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Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais je vous avais déjà alerté sur les iniquités des Banksters. Alors je passe pour un original, même au sein de mon église, qui se veut 'moderne', mais je l’accepte. Ce qui ne m'a pas empêché de continuer mes recherches sur Abraham, qui 1800 ans avant J.-C. semblait interdire l’usure, et cela m’a mené tout droit à une idole assez mal connue dénommée : Mammon, qui est pourtant le 2e Prince des Enfers et partie intégrante de Lucifer, car il est l'ange de la richesse et le démon de l'avarice.  Avarice que j’avais isolé comme une des principales causes de notre malheur, et justement,  il y a 2011 ans ... Notre Père par l’intermédiaire de Jésus... n’a cessé (comme c'est relaté dans la Bible) de nous mettre en garde contre lui : « Aucun homme ne peut servir deux maîtres : car toujours il haïra l'un et aimera l'autre. On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon (Matthieu 6:24) ». Mais au cours de l’histoire et grâce au truchement des impies, presque l’intégralité de l’humanité a été fourvoyée, pour être écartée des Évangiles et forcée à adopter les principes de Mammon, afin de lui vouer inconsciemment un culte.

Vous comprenez maintenant, alors que le système capitaliste est à l'agonie ou à son apogée (c'est selon), et que nous sommes à la veille de 2012, soit 2011 ans plus tard, ce qui se passe réellement et les enjeux ?

Je peux me tromper, mais je crois donc déceler qu'après toute cette patience, quelqu’un a quelque chose à nous dire… Ou nous rappeler... Encore un peu de persévérance…

Update 25.10.2015 :

Introduction :

Chaque mois, nous vous proposons un message d'édification et d'exhortation qui a pour but d’aider les chrétiens actuels à avoir plus de discernement spirituel face aux hérésies qui se multiplient si rapidement et subtilement dans les églises actuelles. Ce message répondra certainement à de nombreuses questions que vous vous posez sur tel ou tel sujet controversé d’aujourd’hui.

Dieu ou Mammon ?

200962704456    220px The Worship Of Mammon
 
Le texte biblique probablement le plus important, avec celui du chapitre précédent (1 Ti 6:10), concernant les pièges d’une mauvaise attitude à l’égard de l’argent, se trouve dans 1 Timothée chapitre 6, verset 9 : « Ceux qui veulent à tout prix s’enrichir s’exposent eux-mêmes à la tentation et tombent dans le piège de nombreux désirs insensés et pernicieux qui précipitent les hommes dans la ruine et la perdition. »

1. La Bible parle davantage de l’argent et des richesses que du ciel et de l’enfer réunis

L’avertissement de l’apôtre Paul s’adressait aussi bien aux faux docteurs de son temps qu’aux chrétiens dans le cœur desquels Mammon (le dieu de l’argent) avait remplacé le vrai Dieu. Ils s’étaient détournés des choses de Dieu pour se consacrer à leur quête effrénée de richesses.

L’accumulation égoïste de biens matériels est un signe qui laisse présager que la perspective de l’éternité ne fait plus partie de la vie (Col 3:1). L’égoïste et l’avare ne trouvent plus satisfaction en Dieu. Ils ne sont plus orientés sur le Seigneur, mais sur eux-mêmes et sur leurs possessions. Prenons par exemple le sort tragique de la femme de Lot. Sa faillite spirituelle était due au fait qu’elle avait placé toutes ses affections dans une cité terrestre plutôt que céleste (Ge 19:16,26 ; Lu 17:28-33 ; Hé 11:8-10).

Le sujet de l’argent et des richesses est donc d’une importance capitale. D’emblée, il nous faut savoir que sur les 38 paraboles que Jésus a utilisées dans les Évangiles pour enseigner la foule, 16 d’entre elles traitent les questions d’argent et la nécessité impérative d’en avoir une bonne gestion. Nous remarquons Jésus mettre un accent tout particulier sur cette réalité, non sans raison d’ailleurs, comme nous le constaterons tout au long de notre étude.

Par exemple, il parla davantage sur le thème de l’argent et des richesses que du ciel et de l’enfer réunis. Dans les Évangiles, 1 verset sur 10 traite de l’argent et des possessions, ce qui fait un total de 288 versets dans les 4 Évangiles. Dans la Bible, nous avons environ 500 références sur la prière, a peu près autant sur la foi, mais nous en avons plus de 2000 sur l’argent et les richesses. C’est donc un thème crucial dans les Écritures.

Jésus a probablement parlé davantage sur le sujet des richesses que sur n’importe quel autre. Mais cela était bien souvent pour avertir et faire des reproches. Jamais il n’a prononcé de promesses de bénédictions pour ceux qui ont amassé des richesses pour eux-mêmes.

Examinons attentivement un des messages fondamentaux de Jésus sur ce point lorsqu’il déclare à ses disciples : « Nul ne peut être en même temps au service (grec, esclave) de deux maîtres, car ou bien il détestera l’un et aimera l’autre, ou bien il sera dévoué au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez servir en même temps Dieu et Mammon » (Mt 6:24)

2. Mammon représente les richesses et l’argent érigés en idole

« Mammon » (grec, mamonas) est un mot araméen signifiant richesse et est personnifiée comme une divinité. C’est l’argent érigé en idole en lequel quelqu’un se confie. Il représente le faux dieu du matérialisme.

Ce que Jésus veut dire ici, c’est que nous ne pouvons servir le faux dieu et le vrai Dieu en même temps. Il veut donc nous avertir que l’argent peut devenir un dieu. Celui qui « aime l’argent » ou qui en est esclave n’est rien d’autre qu’un idolâtre aux yeux de Dieu (Ep 5:5).

Qu’est-ce que l’idolâtrie ? C’est permettre à des choses matérielles de devenir le point de mire des désirs et des valeurs d’une personne, et par conséquent la pousser à dépendre de ces choses au lieu de se confier en Dieu lui-même (Ex 20:3-6 ; De 7:25,26). Le disciple de Jésus-Christ n’est pas appelé à rejeter le monde matériel, mais il doit soigneusement éviter de tomber dans le piège séduisant et trompeur du matérialisme et aimer Dieu par-dessus toute autre chose.

Dans le Nouveau Testament, mamonas est un mot utilisé par Jésus seulement, et que l’on retrouve 4 fois dans Matthieu et dans Luc 16:9,11,13. Les richesses dont Jésus parle sont des biens matériels, mais toujours dans le sens dénigrant un système matérialiste, égocentrique et immoral. C’est celui qui prévaut hélas ! dans l’expérience humaine et dans notre société actuelle, avec toutes les multiples conséquences désastreuses, catastrophiques et autodestructrices que nous connaissons tous.

Ce système mènera d’ailleurs un jour l’économie mondiale et financière à la ruine totale. Toute l’humanité en subira la sévère condamnation ainsi qu’un jugement irrévocable de la part de Dieu (Apocalypse 18). Nous développerons ce sujet crucial dans le prochain chapitre.
 
C’est un système de notre planète influencé par le prince de ce monde dont la philosophie, entièrement opposée à celle de Jésus, proclame que la destinée de l’homme est d’amasser des trésors sur la terre (Mt 6:19), de chercher en eux sa sécurité (Lu 12:15), et de s’y attacher de tout son cœur (Mt 6:21). Le chrétien qui accepte ce système cesse d’aimer sincèrement Jésus (Mt 6:24), car il ne peut servir à la fois Dieu et Mammon dont les conceptions et méthodes sont radicalement contraires.
 
A cause de l’influence quasiment démoniaque qu’exercent les biens et les richesses sur une personne, s’y attacher devient de l’esclavage et de l’idolâtrie (Ep 5:5).

Jésus veut nous libérer de cette chaîne, et pour notre bonheur éternel, nous place devant une décision radicale à prendre quant au maître que nous choisissons de servir dans notre vie chrétienne ici-bas : « Dieu ou Mammon » (le dieu du matérialisme).

3. Dieu a averti l’homme : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face »

Déjà dès le début de l’histoire d’Israël, l’Éternel Dieu avait averti son peuple en déclarant : « Je suis l’Eternel ton Dieu... Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » (Ex 20:2).

C’était là, sur le mont Sinaï, le tout premier des dix commandements. Le Seigneur le répète solennellement lors de son sermon sur la montagne (Mt 6:24).

Il existe deux maîtres se partageant l’allégeance de l’humanité. Certains servent le Dieu vivant et vrai ; d’autres servent Mammon, le dieu de la richesse et du matérialisme. Des multitudes suivent ce dernier, se courbent devant lui, le servent et l’adorent jusqu’à en perdre leur âme.

Jésus a mis l’homme en garde contre ce danger mortel en déclarant : « Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme ? ou, que donnerait un homme en échange de son âme ? » (Mt 16:26).

Personne ne peut donc servir les deux maîtres en même temps, malgré la prétention des prédicateurs de « l’évangile de prospérité » revendiquant exactement le contraire. Cela est une impossibilité absolue. Le cœur ne peut appartenir à deux maîtres à la fois. En outre, ceux qui placent toute leur affection en Mammon finissent par haïr Dieu. « Celui qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu » (Ja 4:4).

Le chrétien qui se cramponne à Dieu, son trésor céleste, méprisera les choses attrayantes de cette terre. Rien ici-bas, à ses yeux, n’est comparable à la magnificence et la splendeur de son Seigneur.

Servir Mammon équivaut à s’éloigner du vrai Dieu et à l’érection d’une idole dans son propre cœur. La convoitise, selon les Écritures, est une idolâtrie (Col 3:5).

Il n’existe aucune échappatoire à cette terrible et solennelle alternative : Dieu ou Mammon. L’Éternel ou Baal. Les valeurs du ciel ou celles du monde. La vraie liberté de l’Évangile ou l’esclavage d’un faux évangile. Il n’y a point de compromis ou de juste milieu dans ce domaine.

Jésus n’a-t-il pas déclaré que le premier et le plus grand commandement est : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée » (Mt 22:37).

L’apôtre Jean confirme en affirmant : « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (1 Jn 2:15-17).

4. Une mauvaise attitude du chrétien face à l’argent le fera aussi dévier dans d’autres domaines

Il est très instructif de remarquer que lorsque Jésus fait référence à Satan comme « le prince de ce monde » (Jn 14:30), il ne dit jamais que l’homme doit choisir entre Dieu et Satan.

Quand Jésus parle de deux maîtres que les hommes pourraient servir, il précise que les deux maîtres en question sont Dieu ou Mammon (Lu 16:13). Dans le christianisme en général, les prédicateurs ont toujours recommandé avec raison et insistance aux chrétiens de choisir entre Dieu et Satan, mais Jésus, lui, va plus loin et demande à ce que le choix se fasse aussi entre Dieu et Mammon.

Satan est devenu maître dans l’art de manipuler les foules. Il sait que si l’on demande aux gens de choisir entre Dieu et Satan, personne ne choisira Satan. Mais lorsqu’il s’agit de choisir entre Dieu et Mammon, Satan sait que même les chrétiens auront beaucoup de peine à prendre la bonne décision.

Satan est heureux de rester dans l’ombre, à l’abri des regards, parce qu’il sait que de cette manière il pourra séduire beaucoup plus de gens. Il sait très bien que lorsqu’un chrétien est influencé dans ses décisions par l’amour de Mammon (de l’argent), il est en fait en train de le servir, lui le prince de Mammon, tout en s’imaginant servir Dieu.

A partir du moment où l’attitude du chrétien par rapport à l’argent (Mammon) est fausse, il se fourvoiera également dans tous ses autres choix. Ce faisant, il s’intègre dans le système de pensée du monde que Jésus-Christ est précisément venu détruire.
 
Une telle personne, sans s’en rendre compte, devient un traître dans l’oeuvre du Seigneur sur la terre. Elle travaille en réalité aux côtés de Satan sans le savoir. C’est là un problème fondamental dans la vie de nombreux chrétiens de nos jours. Ils n’ont pas saisi les complots et les subterfuges de Satan.

« L’évangile de prospérité » fut introduit vers la fin du 19e siècle (nous en parlerons plus en détail dans un autre chapitre), par des prédicateurs dont l’amour pour Mammon était manifeste. Ils devaient évidemment trouver des textes « bibliques » pour justifier leurs styles de vie extravagants et les sommes énormes d’argent accumulées, provenant des offrandes extirpées à leurs « disciples ».

Pour expliquer leurs agissements, ils ont fait un amalgame de la nouvelle alliance du Nouveau Testament avec celle de l’Ancien. Ils sont allés dénicher, dans l’Ancien Testament, des promesses que Dieu avait faites seulement pour Israël et ils ont commencé à les proclamer comme étant un signe irréfutable de la bénédiction divine dans la vie d’un croyant aujourd’hui.

Hélas ! de très nombreux chrétiens, ayant eux aussi ce penchant pour l’amour de l’argent, ont irrésistiblement été attirés par ces propositions alléchantes et sont tombés dans le piège de la convoitise de ce faux et nouvel évangile.

5. Le chrétien doit impérativement veiller à ses priorités

Jésus a bien dit que nous ne pouvions servir (grec, être l’esclave de) deux maîtres à la fois (Lu 16:13). Comme il est impossible de se rendre dans deux directions opposées en même temps, nous ne pouvons aimer et servir deux maîtres à la fois. Si nous choisissons de servir Mammon (l’argent), alors nous ne pouvons servir Dieu. Si nous décidons de servir Dieu, nous ne servirons pas Mammon. Jésus réclame de notre part une loyauté et une intégrité totales. C’est ainsi qu’il occupera la première place en toutes choses dans notre vie (Mt 6:33).

Si Dieu est notre Maître, alors l’argent sera notre serviteur, et nous utiliserons nos ressources selon la volonté de Dieu. Mais si Dieu n’est pas notre Maître, nous deviendrons les esclaves de l’argent, et l’argent est un terrible maître !

Il est donc impératif que nous gardions nos priorités en ordre. Nous pouvons posséder de l’argent, mais nous ne devons en aucun cas en être captifs. Car l’argent a le pouvoir de prendre la place de Dieu dans notre cœur. Il peut, petit à petit, devenir notre maître. Jésus nous prévient de l’importance de n’avoir qu’un seul maître. Le danger est bien réel, car nous vivons dans une société matérialiste et cupide où des multitudes de gens sont hélas, esclaves de l’argent en ayant fait de lui leur idole et leur dieu. Notre choix s’établit donc entre Dieu ou Mammon, entre deux systèmes, deux styles de vie. Les deux sont représentés non comme des employeurs, mais comme des maîtres en opposition l’un à l’égard de l’autre et dont les employés sont des esclaves. L’esclavage implique le fait d’être la propriété d’une personne et réclame un service à temps complet.

6. Le chrétien, un gérant et non un propriétaire des biens que Dieu lui a confiés

Dans notre relation avec Dieu, aucun droit ne nous est attribué. Il doit être le Maître incontesté de notre vie. Ne nous posons jamais la question : « Qu’est-ce que je désire faire ? », mais demandons-nous plutôt : « Qu’est-ce que Dieu attend de moi ? »

Chaque instant de notre vie appartient à notre Maître. Tout ce que nous sommes et que nous possédons doit être entièrement à sa disposition. Nous sommes des gérants et non des propriétaires des biens que Dieu nous a confiés. Tout ce que nous avons appartient à Dieu. Les Écritures confirment abondamment cette pensée (Ps 24:1 ; 50:10,12). Dans la parabole des talents, Jésus souligne bien que c’est le Maître qui donne des talents à ses serviteurs (Mt 25:15) et la vigne aux vignerons (Mt 21:33).

Jésus conclut le chapitre 6 en déclarant : « Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice et toutes ces choses vous seront données par-dessus » (Mt 6:33). Tous ceux qui suivent Christ sont vivement encouragés à rechercher par-dessus tout le royaume de Dieu et sa justice. Le verbe « chercher » sous-entend le fait d’être continuellement absorbé par quelque chose ou celui de s’efforcer, de manière active et assidue, de l’obtenir.

Ces paroles contiennent une promesse faite par Dieu à ses enfants, celle qui déclare que tous ceux qui font de la volonté de Dieu leur priorité en des temps favorables ou non, peuvent être certains que leur Père céleste fera parfaitement sa part. Comme Dieu le déclare dans les Ecritures, il pourvoira non à leurs désirs, mais à chacun de leurs besoins. Toutefois, dans sa grande compassion, il saura aussi nous combler de toutes sortes de bénédictions particulières, lorsqu’il le jugera bon.
 
Confions-nous donc sans réserve dans les paroles rassurantes et réconfortantes de Jésus, le bon Berger qui nous dit : « Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de ce que vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?... Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin... Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine » (Mt 6:25-34).
 
Le chrétien fidèle dans l’acquittement des tâches et des responsabilités que Dieu lui a confiées, trouvera en son Père céleste cette indéfectibilité à pourvoir à chacun de ses besoins tout au long de sa vie.
 
 
Précisions de Chalouette :

"... Religion et argent, entre morale et spiritualité, entre bénédiction et culpabilité. Les rapports marchands étant au cœur des relations sociales, la religion a été contrainte de s’y intéresser. Tout en ne niant pas l’utilité de l’argent, les religions tentent de moraliser son usage en prônant le même message, celui de la générosité. En effet, l’aumône constitue un devoir du croyant dans ces trois religions. Cependant leur conception de l’argent et des rapports que la religion doit entretenir avec lui diffèrent d’une confession à l’autre. Dans le judaïsme, l’argent n’est pas l’antithèse de Dieu ou un obstacle à la foi, contrairement au christianisme qui condamne cette idole. Ainsi pour les juifs, l’argent est signe de bénédiction divine, de grâce et non de honte à condition qu’il ne soit pas signe d’égoïsme.

Cependant, face à la réalité de l’inégalité de la répartition des richesses, le Deutéronome impose une remise à zéro des dettes tous les sept ans, l’année sabbatique, et le don des premiers-nés des troupeaux. Quant au fameux prêt à intérêt, il est un tabou de la pensée juive car il va à l’encontre de l’idée de don. Mais dans les faits, ce tabou se lézarda et le prêt fut toléré envers les non-juifs. Dans le christianisme, on observe une nette crispation quant au sujet de l’argent car il peut, comme met en garde Jésus dans son enseignement, devenir une idole voire un Dieu (Mammon). En clair, le christianisme fait de l’argent une question spirituelle et non morale comme le judaïsme, c’est-à-dire qu’il interroge le fondement même de l’existence : sur quoi doit-on fonder son existence ? Comme chez les juifs, l’usure est interdite aux chrétiens jusqu’à Calvin. Chez les protestants également, la réussite sociale et économique est signe de bénédiction, voire même plus, d’élection divine. Grande nouveauté dans le christianisme, le protestantisme exalte l’effort, le travail et l’action au contraire du catholicisme mettant en avant la pauvreté et le retrait du monde. L’argent devient ainsi une juste récompense des talents et du travail et opère alors une véritable déculpabilisation chez les protestants comme chez les juifs.

Dans l’islam, on retrouve également ce lien entre argent et bénédiction divine. Le croyant doit redistribuer et faire circuler l’argent et purifier le reste par l’aumône, l’usurier est aussi condamné tout comme le rentier, le spéculateur ou le joueur...

Source : La Cliothèque

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