Elle menace de s'immoler devant Pôle emploi, elle est internée...

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Histoire de bien faire peur aux gens, pour qu'ils ne réclament par leurs droits.... Maintenant vous saurez qu'il y a des mots tabous dans ces agences, soyez plus subtils ; )...

Isabelle Hay, 56 ans qui vit à Vouthon (Charente), a menacé de s'immoler, jeudi 7 mars, devant une conseillère Pôle emploi. Les cadres de l'antenne du Champ-de-Mars à Angoulême ont paniqué, probablement à cause de l'immolation d'un chômeur le 13 février à Nantes.

Isabelle Hay s'est retrouvée internée pendant trois jours en soins psychiatriques et placée en garde à vue.

Elle a contacté un journaliste de La Charente libre, Kevin Cadioch, qui a écrit un article et tourné cette vidéo mardi. Isabelle y reprend l'histoire depuis le début :

« [J'ai dit à la conseillère que] si je n'avais pas un rendez-vous avec le directeur de Pôle emploi auquel j'ai écrit trois semaines auparavant, et qui ne m'a pas répondu, je viendrai avec une jerricane et des allumettes, tout simplement. »

« Mieux vaut prendre plus de précautions que pas assez »

Puis elle raconte qu'elle a été internée, de façon abusive.

« J'ai eu une violation de domicile par huit policiers [...]. J'ai eu huit personnes chez moi, qui ont envahi ma maison et là je n'ai pas compris. Parce que dans l'après-midi, enfin à 12h15, le directeur de Pôle emploi m'avait donné un rendez-vous vendredi à 15 heures et donc j'étais satisfaite [...]. Et donc on m'a emmené de force évidemment, on m'a emmené à Girac [l'hôpital de Girac, ndlr], pour faire un suivi psychologique.

On m'a déshabillée, mise au lit comme si j'étais malade. Je ne suis pas malade, ni suicidaire d'ailleurs. Comme ils n'ont pas trouvé de solution, ils m'ont emmenée de force à Camille-Claudel [centre hospitalier Camille-Claudel, ndlr] toujours, on m'a internée, c'est internement abusif parce que j'avais dit de simples mots, alors que je n'avais aucune intention de faire quoi que ce soit. J'ai été reçue par un psychiatre qui voulait absolument me donner un traitement de gré ou de force.

A la fin des 72 heures de garde à vue, j'ai été réexaminée par un psy et qui a peut-être conclu que cela ne servait à rien de me garder plus longtemps ici. Ces gens-là ont dû porter plainte, et moi aussi je vais peut-être porter plainte.

Ce n'est pas normal, quelqu'un qui veut travailler, quelqu'un qui a besoin de travailler, on l'agresse sans arrêt avec des courriers, avec des menaces, de l'humiliation. »

Joint par La Charente libre, Laurent Coppin, directeur territorial de Pôle Emploi, justifie son appel à la police :

« La dame a réitéré ses menaces. Nous avons donc pris la décision de prévenir les services compétents. Mieux vaut prendre plus de précautions que pas assez. »

Le journaliste a pu vérifier toutes les informations, nous dit-il, et il est en train d'écrire un article pour l'édition de vendredi.

 

Source : Sott.fr

Informations complémentaires :

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