Grève étudiante : des milliers de manifestants

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Après l'Angleterre le Québec ! À qui le tour ? Bien sûr, on soutient leur lutte.

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Photo JOËL LEMAY/AGENCE QMI
 
Plusieurs milliers de manifestants marchaient samedi après-midi dans les rues du centre-ville de Montréal afin de dénoncer la hausse des droits de scolarité imposée par le gouvernement libéral, et souligner à leur façon la neuvième année de l’arrivée au pouvoir de Jean Charest et son équipe.
 
La marche organisée par la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) s’est mise en branle peu après 14 h, à partir du lieu de rassemblement au parc Jeanne-Mance, et les organisateurs ont prévu qu’elle se terminera au square Victoria, en fin d’après-midi.
 
Sous le thème « Pour un printemps québécois », l’événement réunit à la fois des étudiants, des familles, des représentants et membres de plusieurs associations syndicales dont la CSN, la CSQ, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS).

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Dans une ambiance pacifique, les manifestants, dont seuls quelques-uns étaient masqués, ont d’abord emprunté l’avenue du Mont-Royal en direction est pour bifurquer sur la rue Saint-Denis. Plusieurs marcheurs invitaient les nombreux clients attablés aux terrasses à se joindre à eux, certains scandant « Avec nous dans la rue ».

Amir Kadhir, de Québec Solidaire a participé à la manifestation, en solidarité avec le mouvement étudiant. « Tout le monde est outré, désespéré, ne comprend pas la fermeture de la ministre Beauchamp, a déclaré Amir Khadir. Je vois une constante. Le gouvernement Charest refuse d’entendre raison sur à peu près tout. Rappelons-nous la commission d’enquête sur la corruption, sur les gaz de schiste. C’est un gouvernement têtu. Ce n’est pas Mme Beauchamp, mais Jean Charest qui dicte les choses. »

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« Un ras-le-bol sans précédent »

En point de presse en début d’après-midi, le co-porte-parole de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois a commenté brièvement les actes de vandalisme commis jeudi à l’UdeM et vendredi aux bureaux de la ministre Beauchamp. Il n’a pu confirmer si l’individu arrêté par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) était ou non un étudiant. Il s’est dit désolé de voir de tels actes de violence et d’intimidation, précisant que ce sont là « des réactions à l’attitude du gouvernement ».

Questionné à savoir s’il encourageait les manifestants à « avoir des réactions », M. Nadeau-Dubois a indiqué « qu’on condamne ou qu’on encourage les gens [à avoir des réactions], ça va arriver de toute façon », en raison du grand nombre de gens impliqués dans le mouvement de contestation.

« On est en train de couper les ailes à une génération en entier, c’est un avenir bouché qu’on nous propose », a dit le porte-parole, au sujet de l’inaction du gouvernement dans le dossier de la grève étudiante. « C’est un ras-le-bol sans précédent », a-t-il ajouté.

Quant à l’attitude de la ministre de l’Éducation Line Beauchamp, M. Nadeau-Dubois a souligné « qu’elle a sur les bras la plus grande grève, et ce qu’elle a à offrir, ce sont des injonctions ».

« Le gouvernement travaille pour des intérêts particuliers, non pas pour l’ensemble de la population  », a pour sa part ajouté l’autre porte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds.

Le Journal de Montréal

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VIDÉO: ICI & ICI

Site intéressant ici pour voir d’autres vidéos: http://www.universitv.tv/

À lire aussi sur La Presse.ca :

Manif « pour un printemps québécois »

« Un père et son fils qui ont participé à cette manifestation dit dans les commentaires qu’ils étaient facilement plus de 10 000 dans les rues de Montréal cet après-midi. Les organisateurs parlent plus exactement près de 40 000. Les médias, eux, comme d’habitude, parlent plutôt de 6 000…

Attendez-vous à une foule record pour le 22 avril, surtout s'il fait beau, car ce sera un mouvement populaire pour dire qu’on veut du changement au Québec. Fait à noter que c’est aujourd’hui le 61 jours de grève (que les médias préfèrent appeler « boycott »), ce qui est historique au Québec.

Regarde ça ! vous allez rire !!! C’est fou comme le pouvoir peut te faire changer ! ;) »

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Source : L'éveil 2012

Information complémentaire :

Crashdebug.fr : Hausse de 75 % des frais d'université : au Québec, les étudiants voient rouge