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La situation se tend, avouez que ça serait idéal que le conflit se généralise pour abandonner les élections. Du reste, j'en profite pour vous passer cette interview du jeune homme qui a sauvé le bébé, car je l'ai trouvé très bien et pleine d'espoirs.

Update 13.02.2017 : Je n'ai pas dit que je souhaitais que la situation se généralise, j'ai simplement émis l'hypothèse que cela permettrait à pas mal de gens au pouvoir de se maintenir en place... Le temps que ça passe...

Amicalement,

f.


Violences à Bobigny : témoignage du lycéen sauveur d'une fillette piégée dans une voiture en feu

Les échauffourées consécutives au viol présumé de Théo à Aulnay-sous-Bois prennent un tour de plus en plus radical. Les autorités se mobilisent pour empêcher qu'elles ne dépassent les frontières de la Seine-Saint-Denis.

L'affaire du jeune Théo, 21 ans, malmené par la police à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 2 février dernier, peut-elle réveiller le spectre des grandes émeutes de 2005 ? La question évidemment effleure les autorités à mesure que s'enracine la protestation contre les «violences policières». Pourtant, les événements sont loin d'avoir la même intensité. «La flambée de violence de 2005, c'est trois semaines de heurts sur tout le territoire, 300 bâtiments détériorés, 10.000 véhicules incendiés, 130 policiers et émeutiers blessés et pas un mort», rappelle un haut fonctionnaire de la Sécurité publique.

«Rien qu'à Bobigny, les unités de forces mobiles engagées samedi soir ont dû tirer plus de 100 grenades lacrymogènes pour faire reculer les assaillants  !»

N'empêche ! Les manifestations consécutives à l'arrestation musclée de Théodore par quatre policiers - dont l'un est soupçonné de viol - prennent un tour de plus en plus radical. Samedi, en fin d'après-midi, à Bobigny, un rassemblement sous les fenêtres du palais de justice a viré à la guérilla urbaine. De multiples incidents ont aussi été relevés un peu partout dans le département, justifiant 37 interpellations au total. Il y a en eu d'autres dans le 93 depuis bientôt plus d'une semaine. «Rien qu'à Bobigny, les unités de forces mobiles engagées samedi soir ont dû tirer plus de 100 grenades lacrymogènes pour faire reculer les assaillants !», révèle un gradé des CRS. Dans le Val-de-Marne, le domicile du syndicaliste policier qui a déclaré sur un plateau de télévision trouver le terme raciste «bamboula» «à peu près convenable» fait l'objet d'une «sécurisation», par peur de représailles. Le policier soupçonné de viol lors de l'interpellation d'Aulnay est, quant à lui, ouvertement menacé de mort sur les réseaux sociaux.

«Risque de contagion»

Dans les mots d'ordre des manifestants, le parallèle est établi entre cette affaire et le sort des deux jeunes de Clichy-sous-Bois, Zyed et Bouna, dont la mort, dans un transformateur électrique après une course-poursuite avec la police, le 27 octobre 2005, avait conduit aux émeutes, obligeant l'État à décréter un couvre-feu. À Beauvau, aujourd'hui, Bruno Le Roux, encore jeune dans sa fonction, surveille les événements comme le lait sur le feu mais reste en retrait. Les forces mobiles, très mobilisées sur les frontières, de Calais à Menton, n'ont pas le don d'ubiquité et il ne faudrait pas que les banlieues s'embrasent.

Les services de renseignement glanent tout ce qu'ils peuvent pour tenter d'anticiper les troubles. Un SMS, par exemple, appelle à un rendez-vous devant la mairie de Drancy pour en découdre avec les «keufs», au nom de «Théo, Adama, Zyed, Bouna».

Pour l'heure, les échauffourées où s'illustrent les bandes restent circonscrites au 93 : Aulnay, Bobigny, Tremblay-en-France, Le Blanc-Mesnil, Stains, Neuilly-sur-Marne. Mais un préfet le dit : «Le risque de contagion ne saurait être négligé.» D'autant que la liste des grandes villes françaises où se déroulent des manifestations s'allonge : Nantes, Rennes, Bordeaux, Rouen, Toulouse, Marseille, avec souvent des débordements à la clé. À Paris, vendredi soir, 150 manifestants mobilisés via les réseaux sociaux par des mouvements d'extrême gauche s'étaient rassemblés aux Halles, dans une ambiance très tendue. Le centre commercial avait été plongé dans un nuage de gaz lacrymogène.

Une période propice aux emballements

Bruno Beschizza, le maire LR d'Aulnay-sous-Bois qui a pris la défense du jeune Théo, dit œuvrer jour et nuit pour maintenir le calme dans sa ville, très abîmée par les échauffourées du milieu de semaine dernière. Un commissaire de police se souvient que «les émeutes de 2005 avaient explosé dans un contexte de clivage sécuritaire très fort entre la droite et la gauche, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui». On s'écharpait alors autour du mot «Kärcher». Et la rumeur voulait également qu'une grenade lacrymogène ait explosé au sein de la mosquée de Clichy-sous-Bois, lancée par la police. En plein ramadan…

L'affaire d'Aulnay n'est peut-être pas aussi explosive, mais les policiers savent que la période électorale actuelle est propice aux emballements. «Une simple faute de communication peut avoir des conséquences», concède un cadre de la Sécurité publique. Comme ce sauvetage d'une enfant dans une voiture que la police s'était attribué dimanche, alors que c'est un jeune qui l'avait délivrée des flammes à Bobigny. Les forces de l'ordre ont finalement plaidé le malentendu. Comme si la situation n'était pas assez complexe, l'extrême gauche s'active dans l'ombre dans l'espoir d'une «convergence des luttes» avec la banlieue. Jusqu'alors, elle a toujours échoué…

 

Source : Le Figaro.fr

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Information complémentaire :

Bobigny 13 02 2017

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