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Alors que Nicolas S. parle de la valeur Travail, voilà qui devrait vous donner quelques pistes. Un monde qui renie son histoire et son passé est voué à se heurter toujours aux mêmes maux. Pour ceux que cela intéresse, cette vidéo et cet article donneront du relief aux différentes crises et au concept de synarchie évoqué par le Père J.-Paul Regimbald. Pour tentez votre chance, allez directement à 5 mn 22 (Merci à Chalouette).

Update 15.10.2017 :

Certes, sans extrapoler, puisque l’histoire circonscrit par définition un événement dans un contexte bien précis, force est de constater que d’étranges similitudes nous font écho dans notre monde contemporain avec la période des années 30. Car si on peut admettre qu’il existe bien une certaine pérennité dans l’espèce humaine et que, d’autre part, le grand capital et le fascisme ont une racine commune qui s’appuie sur le Darwinisme social. Nous comprenons mieux dès lors, pourquoi certaines de nos élites s’acharnent à supprimer l’histoire-géographie obligatoire dans certaines filières. 

C’est pourquoi il est important de s’intéresser aujourd’hui à l’histoire et plus particulièrement au rôle joué par le fascisme dans les années 30. Cette conférence d’Annie Lacroix-Riz nous montre bien que les partis d’extrême droite, aujourd'hui comme hier, sont utilisés par les oligarchies capitalistes comme dernier ressort pour maintenir leur domination. De crise en crise, le capitalisme est de plus en plus perçu pour ce qu’il est : un système d’exploitation des travailleurs (la mythologie sur "le meilleur système économique de régulation pour la répartition des richesses..." a fait long feu). C’est pourquoi, depuis longtemps, le rôle de l’extrême droite nationaliste et autoritaire est de discréditer autant que possible les mouvements de travailleurs, de les diviser (les sans-papiers contre les étrangers légaux, les nationaux contre les légaux étrangers, et les sans-papiers, les nationaux entre eux, ...). Voir ce que dit à ce propos, Annie Lacroix-Riz, à la 31e minute de la conférence, sur cette capacité qu’a le Capitalisme à faire baisser les salaires grâce à cette extraordinaire facilité orwellienne que donne à la fois l’embauche de main-d’œuvre et la capacité idéologico-politique de dénigrer cette embauche de main-d’œuvre (rôle très bien joué par la droite et encore plus par l’extrême droite).
 
On a observé ces liens très forts en entre l’oligarchie capitaliste et le fascisme au début de siècle dernier en Europe (et encore plus tard en Espagne et au Portugal) mais également en l’Amérique latine avec les dictatures militaires (Pinochet, la junte militaire brésilienne et toutes les dictatures ayant participé au plan Condor).
 
Si on regarde l’Histoire, on ne peut que se rendre compte que l’oligarchie capitaliste a toujours soutenu ces mouvements nationalistes et combattu les mouvements de travailleurs et l’extrême gauche anti-capitaliste, en Asie, en Amérique Latine comme en Afrique. L’illustration en France de ces liens profonds est le slogan de la synarchie française, société secrète de banquiers et de grands industriels, "Plutôt Hitler que le Front populaire". Cette synarchie qui pour Annie Lacroix-Riz n’avaient pas pour but de ruiner la "Révolution nationale" du Maréchal Pétain mais représentaient les intérêts de groupes financiers, et d’organismes patronaux liés à des groupes ou organismes allemands qui souhaitaient comme leurs homologues d’outre-Rhin l’instauration d’un régime fasciste. On peut effectivement comprendre aisément que, pour les oligarques qui veulent garder leurs privilèges, il vaut mieux la mise en place d’un pouvoir d’extrême droite nationaliste que celle d’un projet politique basé sur l’autogestion, la participation directe des travailleurs, la vraie démocratie.
 
 On pourrait donc définir l’extrême droite comme le dernier recours de l’oligarchie capitaliste contre le peuple. Si ça tourne mal pour eux, ils finiront, comme toujours, par financer et appuyer l’extrême droite, ultime rempart contre les peuples. Ce sont les chiens de garde du Capitalisme (d’ailleurs le récent débat amical entre Marine Le Pen et Henri Guaino nous laisse imaginer sans doute avec raison, que si le peuple français se révolte durement, ces deux personnes pourraient très bien s’allier sans souci, pour mettre en place un pouvoir encore plus autoritaire et policier qu’aujourd’hui, pour pouvoir mieux "tenir" le peuple. Comme en Grèce ou l’extrême droite a gouverné avec un représentant de Goldman Sachs et où la répression se durcie toujours plus).
 
 Faut-il rappeler également le passé des Hortefeux, Devedjian, Longuet, Madelin (chantres français du capitalisme et de la mondialisation financière) qui sont tous passés par cette école de formation politique qu’est le GUD, organisation étudiante francaise d’extrême droite, et qu’ils y ont côtoyé les futurs cardes du FN et des différents groupuscules d’extrême droite. A ce niveau-là, il n’y a plus de hasard.
 
Source : agoravox.tv
 
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