mythe 4 : "L’or le plus populaire, c’est le lingot."

Généralement, on associe immédiatement le terme à l’or physique, sous la forme de lingots ou de pièces de monnaie. Toutefois, ce ne sont plus les principales formes d’investissement. Les trackers, les fonds qui répliquent le cours de l’or, sont devenus – et de loin – le premier instrument de placement en or. Les chiffres du World Gold Council (WGC) indiquent qu’en 2009, ces fonds indiciels avaient attiré quelque 17 milliards de dollars, pour 5,5 placés en lingots. Les chiffres du WGC ne tiennent d’ailleurs pas compte des réserves en or des banques centrales. Le plus important tracker sur l’or est le SPDR Gold Trust, qui pèse 40 milliards de dollars. L’or qui en est à la base est conservé dans un coffre suisse de la banque britannique HSBC. Il y a environ 90.000 lingots.

Mythe 5 : "L’or protège toujours contre l’inflation."

De nombreux investisseurs passent à l’or pour protéger au moins une partie de leurs avoirs contre l’inflation. La règle générale veut toutefois que le prix de l’or suit toujours l’inflation. Entre 1987 en 2001, l’inflation aux États-Unis a régulièrement fluctué dans une plage de 3 pour cent. Pendant cette période, l’or a baissé de prix. Une chose est vraie. Lorsque l’inflation part en flèche, le cours de l’or peut exploser. C’est ce qui s’est produit entre 1976 et 1980. Aux États-Unis, l’inflation est passée à 6 pour cent en 1976, pour culminer à 15 pour cent. Parallèlement, l’or est passé de moins de 150 dollars à  plus de 800 dollars… pour chuter au début des années 80.

Vous êtes ici : Accueil Arrow Divers Arrow L’or, placement de la décennie es-t-il véritablement sans risque dans ces périodes troubles ?