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William Jung, Webmaster de Crashdebug.fr

La lettre d'appel de Maurice BERGER

LES RISQUES MAJEURS DU PROGRAMME D’« EDUCATION A LA SEXUALITE »

Texte introductif - le 25-05-2017

Maurice BERGER

En mars 2017, le gouvernement de l’époque a présenté son programme d’« éducation à la sexualité », déjà appliqué dans certains endroits, et en a annoncé la généralisation en octobre 2017 sous l’égide des ministères de la Santé et de l’Education nationale. Ce programme comprend deux volets, l’un consacré à la prévention, a attiré l’attention des médias qui, du coup, n’ont pas prêté attention au volet « éducation » qui présente des risques importants pour les enfants et adolescents concernés, risques décrits dans les documents qui suivent.

J’ai estimé nécessaire de rédiger un texte introductif à ces documents, car sans cette précaution, il est probable que le lecteur y réagira avec incrédulité, comme je l’ai fait moi-même. Car j’ai longtemps refusé de prendre ces informations au sérieux, il m’était impossible d’y croire. Et puis je suis allé vérifier les références indiquées, et j’ai constaté la validité de l’énorme travail de recherche effectué par mes collègues, groupe de professionnels psychologues et pédopsychiatres vigilants, « lanceurs d’alertes » dont je me fais le porte-parole ici.

Le volet prévention est d’une importance majeure. Il porte sur la prévention des maladies sexuellement transmissibles en particulier lors des premières expériences sexuelles, la contraception afin d’éviter des grossesses précoces, la possibilité de prendre une contraception et d’avoir recours à l’IVG sans accord parental, la possibilité de dire « non » face à des sollicitations sexuelles, l’interdiction d’avoir des relations sexuelles avec un mineur de moins de 15 ans ou entre mineurs s’il existe une grande différence d’âge, l’interdiction de mariage forcé, l’interdit de l’inceste avec des références à la dimension pénale, les violences sexuelles, l’égalité homme-femme, le fait qu’aucune forme de sexualité (pédophilie exceptée) ne doit faire l’objet de discrimination, etc.

Le volet éducatif soulève, lui, des questions inquiétantes. Pourtant de sages précautions sont préconisées pour aborder cette thématique, telles que le respect de l’intimité des mineurs, la nécessité de ne pas couper l’information du domaine affectif, la mise en place de groupes non mixtes (filles et garçons séparés) pour débattre de sujets délicats, un refus de tout prosélytisme de la part des intervenants qui doivent être en binôme. Mais à de nombreux endroits, il existe un écart énorme entre les intentions officielles et la réalité des pratiques, ce qui est déjà à l’origine de tensions entre les formateurs et les parents, les formateurs et les mineurs, les formateurs entre eux. Les recherches menées par notre groupe de travail montrent que ces dérives ne sont dues à des intervenants « atypiques », mais qu’elles sont liées à l’origine même de la notion d’ « éducation à la sexualité ». Sous l’influence de lobbies particuliers, ce terme est inscrit dans le programme de l’OMS, organisme appartenant à l’ONU, dans un programme intitulé « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe ». Nous y reviendrons.

Voici quelques exemples parmi les situations ou actions qui paraissent être à risque.

Le premier risque est que les adultes prennent une place de séducteurs, initiateurs de la sexualité. Sur le site « onsexprime.fr » sous tutelle du ministère de la Santé, destiné aux mineurs à partir de la classe de cinquième, donc âgés de 12 ans, quel est l’intérêt de décrire les six positions de pénétration vaginale, dessins ludiques à l’appui, et comment se pratique la sodomie, et pourquoi les acteurs des films pornographiques éjaculent hors du vagin de leur partenaire ? On peut aussi s’étonner de l’absence d’intervention ou de limite posée par les adultes supposés réguler ce site (...)

Lire la suite de la lettre de Maurice BERGER, pédopsychiatre, ex-professeur associé de psychopathologie de l’enfant à l’Université Lyon 2

Source(s) : Pros-contre-educsex.strikingly.com via Muriel

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Information complémentaire :

Crashdebug.fr : L'explosion des troubles chez les tout-petits surexposés aux écrans

muriel 26 06 2017 

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