Les chats exercent indéniablement une fascination. Leur beauté et leur grâce y sont bien sûr pour quelque chose, mais certainement aussi leur subtilité et leurs capacités psychiques innées.
Cet article serait incomplet sans quelques photos, ne figurant pas dans la publication originale.
Objet d'investigations scientifiques menées depuis les années 1930 par le Dr J.B. Rhine, un botaniste américain, fondateur de recherche en parapsychologie, une branche de la psychologie, ce thème présente un intérêt qui dépasse le domaine des possesseurs de chats. Dans le laboratoire de l'université de parapsychologie Duke – le premier au monde de ce genre – Rhine découvrit que les chats sont capables de "pistage psy" (aptitude des animaux à voyager sur de longues distances pour retrouver leurs maîtres) ; de prescience d'un danger pour eux-mêmes et/ou leurs maîtres ; ils savent si leurs maîtres sont blessés ou morts, peu importe l'éloignement de ces derniers et connaissent le moment exact où leurs maîtres rentrent d'un long voyage.
Les expériences du Dr Rhine furent confirmées et diversifiées de nombreuses années plus tard par un biologiste et biochimiste de l'université de Cambridge, Rupert Sheldrake. Une histoire typique citée par Sheldrake est celle du fils d'une veuve, marin dans la marine marchande, qui préférait ne pas dire à sa mère quand il revenait à la maison, de peur qu'elle ne s'inquiète en cas de retard. "Mais sa mère le savait toujours grâce au chat de la famille. Il était très attaché au jeune homme et une heure ou deux avant son arrivée, le chat s'asseyait sur le paillasson de la porte d'entrée et se mettait à miauler bruyamment comme s'il était équipé d'un sixième sens, ce qui indiquait à la mère que son fils était en route. Le chat ne se trompa jamais et ce système avertisseur précoce donnait à la mère le temps de préparer la chambre de son fils et de faire à manger en sachant avec certitude qu'il serait là bientôt."
Un autre possesseur de chat se souvient. "Après être revenu vivre quelques années avec ma mère après mon divorce, le repas était toujours prêt à mon retour. Mon travail n'avait pas d'horaires réguliers, alors comment savait-elle que j'arrivais ? Parce que quinze ou vingt minutes avant mon retour mon chat s'asseyait près de la porte et commençait à miauler. Je suis sérieux. Cela s'est produit à chaque fois."
Ces anecdotes ne sont pas uniques mais représentent de nombreux cas de la base de données de Sheldrake qui comporte plus de cinq mille cas similaires. Certains cas parlent de chats qui semblent savoir "quand ils vont aller chez le vétérinaire, qui se cachent dans l'espoir que leurs maîtres vont se fatiguer à les chercher et abandonner l'idée." Sur les 65 cabinets vétérinaires contactés par Sheldrake, 64 au moins répondirent que les propriétaires de chats avaient du mal à être à l'heure aux rendez-vous et n'en prenaient plus, précisant que leurs chats passeraient dans l'ordre d'arrivée. "Les rendez-vous ne fonctionnent pas avec les chats", a expliqué un vétérinaire.
Le record américain d'un voyage sur une si longue distance est probablement détenu par le chat d'un vétérinaire de New York, qui fut laissé aux bons soins d'autres gens à la suite du déménagement de l'homme en Californie. Plusieurs mois après, un chat, ressemblant fortement à celui qu'il avait laissé derrière lui arriva à sa résidence de la côte ouest. Le vétérinaire n'en croyait pas ses yeux, jusqu'à ce qu'il découvrit une grosseur révélatrice sur la quatrième vertèbre caudale, résultat d'une morsure subie des années auparavant, confirmant ainsi l'identité de son chat. L'animal avait trouvé la résidence du vétérinaire après un voyage de plus de 1200 km en traversant déserts, montagnes et de nombreuses autres difficultés apparemment insurmontables.
De tels cas ne sont compréhensibles que dans le contexte d'une capacité du chat à se diriger en se branchant télépathiquement sur la conscience de l'humain qu'il souhaite retrouver, comme un avion équipé d'un récepteur radio qui suit le signal diffusé par l'aéroport que cherche le pilote mais qu'il ne peut pas encore voir. Peut-être pas de la télépathie, mais une autre sensibilité inconnue a permis à des chats de sauver la vie de centaines de milliers d'humains qui auraient péri autrement dans des tremblements de terre. Le 4 février 1975, des sismologues chinois, alertés par l'inhabituelle agitation d'un chat de la ville de Haicheng, évacuèrent à temps les habitants qui échappèrent à l'important séisme qui dévasta cette ville du nord-est de la Chine. Malgré la mort de 1329 personnes, on estime que 150.000 personnes ont été sauvées.
Une Londonienne se souvient du matin le plus mémorable qu'elle ait passé avec son chat : "Comme d'habitude je lui ai donné à manger, et j'étais prête à partir au travail mais quand j'ai mis mon manteau et attrapé mon porte-document, il s'est mit (inhabituellement) à "parler". J'ai décidé d'attendre et de me prêter au jeu et au moment de partir, j'avais une bonne trentaine de minutes de retard. En m'approchant de la station de métro, j'ai presque été renversée par une grande foule de gens remontant les escaliers. Beaucoup criaient et hurlaient. Cette panique et cette confusion avait pour origine l'explosion de bombes du 7 juillet 2005 dans le métro de Londres. J'en ai encore les larmes aux yeux en repensant que j'avais failli être tuée ou blessée ce jour-là."
Les mouvements d'excitation inhabituels d'un autre chat de Baltimore persuadèrent un voisin amical de ramener l'animal à son domicile. En sonnant à la porte, la femme réveilla incidemment le propriétaire, qui s'était rapidement endormi sur un canapé sous une grande porte-fenêtre. Il la remercia, reprit avec gratitude son chat et se retira dans sa chambre. Moins de dix minutes plus tard, des coups de feu tirés d'une voiture qui passait fracassèrent cette même fenêtre, projetant sur le canapé des éclats de verre qui auraient blessé sérieusement l'homme s'il n'avait pas été réveillé par la femme lui ramenant son chat.
Même si ces compte-rendus ne peuvent, en raison de leur nature fortuite, être vérifiés par des tests scientifiques, des preuves empiriques ajoutées aux plus récentes découvertes médicales affirment que les chats possèdent de remarquables pouvoirs curatifs. Une étude faite sur dix ans sur plus de quatre mille américains a révélé que les chats peuvent sérieusement réduire le risque de crise cardiaque chez les humains. Des chercheurs de l'université du Minnesota ont montré une diminution de 40 % du risque de mort par infarctus chez les possesseurs de chat. Les animaux induisent un rythme cardiaque plus lent, des niveaux de stress moins élevés, des taux de triglycérides et de cholestérol plus faibles et une tension artérielle plus basse.
Début 2015, le Dr Karen Allen a conclu une étude pour l'université de l'état de New York à Buffalo qui démontrait que la tension artérielle des agents de change atteints d'hypertension ayant adopté un chat était moins élevée lors de situations stressantes que celle de leurs collègues ne possédant pas de chat.
(…) Il y a des années, après une douloureuse blessure au tibia, Sally, notre chatte Maine Coon, s'allongeait tout doucement sur ma jambe en ronronnant quand je me couchais le soir, chose qu'elle n'avait jamais fait avant mon accident et ne refit jamais après ma guérison. Ses bons soins nocturnes ont sans aucun doute participé à me soulager car je soupçonne que le ronronnement du chat guérit les cellules.
Étant donné toutes leurs capacités, les chats dits "domestiques" pourraient-ils en savoir plus sur nous que nous n'en avons appris sur eux ?
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