Egypte : les Frères musulmans acceptent l'appel au dialogue de l'armée

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Ils refusent de se joindre à une nouvelle manifestation alors que le gouvernement a présenté sa démission. Depuis trois jours, les affrontements meurtriers ont fait 26 morts dans le pays. 

Ne pas aller trop loin. Les Frères musulmans d'Egypte, la force politique la mieux organisée du pays, ont annoncé qu'ils ne participeront pas à la manifestation prévue ce mardi, place Tahrir au Caire, contre le pouvoir militaire. Au contraire, ils ont répondu favorablement à une réunion de dialogue auquel a appelé le pouvoir militaire, après trois jours de violences entre manifestants et police. 

En effet, pour la première fois depuis le début des violences samedi, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) a reconnu que le pays était en "crise", appelant "en urgence" les forces politiques à un dialogue "pour examiner les moyens d'en sortir le plus rapidement possible". 

Le Parti de la liberté et de la justice avait appelé le CSFA, au pouvoir depuis la chute de Moubarak, à poursuivre les auteurs "des horribles crimes" commis et à arrêter "l'effusion de sang". Il faisait référence aux trois jours d'affrontements meurtriers entre forces de l'ordre et manifestants hostiles au pouvoir militaire en place depuis la chute du président Hosni Moubarak, qui ont fait 26 morts dans le pays, notamment sur la place Tahrir. 

La formation d'un "gouvernement de salut national"

Lundi soir, le gouvernement d'Essam Charaf, nommé en mars par le CSFA pour gérer les affaires courantes, a présenté sa démission "au vu des circonstances difficiles que traverse actuellement le pays", mais le conseil militaire n'a pas encore dit s'il l'acceptait ou non. 

Des mouvements égyptiens à l'origine du soulèvement ont appelé à une manifestation massive ce mardi pour réclamer la fin du pouvoir militaire et la formation d'un "gouvernement de salut national", à moins d'une semaine des premières législatives tenues depuis la chute de Moubarak. 

Les Frères musulmans, très critiques eux aussi à l'égard du pouvoir militaire, sont hostiles à un report de ce scrutin qui débute le 28 novembre et pour lesquelles ils estiment être en position de force. 

Source : L'Express / AFP

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