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Ce matin, selon la presse, on pourrait avoir une note d’optimisme pour la Grèce. Son premier sinistre, Venizelos, annonce de façon tonitruante que son pays n’aura pas besoin d’un 3e plan d’aide (mais cela vise surtout à rassurer les marchés, sur lesquels ils veulent revenir se shooter).

En effet, depuis 2010, sa dette a été effacée de 100 milliards, conjoitenement l’Europe lui a injecté 240 milliards d’aide.

Ce qui, de facto, leur permet de payer le racket des intérêts de la dette.

Du reste, le pays, au lieu de réformer ses normes d’imposition (clergé, armateurs, cadastre), a réduit ses dépenses de façon drastique, conformément aux politiques d’austérité de la troïka et du FMI (qui ont tous les deux admis qu'ils avaient fait des « erreurs » dans la gestion de ce dossier...).

Mais le cauchemar continu, et hier il y a eu des heurts et les bombes ont commencé à exploser à Athènes, les fonctionnaires continuent à être licencié à la pelle, et le secteur privé n’est pas épargné.

On a déjà parlé des conditions de vie des Grecs, qui sont maintenant alarmantes (informations complémentaires).

On connaît le mécanisme de la dette et du poids exponentiel des intérêts.

Donc, à mon, avis le répit sera de courte durée, et surtout à quel prix ?

J’ai eu la chance d’échanger avec Cedric Citharel lorsque nous avons présenté son livre « On les croise parfois… »

Or il est parti là-bas pour vivre en « réel » cette situation historique.

Je lui ai fait part de mon humble avis de citoyen français (je ne suis pas économiste) pour remettre ce pays sur les rails, et stopper cette crise liée au fonctionnement même de l’Union européenne, et il semblait d'accord sur les conclusions (qu'il me corrige si je me trompe ; )

Car, comme pour nous, j’estime du petit bout de ma lorgnette, qu’il faudrait réformer les règles de l’administration fiscale, et leur redonner leur indépendance monétaire avec la sortie de l’euro (ou le fonctionnement en parallèle comme le suggérait J. Sapir).

Et surtout effacer totalement leur dette (comme en Islande) ou la déclarer odieuse,  afin qu’ils ne croulent plus sous le poids mécanique des intérêts.

Ce qui leur permettrait, en augmentant les rentrées fiscales, et en leur donnant la latitude de se financer eux-mêmes à 0% (ce qui du reste implique la population), de refaire surface, et d'avoir à nouveau un pays qui « respire » et fonctionne (la maîtrise de leur monnaie leur pemettrait d'insufler une politique qui relancerait la consommation et la croissance).

Je vous rappelle que (comme pour l'Italie), les comptes de la Grèce ont été « arrangés » par Mario Draghi pour leur permettre d’intégrer l’Union européenne et tomber sous le joug des banquiers privés (et que l'Union européenne le CACHE en interdisant toute enquête).

Eh bien maintenant, je crois qu’on voit bien le résultat.

Surtout qu’apparemment (comme pour nous) rembourser la dette ne fait que l’alourdir.

Alors, jusqu'à quel niveau peut-on soumettre par la force le peuple grec ?

Je ne sais pas… mais ces pratiques sont dramatiquement prophétiques. Comme tout le monde le sait, la Grèce et Chypre sont les « labos » in vivo de l’Union européenne pour connaître le niveau d’acceptabilité des populations.

« Privatisation des profits, et socialisation des pertes… »

Soyons solidaire pour ne pas cautionner ces pratiques, afin qu'elles ne s'imposent au final à toutes et à tous.

Nouvelle manifestation de fonctionnaires mardi à Athènes, des centaines de personnes ont protesté contre la réforme du service public et plus précisément contre la mise en oeuvre d’un vaste plan de mutations et de licenciements qui concerne 25.000 d’entre eux.

Mardi, les hôpitaux, les ports, les services des impôts et des collectivités locales fonctionnaient au ralenti, le principal synidcat grec de la fonction publique ayant lancé un mot d’ordre de grève de 48 heures.

“Cette politique de licenciements, de chômage, de pauvreté et de corruption ne peut pas continuer plus longtemps, s’insurge Odysseus Drivalas, responsable du plus important syndicat de fonctionnaires en Grèce. Soit le gouvernement change, soit il doit partir.”

“Chacun doit agir pour changer cette politique, explique un fonctionnaire-manifestant. Non seulement elle sacrifie les travailleurs qui supportent la volonté de la troïka de réduire le secteur public, mais elle aura également d‘énormes conséquencespour la société à cause de la réduction des services sociaux.”

C’est protégés par la police que les représentants de la Troïka sont sortis mardi de leur rencontre avec le ministre grec chargé des réformes administratives. Malgré la mobilisation sociale, la restructuration de la fonction publique est un des dossiers les plus avancés et les moins épineux entre le gouvernement Samaras et la Troïka.

En revanche c’est la capacité du gouvernement grec à dégager un excédent budgétaire primaire (qui ne tient pas compte du remboursement de la dette) pour 2013 qui serait mise en doute par les créanciers de la Grèce.

 

Source : Fr.euronews.com

Informations complémentaires :

Grece Manifestation Homme 27 09 2013

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