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 Aux antipodes des Canadiens, c'est le miracle de la zone euro...

Italie 22 06 2016
En pratique, selon le quotidien italien La Repubblica, lorsqu'un salarié désire prendre un départ à la retraite
anticipée, une banque avancerait jusqu'à trois années les cotisations restantes à payer.
(Crédits : © Max Rossi / Reuters)

La mesure aura un coût limité pour les finances publiques, autour de 600 à 700 millions d'euros annuellement, liés en grande partie aux déductions fiscales dont bénéficieront en priorité les catégories les plus fragiles (chômeurs, bas salaires).

Partir plus tôt à la retraite sans pénalité ? Oui mais à quel prix... Le gouvernement italien souhaite introduire la possibilité pour les travailleurs de partir en retraite de façon anticipée - trois ans maximum - avec un prêt à rembourser sur 20 ans.

En 2011, le gouvernement de Mario Monti a fait passer l'âge légal de départ à la retraite à 66,7 ans. Cette nouvelle mesure, dont le gouvernement a discuté mardi avec les syndicats, vise à assouplir cette réforme. Elle sera mise en place de façon expérimentale dans un premier temps (à compter du 1er janvier 2017 et jusqu'en 2019), en permettant aux travailleurs nés de 1951 à 1955 de partir en retraite avec jusqu'à trois ans d'avance.

Jusqu'à 15% du montant de la retraite

En pratique, selon le quotidien italien La Repubblica, lorsqu'un salarié voudra prendre un départ à la retraite anticipée à 63 ans, une banque avancera les trois années de cotisations restantes à payer. Le remboursement pourra atteindre jusqu'à 15% du montant de la retraite pour les revenus les plus élevés et quand le salarié a fait ce choix volontairement. Mais il pourra être aussi beaucoup plus faible s'il s'agit d'une personne au chômage et ne retrouvant pas d'emploi, ou d'un salarié dont l'entreprise mène une restructuration, la société étant alors mise à contribution pour ce remboursement. En cas de mort du retraité, ses héritiers n'auront pas à rembourser le prêt, selon ce projet.

Un coût faible mais lié à la coopération des banques et assurances

La mesure aura un coût limité pour les finances publiques, autour de 600 à 700 millions d'euros annuellement, liés en grande partie aux déductions fiscales dont bénéficieront en priorité les catégories les plus fragiles (chômeurs, bas salaires). Le journal Il Sole 24 Ore note toutefois que sans la coopération des banques et des compagnies d'assurance, l'impact sur les finances publiques pourrait atteindre 10 milliards d'euros.

 

(L.P. avec AFP)

 

Source(s) : La Tribune.fr via la Revue de presse du Contributeur anonyme

 

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