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Le nouveau documentaire de Michael Moore consacré à la crise économique. Un regard global sur la crise financière et l’économie américaine, ainsi que la transition entre l’administration Obama et celle de George W.Bush.

Un film réalisé au lance-roquettes. Tout y passe. Des familles expulsées de leur logement, pourtant remboursé jusqu’au dernier cent mais hypothéqué grâce à cette géniale invention que sont les subprimes. Des cohortes d’autoproclamés “vautours”, qui lorgnent sur ces pépites au prix inégalable. Des pilotes de ligne endettés sur vingt ans pour avoir financé leurs études à crédits et… payés 20 000 $ par an, ce qui les contraint à pointer à la soupe populaire ou à trouver un job d’appoint. Des étudiants contractant des prêts de 100 000 $, qui devront les rembourser au quintuple, faute de trouver un boulot assez rémunérateur. Le “coup d’Etat financier” du plan Paulson. Des patrons qui spéculent sur la mort de leurs employés…

Que l’on parle de Madoff, qui a réussi à volatiliser plus de 40 milliards d’euros ou de Kerviel, avec ses 5 milliards d’euros, nous avons affaire à des débutants… Car le plus grand délinquant financier de tous les temps s’appelle Hank Paulson, ancien PDG de Goldman Sachs, et qui en sa qualité de Secrétaire au Trésor de Bush (en français on dit Ministre des finances), a délesté les contribuables américains de près de 500 milliards d’euros, soit une douzaine de Madoff et plus de 100 Kerviel. Le film est essentiellement consacré à ce casse du siècle. Mais Moore a voulu élargir le débat, et faire le procès du capitalisme en général, à travers des exemples un peu hétéroclites mais bien parlants.

Quelle que soit l’opinion que l’on peut avoir de Michael Moore et de son analyse, ce film demeure un complément intéressant dans l’analyse de cette crise économique aussi dévastatrice que scandaleuse. Voir une analyse pertinente de son film sur le site suivant : http://www.superno.com/blog/2009/12/capitalism-a-love-story/

A noter, Moore ne lutte pas contre le piratage de son film. Au contraire, il encourage les communautés locales, les individus ou même les élus à diffuser le film ou à le projeter gratuitement. “Je veux que les gens soient créatifs et qu’ils le montrent partout, depuis leur salon jusqu’aux campus des universités en passant par leurs cinémas de quartier. Ils ont ma permission totale de le faire.

 

Il a déclaré : Je ne suis pas d’accord avec les lois sur le droit d’auteur et je n’ai aucun problème avec les gens qui téléchargent mon film et le partagent avec les gens tant qu’ils n’essayent pas de faire du profit sur mon travail“, avait-il alors déclaré. Effectivement, cela n’a pas empêché son documentaire Fahrenheit 9/11 de devenir le mieux vendu dans l’histoire du cinéma.

 

Une citation, issue du dossier de presse : “Qu’est-ce que votre film a à offrir à vos spectateurs ? Du pop-corn et des fourches”. N’abusez pas des sucreries…


Folamour,

 

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