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Un signe encourageant qui nous vient d'Espagne. Tout ce que j'espère, c'est qu'ils ne trahissent pas la population, comme Tsipras en Grèce. Sachez que cela n'est en rien utopique, des alternatives citoyennes sont possibles. Mais globalement, c'est tout le système qu'il faut réformer pour qu'elles soient viables.

Podemos 25 05 2015

« Oui, c’est possible ! Oui, c’est possible ! » Sur les places publiques de Madrid et de Barcelone, des centaines de personnes dansaient de joie, dimanche 24 mai au soir. Les élections locales et dans treize régions d’Espagne font figure de véritable séisme politique dans les deux plus grandes villes du pays, où des candidats d’« unité populaire » pourraient prendre le contrôle de la mairie. Ces élections représentent un sérieux revers pour le bipartisme qui articule les institutions espagnoles depuis la transition démocratique (1975-1982) et annoncent la victoire d’une gauche fragmentée dans des fiefs conservateurs.

Après quatre ans au pouvoir en Espagne, le Parti populaire (PP, droite, au pouvoir), affaibli par la politique d’austérité menée durant la crise et une succession de scandales de corruption, s’effondre. Avec 27 % des voix aux municipales, il perd 10 points par rapport aux élections de 2011. Cette chute permet au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, centre gauche) de remporter la victoire dans plusieurs régions et de nombreuses municipalités, malgré une nouvelle baisse de près de 3 points et à peine 25 % des voix. Le PSOE, également touché par plusieurs affaires, ne se remet pas des premières mesures de rigueur appliquée en 2010 par l’ancien chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero.

 

Source : Lemonde.fr

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