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Simon Koch
24heures.ch
ven., 19 oct. 2012 12:00 CDT

Un expert en sécurité est parvenu à hacker des prothèses cardiaques pour en faire des bombes électriques provoquant des chocs mortels de 830 volts.

William Jung, webmaster de CrashDebug.fr

peacemaker_bombe.jpg
Pour des raisons de sécurité, le hacker reconverti n’indique pas la marque de prothèse incriminée.

Tuer une personne en un clic de souris en faisant dérailler son pacemaker ? C'est possible. Jack Barnaby, ancien hacker reconverti dans la sécurité informatique a tiré la sonnette d'alarme lors d'un congrès à Melbourne.

Le spécialiste de l'informatique embarquée, ces ordinateurs dissimulés dans les objets mais aussi dans le corps humain, est parvenu à prendre le contrôle d'un pacemaker au moyen d'un ordinateur portable. En bidouillant le code informatique du stimulateur cardiaque, il l'a transformé en appareil de mort, capable d'administrer des décharges de 830 volts, rapporte SC Magazine.

La faille réside dans la fonction normalement réservée au cardiologue qui permet de mettre en marche la prothèse une fois en place dans le corps du patient. Des experts avaient déjà mis en évidence cette porte d'entrée pour les hackers et alerté les fabricants de stimulateurs.

Mais Jack Barnaby est allé plus loin. Il affirme pouvoir provoquer des réactions en chaîne. Un pacemaker piraté pourrait ainsi transmettre son code modifié à une autre pile cardiaque, et ainsi de suite.

Pour des raisons de sécurité, le hacker reconverti n'indique pas la marque de prothèse incriminée. D'autant qu'il affirme avoir pu, sans grande difficulté, pirater les serveurs de l'entreprise pour y dérober les numéros de séries des pacemakers et les coordonnées de leurs porteurs fragiles du cœur.

Source : Sott.fr

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