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Pour ce qui est de notre chevalier blanc, qui lave plus blanc que le blanc, antithèse de ce billet, pour lui aussi il faut remonter à ses premières heures pour en apprécier la valeur... ; ), Je vais paraître terriblement basique... Mais Il ne reste que peu de choix pour ces présidentielles... (informations complémentaires)

Malgré les efforts de François Hollande et François Bayrou pour élargir leur électorat et crédibiliser leur candidature, Laurent Pinsolle, blogueur associé de Marianne et engagé auprès de Nicolas Dupont-Aignan, estime que « les deux François de la campagne ne représentent en aucun cas une véritable alternative aux politiques menées depuis près de 30 ans ».

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Hier, François Hollande a enchaîné présentation de son programme et émission sur France 2. S’il a coupé l’herbe sous le pied de ceux qui lui reprochaient sa mollesse et son manque de propositions, il en ressortait en revanche que l’alternance proposée était très limitée, comme pour François Bayrou.

Hollande, le Don Quichotte de la finance

Le candidat du Parti socialiste a bien relancé sa campagne. Son discours a plu à gauche, la présentation de mesures concrètes a donné plus de substance à son discours, coupant l’herbe sous le pied de l’UMP qui dénonçait l’absence de programme et sa combativité face à Alain Juppé relativise sa mollesse. Néanmoins, comme l’a noté François Morvan, pour lui « ce qui doit être changé, ce n’est pas le rapport (…) aux marchés, mais le rapport (…) avec nos dirigeants ».
 
En réalité, l’alternance que propose François Hollande est très limitée. De manière très intéressante, même Le Monde en convient, comme le rapporte ce papier « Hollande et la finance : des mesures moins radicales que le slogan  ». Même s’il dit que « son adversaire, c’est le monde de la finance », les mesures qu’il propose sont timides. Samuel Laurent souligne qu’elles « ne sont pas des plus radicales. Voire ont été, pour certaines, portées par l’actuelle majorité ».
 
La séparation des activités de banques de dépôts et de banques d’affaires permet de conserver les deux activités au sein d’une même banque, mais à condition de bien les séparer. Cela reprend les propositions de la commission Vickers, qui pourraient être mises en place par le gouvernement conservateur… Sur la taxe Tobin l’interdiction des produits toxiques ou des parasites fiscaux, la rhétorique reste floue et molle. Et rien n’est dit sur les mouvements de capitaux…

Bayrou, condensé de pensée unique

Mardi matin, le patron du Modem était l’invité de Jean-Michel Aphatie. L’occasion de vérifier une nouvelle fois qu’il ne propose en aucun cas une réelle alternative aux politiques menées depuis près de 30 ans. François Bayrou a critiqué l’attaque du candidat socialiste sur la finance en affirmant que la crise que nous traversons est la conséquence de l’excès de dépenses des gouvernements et non pas du monde financier, qui ne serait responsable que de la crise de 2008.
 
Il est dommage que Jean-Michel Aphatie n’ait pas eu la présence d’esprit de lui rappeler que c’est tout de même la crise de 2008, provoquée par les excès du monde financier, qui a fait plonger les finances publiques des Etats du monde entier. Le déficit de la France a quadruplé en 2 ans, passant de 2 à 8 % du PIB ! Mieux, l’impossibilité pour les Etats de la zone euro de monétiser leur dette, contrairement aux Etats-Unis ou à la Grande-Bretagne, ajoute fortement à la crise.
 
François Bayrou est revenu sur sa proposition d’acheter français. Mais comme il refuse tout véritable protectionnisme, ses propositions se limitent à un étiquetage des produits français. Un peu juste. Le décalage entre son ambition et le vide de son projet est sidéral. Bref, Bayrou nous vend seulement de la rigueur et un changement de style par rapport à Nicolas Sarkozy. Voilà comment il habille son ambition personnelle, qui est le principal moteur de sa candidature.
 
Bref, les deux François de la campagne ne représentent en aucun cas une véritable alternative aux politiques menées depuis près de 30 ans. La longueur de la campagne présidentielle et l’égalité de temps de parole devraient permettre aux Français de commencer à le comprendre.

Retrouvez Laurent Pinsolle sur son blog.
 
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Informations complémentaires :
 
Crashdebug.fr : « L’État et les banques, les dessous d’un hold-up historique » par Myret Zaki et Etienne Chouard
 
Source : Marianne2.fr


L'Argent Dette de Paul Grignon (FR intégral) par bankster2008

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