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La passivité a un prix, la complicité aussi. Cela fait longtemps que nous vous prévenons sur la prise en étaux dont les Français sont victimes entre l'inflation et la non-revalorisation des salaires et pension, etc., puisque depuis 10 ans, l'INSEE dit qu'il n'y a pas d'inflation grâce à un bête trucage des éléments choisis pour l'établir, alors que d'autres sources la donnent à 9,64%.

De ce fait ils se servent de cet argument pour dire qu'ils ne sont pas nécessaire d'augmenter les salaires et autres. Or la part des charges fixes, et notamment énergétiques et alimentaires n'est pas pris correctement en compte dans le calcul des salaires, et prennent de plus en plus de parts dans le budget de ménage. (Et avec l'Ukraine et le gaz, ce n'est pas fini).

Car l'inflation est bien là, depuis 10 ans les planches à billets de la BCE crachent de l'argent, ils arguent que cela n'a pas d'action sur l'inflation du fait que tout cet argent parte au secteur financier et pas à l'économie réelle (ce qui est un autre scandale car cela n'enrichit que ces derniers et ceux qui investissent en Bourses, alors que ce sont tous les citoyens européens qui sont endettés avec ces planches à billets).

Des années que nous prévenons, la guerre en Ukraine ne va pas arranger cela, et là aussi la passivité des Français face à l'appétit de l'Oncle Sam auront des répercutions, enfin, si grâce à l'action inénarrable d'Emmanuel Macron, nous ne sommes pas atomisés avant.

Amitiés,

f.

Moral Chute Libre
La baisse du moral des ménages risque d'avoir un impact négatif sur la consommation.
[Damien Meyer / AFP]

Le moral des ménages continue de se dégrader. Après avoir chuté en mars, l'indicateur perd encore deux points en avril, pour se fixer à 88. C'est bien en-dessous de la moyenne située à 100.

Le moral des ménages s'établit donc «à un niveau voisin des points bas atteints fin 2018, lors du mouvement des Gilets jaunes, et en 2020 lors des confinements», indique l'Institut national de la statistique (Insee) ce 27 avril. 

Moral Menage

Mesuré par l'indicateur de confiance, le moral des ménages permet de prendre la température des consommateurs, et de la manière dont ils perçoivent la situation économique. Pour calculer cet indicateur, l'Insee pose plusieurs questions à un échantillon représentatif de la population : leur opinion sur la hausse des prix, leur confiance en l'avenir, leurs craintes vis-à-vis du chômage... 

L'indicateur est établi à partir de ces réponses. Il donne des indices sur la consommation future des ménages, et donc, sur la croissance économique. L'indicateur est jugé «bon» s'il dépasse la moyenne fixée à 100.

Hausse des prix 

Les 88 points atteints en avril s'expliquent principalement par l'inflation. Celle-ci s'élève à 4,5% en mars, un niveau record depuis les années 80. La part des ménages qui considère que les prix ont augmenté au cours de l'année a donc «nettement» progressé en avril, note l'Insee, «au plus haut depuis l'été 2008». 

La part des ménages estimant que les prix vont encore augmenter au cours des douze prochains mois diminue, mais reste bien au-dessus de sa moyenne de long terme. 

Ce n'est pas une bonne nouvelle pour la croissance économique. En effet, les ménages risquent de réduire leurs dépenses : l'indicateur lié aux projets d'achats importants se situe 16 points en-dessous de la moyenne. L'indicateur lié à l'épargne, quant à lui, est 13 points au dessus de la moyenne. 

L'indicateur de confiance avait déjà fortement chuté par le passé, par exemple au moment de la crise des Gilets jaunes fin 2018. La hausse des prix du carburant était d'ailleurs le point de départ du mouvement. Lors des confinements également, l'indicateur de confiance s'était dégradé, la plupart des ménages jugeant qu'il était peu opportun de faire des achats importants au cours de la période. 

 

Source : Cnews.fr

 

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