États-Unis - Libye, les grandes manoeuvres...

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Oui, c'est 'humanitaire', on le sait bien. C'est par pur altruisme. Ils ont un coeur d'ange comme pour l'Irak ou le montage machiavélique des Subprime ou des CDS ou du Foreclosuregate. Ça n'a non plus absolument rien à voir avec le fait que la Libye soit le 4e producteur mondial de pétrole... Ou qu'ils soient à cours de financement... J'adore le terme employé par les Américains et repris par nos médias pour plus de 'flexibilité'. Faut-il entendre la 'flexibilité' du commandant Sylvestre (informations complémentaires) et de l'USS Enterprise capable d'envoyer une pluie de Tomahawk et de F18/F16/F15 sur le palais de Mouammar Kadhafi ? Ils en ont de bonnes, et tout le monde gobe ça. De toute façon comme je le disais, je ne veux pas prendre la défense d'un tyran comme Kadhafi, mais là je la trouve bien 'spontanée' cette révolution libyenne, et pas du tout généralisée, contrairement à ce que l'on veut bien dire a contrario des autres pays, enfin cela n'engage que moi. En tout cas le vautour américain, qui a besoin de refinancer ses banques et faire tourner ses industries, a trouvé le cadavre providentiel nécessaire dans le désert de Libye. Nul besoin de sauter à la gorge d'une impulsive Iran ou Corée, alors qu'un mortifère dictateur halluciné vit ses dernières heures... USA World Tour 2011. Et justement après, à qui le tour ?

Les États-Unis ont fait monter la pression sur le colonel libyen Muammar Kadhafi lundi en annonçant l'arrivée dans la région de forces navales et aériennes, et en estimant que l'exil du dirigeant constituait "une possibilité" pour mettre fin à l'insurrection dans le pays. Le Pentagone a annoncé que l'armée américaine était en train de déplacer des forces navales et aériennes autour de la Libye.

"Plusieurs plans sont à l'étude (...). Nous sommes en train de repositionner des forces afin d'avoir la flexibilité nécessaire une fois que les décisions auront été prises", a indiqué un porte-parole du Pentagone, Dave Lapan. Ce redéploiement permettra au président Barack Obama d'avoir à sa disposition tout un éventail d'options face à la crise en Libye, a ajouté le porte-parole, sans spécifier quel type de navires ou d'avions était concerné par ce redéploiement ni quel était le type d'action envisagé.

Zone d'exclusion aérienne à l'étude

"L'exil (de M. Kadhafi) serait tout à fait une possibilité pour produire le changement" réclamé par les manifestants descendus depuis deux semaines dans les rues de la Libye, avait auparavant indiqué le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney. Il a répété que le colonel Kadhafi devait "s'écarter" du pouvoir, comme l'avait déclaré pour la première fois samedi le président Obama. Jay Carney a également affirmé que les États-Unis étaient en contact avec des groupes de la rébellion en Libye, qui contrôlent en particulier les régions de l'est du pays, mais qu'il était "prématuré" d'évoquer une reconnaissance de l'un ou de l'autre par Washington. Le porte-parole a, par ailleurs, confirmé que l'idée d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye, destinée à empêcher le régime de Muammar Kadhafi d'attaquer sa population, était à l'étude. Les États-Unis et leurs alliés européens et de l'Otan ont débattu lundi à Genève, en marge du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, des moyens de mettre fin aux violences en Libye et de hâter le départ du pouvoir du colonel Kadhafi. "Nous avons dit qu'une zone d'exclusion aérienne était une possibilité que nous étudiions activement et dont nous discutions avec nos alliés et nos partenaires", a précisé Jay Carney.

Opérations humanitaires envisagées

À Genève, Hillary Clinton a toutefois assuré qu'aucune action militaire impliquant des navires américains n'était prévue en Libye. "Comme vous le savez, nous avons des forces navales en Méditerranée", a-t-elle indiqué. "Nous croyons qu'il y aura des besoins pour aider à des interventions humanitaires, nous savons également qu'il va y avoir probablement malheureusement des besoins pour des missions de sauvetage", a-t-elle ajouté. "Nous nous attendons à voir des Libyens et d'autres qui sont pris au piège en Libye" affronter "des dangers en haute mer", a-t-elle également relevé, mais "il n'y a pas d'action militaire impliquant des navires américains".

Les États-Unis, a-t-elle ajouté, vont "envoyer immédiatement deux équipes d'experts humanitaires aux frontières avec la Tunisie et l'Égypte pour aider ceux qui fuient la violence". Elle a précisé que l'agence américaine pour le développement international (USAID) avait mis de côté 10 millions de dollars pour des opérations humanitaires d'urgence visant à assister les Libyens et aussi les migrants pris dans les violences. "Notre principale priorité est de maintenir l'approvisionnement en médicaments", a-t-elle encore dit, reconnaissant que les États-Unis étaient inquiets pour ceux qui ont fui la Libye.

De son côté, le dirigeant libyen fait la sourde oreille. "Mon peuple m'adore. Ils mourraient pour me protéger", a-t-il affirmé, lundi, dans un entretien à plusieurs médias, dont la chaîne de télévision américaine ABC.

Source : Le Point

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