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Bonjour à toutes et à tous, désolé pas très présent, mais en fait je bats le fer sur Twitter ; )))) enfin en fait, ça fait 4 mois, même si on est présent sur le réseau social depuis 10 ans, mais j'y vais 'à la main' car la situation est TROP GRAVE.

Je préfèrerais rester peinard sur mon site web, mais comme d'autres, je n'ai PAS d'autres choix que de nous mettre en avant.

Je vous rappelle rapidement les raisons de tout ce désastre depuis 10 ans à l'hôpital. L'Europe nous a demandé plus de 600 fois de réduire nos dépenses de santé en 10 ans, alors vous croyez qu'ils ont fait quoi ???????????

En plus, je le rappelle, parce que c'est CRIMINEL, pendant qu'il taxait l'hôpital ils ont DONNÉ, oui vous n'halluciner pas, ils ont DONNÉ 100.000.000.000 (100 mds€) de CICE aux patrons....

WTF ????????????

Alors à tout les niveaux, la situation est gravissime, et n'est que la conséquence des trahisons du présent et du passé, et pour l'Hôpital c'est PAREIL, là aussi.... c'est MC KINSEY qui les DÉFONCENT,

Nous l'avons expliqué en long en large et en travers, l'info ne remonte pas, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise. Que pouvons-nous faire de plus à part assister à la suite de ce film qui ne s'arrête jamais, et nous mène de plus en plus profondément à marche forcée dans la décadence et la déchéance totale de notre pays, jusqu'à sa destruction TOTALE pour lui faire intégrer le futur moule fédéraliste, TOUT EST PUBLIC, Schuman, Monnet ne s'en sont JAMAIS caché, ils ne vous le DISENT PAS, c'est TOUT. Pourquoi croyez-vous que Monnet et Schuman disaient qu'il fallait 'avancer à petits pas' caché, jusqu'à la fin.... et dès lors les populations ne pourront plus RIEN faire...., le piège se sera refermé.........

Nous avons TOUTES les informations, et il ne se passe RIEN.

Voilà, je suis sincèrement désolé pour nos fidèles lecteurs/lectrices qui savent la vérité, mais c'est RE-DIT, le reste, ce ne sont que des CONSÉQUENCES  : ((((

Amitiés,

f.

Hopital Kierzek

«Les urgences sont la partie émergée de l'iceberg» AFP

ENTRETIEN - Cette semaine, des soignants se sont mobilisés partout en France afin de dénoncer la situation de l'hôpital. Pour le médecin Gérald Kierzek, une vraie réponse doit être apportée à la crise qui frappe les urgences et l'hôpital, au-delà de la «mission flash» annoncée par Emmanuel Macron.

Gérald Kierzek est médecin urgentiste, chroniqueur santé et directeur médical de Doctissimo. Il a publié Votre santé dans le monde d'après - Préparez-la aujourd'hui ! (éditions du Rocher, 2022).

LE FIGARO. - Ce mardi, des rassemblements de soignants ont eu lieu partout en France. Quelles sont les revendications du milieu hospitalier ? Le Ségur de la santé a-t-il insuffisamment pris en compte ces demandes ?

Gérald KIERZEK. - Les revendications sont finalement toujours les mêmes et moins catégorielles que collectives. Les hospitaliers réclament depuis des années maintenant - on se souvient des grèves du collectif Inter-Urgences et Inter-Hôpitaux d'avant la crise Covid - plus de moyens pour l'hôpital et une refonte en profondeur. La vraie réforme structurante date de 1958 avec la création des CHU qui ont petit à petit tout absorbé et concentré dans le système de santé. Il est temps de revenir sur une organisation sanitaire différente, plus territoriale et graduée dans la réponse de soins entre le niveau de premier recours, les hôpitaux de proximité qui se meurent et les CHU qui tentent de survivre souvent au détriment du reste des acteurs du système de santé.

Une autre revendication importante au-delà des moyens financiers est de revoir la gouvernance. Depuis quelques décennies, la bureaucratie et l'administration ont envahi et maintenant empêchent même le soin ; ceux qui décident ne sont plus ceux qui font, les services et chefs de service n'ont plus aucun rôle de décision, les directions hospitalières et les agences régionales de santé sont des structures administratives et gestionnaires pures, déconnectées de la réalité médicale. Tout cela concourt à une démotivation forte des hospitaliers qui démissionnent ou ne font plus carrière ; l'hôpital n'est plus attractif et ne permet plus l'épanouissement professionnel et personnel qu'il offrait. Un cercle vicieux s'est installé, surchargeant les équipes encore en poste. Le Ségur n'a fait que saupoudrer dispendieusement - 19 milliards au total - des primes ou revalorisations salariales qui ne sont pas le cœur des problèmes.

Si tout l'hôpital est concerné, la situation est particulièrement préoccupante en ce qui concerne les urgences. Pourquoi ?

Les urgences sont la partie émergée de l'iceberg. Véritable goulot d'étranglement, elles cristallisent tous les dysfonctionnements du système de santé dans son ensemble, en amont et en aval. En amont, la médecine de ville est exsangue. Les collègues généralistes sont les parents pauvres depuis des décennies, dénigrés dans la formation hospitalo-centrée et peu valorisés financièrement, les contraignant souvent à un exercice malheureusement satisfaisant pour personne, ni pour eux ni pour les patients. La transition démographique avec une population française vieillissante et polypathologique, atteinte de maladies chroniques avec des décompensations aiguës, nécessite au contraire une prise en charge qui devrait être orchestrée et coordonnée par le médecin traitant. Mais cela prend du temps et des ressources, ressources qui ne sont plus disponibles : les spécialistes sont mal répartis sur le territoire ou pratiquent des exercices trop particuliers comme l'esthétique au lieu de la dermatologie médicale.

« Espérons que cette mission flash ne confirme la phrase du confrère Clemenceau qui disait « Si vous voulez enterrer un problème, nommez une commission ».
Gérald Kierzek

Les hôpitaux de proximité ont disparu et avec eux le relais indispensable sur le terrain pour faire le bilan (scanner notamment) ou les lits pour hospitaliser un patient qui ne peut plus être géré à domicile. Tout le monde se retrouve donc aux urgences, de l'hôpital «plus loin et plus grand», déjà saturé car lui aussi en sous-effectifs et sous-capacités de lits ! À force de fermer des structures hospitalières de proximité (ou des maternités d'ailleurs), on a lentement mais sûrement assisté au détricotage du maillage territorial pour ne laisser que la médecine de ville et l'hôpital, usine à malades ; et au milieu les urgences avec de jeunes médecins et infirmières qui ne veulent plus de ces conditions.

Quel regard portez-vous sur la «mission flash» annoncée par Emmanuel Macron pour résoudre la crise des urgences ?

Une de plus ! Ce n'est pas en un mois que le problème qui date de plus de 15 ans va se résoudre. Le diagnostic est connu depuis des lustres et les rapports se sont accumulés : nous avons eu celui du député Thomas Mesnier et du responsable du Samu Pierre Carli en 2019 ; celui sur la territorialisation des urgences en 2015 ; celui sur l'aval des urgences, sans compter les rapports annuels de la Cour des comptes sur le sujet ou les rapports parlementaires comme celui du Sénat en 2017. Tous pointaient les dysfonctionnements, tous associaient le collègue François Braun chargé de la mission flash puisqu'il s'occupe du syndicat Samu-urgences de France et tous n'apportent qu'une seule réponse si je voulais caricaturer : «Appelez le 15» (ou le SAS maintenant, Service d'accès aux soins, plateforme téléphonique gérée avec les Samu). Sauf que le 15 est saturé - avec des personnels épuisés -, n'a plus d'effecteurs pour apporter une réponse autre que les urgences. Plus grave encore, on instille la douce musique que les patients viennent pour rien aux urgences, qu'il faut en filtrer l'accès, etc. Or je ne connais aucun patient qui vienne pour rien ; il vient car il n'a pas de réponse médicale ailleurs, car il souffre, car il a une urgence ressentie ou réelle mais l'autodiagnostic ou le retard de soins risque de conduire à des drames. Espérons donc que cette mission flash ne confirme la phrase du confrère Clemenceau qui disait : «Si vous voulez enterrer un problème, nommez une commission».

« La santé est un sujet politique majeur à côté duquel les échéances électorales récentes - présidentielle - et futures - législatives - sont passées avec mépris. »
Gérald Kierzek

Voyez-vous des perspectives d'amélioration à court et moyen terme ?

Il faut repenser toute la chaîne et pas seulement s'attaquer au problème des urgences. À court terme, redonnons de l'oxygène aux soignants ; cela passe par une revalorisation des gardes, un pouvoir accru de décision et d'organisation, un moratoire sur les fermetures de services ou d'établissements. À moyen terme, la mission ne doit être ni flash ni centrée sur les urgences mais porter sur une vision sanitaire globale, à l'instar de la grande réforme de 1958. Quelques principes directeurs doivent être la gradation des soins, un changement radical de gouvernance au profit des soignants qui doivent décider à tous les échelons, l'administration n'étant qu'en support, et enfin une revalorisation des carrières passant par la flexibilité des modes et lieux d'exercice, les passerelles entre fonctions soignantes et d'encadrement. Aujourd'hui, vous faites un choix de carrière à l'âge de 25 ans pour les quarante prochaines années. Pas étonnant que la nouvelle génération réfléchisse à deux fois avant de s'engager dans certaines spécialités pénibles ou peu rémunératrices, et dont on manque pourtant cruellement !

La santé est un sujet politique majeur à côté duquel les échéances électorales récentes - présidentielle - et futures - législatives - sont passées avec mépris. Pourtant, tout le monde constate avec effroi le délitement, pour ne pas dire la tiers-mondisation de notre feu, meilleur système de santé au monde, incapable de gérer une pandémie ou le quotidien maintenant. Tout citoyen, sans exception, veut avoir le même accès aux soins et en ce sens, la santé est un sujet de cohésion sociale et de consentement à l'impôt, et en ce sens les politiques devraient s'en saisir urgemment dans leur «refondation» !

 

Source : Lefigaro.fr

 

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