Dans son discours, le Premier ministre a dévoilé les orientations budgétaires pour 2026, visant à ramener le déficit public à 4,6 % du PIB grâce à un effort d'économies totalisant 43,8 milliards d'euros, sans augmentation des impôts directs ni baisse des salaires des fonctionnaires ou des pensions de retraite.
Parmi les mesures phares, un gel des dépenses de l'État au niveau de 2025 – hors inflation et charges de la dette –, représentant 10 milliards d'euros d'économies, une "année blanche" pour les barèmes fiscaux, les prestations sociales comme les APL ou l'AAH, et les retraites, évitant ainsi une hausse automatique des dépenses estimée à 20 milliards d'euros, ainsi que la suppression de deux jours fériés, le lundi de Pâques et le 8 mai, pour augmenter le temps de travail des Français.

François Bayrou a également annoncé une taxe sur les petits colis et une hausse du budget de la défense de 3,5 milliards d'euros en 2026, suivie de 3 milliards en 2027, tout en dénonçant la "malédiction de la dette" qui s'alourdit de 5 000 euros par seconde et en évoquant un possible référendum sur un plan global de réduction des déficits.
Les réactions des responsables politiques aux annonces budgétaires de François Bayrou ont été immédiates et majoritairement hostiles, particulièrement de la part des oppositions de gauche et d'extrême droite, qui menacent de censurer le gouvernement à la rentrée. Au Rassemblement national (RN), Jordan Bardella a qualifié la suppression de deux jours fériés (lundi de Pâques et 8 mai) d'« attaque directe contre notre histoire, contre nos racines, et contre la France du travail », affirmant qu'aucun député RN n'acceptera cette mesure « provocatrice ». Du côté de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard a décrit l'année blanche comme une « année rouge pour les Français », annonçant une nouvelle motion de censure, et Éric Coquerel a critiqué un « budget inégal » aux effets récessifs, proposant plutôt 60 à 70 milliards d'euros d'économies via une taxation des plus fortunés. Les socialistes, par la voix de Philippe Brun, ont jugé inacceptable que les plus riches soient exemptés d'efforts, plaidant pour une contribution accrue des hauts revenus.
Source : Le Monde Moderne
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D'ailleurs les premiers bénéficiaire s de cette suppression de jour férié sont les entreprises, pas l'état, puisqu'il s'agit de faire payer les cotisations patronales des jours fériés travaillés mais le salaire qui aurait dû être versé va dans les caisses de l'entreprise en fait.
Mais le pompon c'est bien la taxe sur les petits colis... là faut admettre qu'ils sont créatifs !
Moi je propose de passer l'année de 365 à 400 jours ! Lol
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