1 1 1 1 1 Rating 5.00 (2 Votes)

Entendez-vous ce loup hurler à la mort ??? Non ? Eh bien, ça ne va pas tarder..., Je vous soumets cette news matinale de l'ami Lupus ! En prose et en images, en complément de ce que j'avais pisté... il y a 7 mois... (oui le temps passe vite, non ? Mais les fondamentaux ne bougent PAS) ça devrait définitivement vous permettre d'exploser le décor virtuel qu'ils vous ont sagement dépeint aux infos. Non, ne me remerciez pas, c'est naturel entre amis...

Au delà de toutes les gesticulations et diversions à destination de l’opinion publique (mariage princier, fait divers DSK…) la dette grecque et ses conséquences sont évidemment en tête des préoccupations économiques et financières. Faillite ou pas faillite ? This is the question...

5860734321 A351b15589

Le pays est techniquement en cessation de paiements et seuls les prêts consentis permettent de faire face au remboursement des prochaines échéances. Le seul sauvetage de la Grèce serait facile à résoudre, mais ce sont les conséquences sur les pays périphériques qui sont d’une taille énorme. L’Irlande et le Portugal bien sûr, mais l’Espagne et l’Italie dont le spread n’arrête pas de se creuser par rapport au Bund allemand. La spéculation financière bat son plein et on ne sait pas et plus  très bien qui sont acheteurs de CDS et qui sont les vendeurs. Les enchevètrements deviennent si complexes que l’on se demande si mème les interessés le savent encore eux mème !!!

84881b30 9dcd 11e0 B30c 00144feabdc0.img

Source Financial Times

Cds5year

PLUS DE WOLF EN SUIVANT :

Les prêts récents consentis à la Grèce par l’UE et le FMI financés avec l’argent des contribuables sont pour l’heure privilégiés par rapport à l’appel aux autres créanciers (Banques, banques centrales, Etats et autres irresponsables de toutes natures)

Quelques points de rappel importants

Laisser la Grèce faire faillite signifie que les détenteurs privés de cette dette doivent supporter le poids avec à leur tête les banques. Dans ce cas, certains ont calculé que la dette privée, en deuxième rang serait remboursée aux alentours de 30%.

Par contagion, cela  entraînerait  la dépréciation de la valeur de la dette détenue sur les autre pays.

Dans le cadre du stress test en cours sur les banques européennes, aussi invraisemblable qu’il y paraît, les banques ne sont toujours pas obligées d’évaluer le risque sur leur dette souveraine qu’ils détiennent pour compte propre. Seul, leur trading book doit être évalué au prix du marché (et encore…)

Un risque systémique énorme

On imagine alors  l’onde de choc d’une faillite grecque sur la solvabilité de la plupart des banques. Des Sicav Monétaires « sans risque » détiennent de la dette périphérique et risquent de léser les petits épargnants.

Des grandes banques européennes en Italie ou en France sont déjà candidates à la baisse de notation.

Le dilemme est donc le suivant : si on sauve la Grèce, il faudra sauver tous les pays périphériques de façon illimitée, et récompenser avec des montants pharamineux ceux qui ont acheté ces dettes en toute connaissance de cause.

On récompensera entra autres, les Goldman Sachs en tète,  tous ceux qui ont ajouté à la spéculation avec les CDS et autres montages sophistiqués. Le payeur final sera le contribuable qui a déjà mis au pot lors de la faillite de Lehman. C’est aujourd’hui l’option qui a été choisie.

Mais si on laisse la Grèce faire faillite, la répercussion en cascade sera d’une ampleur encore plus énorme que la faillite de Lehman si on ne fait rien…Cela suppose que la communauté internationale assiste impuissante à cette onde de choc.

L’onde de choc en Europe se propagera outre Atlantique et dans le reste du monde entraînant une récession et une fuite des épargnants vers un havre de sécurité. Lequel ?? Les obligations 10 ans américaines, le Bund allemand, le franc suisse ont déjà pris position.

Le marché n’a pas attendu les résultats des stress test pour punir sélectivement les banques exposées aux dettes périphériques. Depuis le 1er Janvier 2009, date d’apparition de la dette grecque aigüe, notre sélection de banques a perdu 110Mds d’euros en capitalisation ou 1/3 de leur valeur.

8646b380 A27a 11e0 9760 00144feabdc0.img

Y a-t-il un plan B ?

Le plan B serait de créer une superstructure européenne ou d’utiliser le FESF armé de 1 ou 2 trillions de €, avecles accords solides de swap avec la Fed et épaulé par les réserves chinoises, japonaises et autres membres du G20.

Ce fonds devra rassurer tous les petits épargnants et décider du sort des banques les plus fragiles. Les actionnaires perdront leur mise et peut être les détenteurs de titres hybrides. Les obligations émises trouveront une liquidité à un prix de marché et beaucoup de banques pourront être quasi nationalisées et arrêter de jouer au casino. La BCE devra maintenir des taux bas pour alléger le service de la dette.

Quant à la solution évoquée et tentée actuellement de rouler la dette grecque sur une base volontaire, on croit rêver. On rigole jaune on entendant les banques allemandes dire qu’elles sont d’accord si elles avaient la garantie del’Etat… Ce sera tout le monde ou personne, et si c’est tout le monde les agences ont dit que cela équivalait à une faillite et droit d’exercice des CDS. Sauf si bien sur les agences fidèles à leurs habitudes renvoient leurs menaces aux calanques grecques !!!!

Il reste encore la possibilité de sortir la Grèce de la zone Euro, avec de toute façon une faillite à la clé.

La transition serait encore plus « horrible » pour les grecs qui verraient leurs revenus fondre de moitié ou plus, leur épargne laminée mais verraient un redressement plus rapide car les plages grecques seraient alors bondées des européens en quête de vacances pas chères et la toute nouvelle junte au pouvoir assurerait l’ordre et la  tranquillité d’un farniente bien mérité….le repos du guerrier en quelque sorte !!!!

Information complémentaire (CDS) :


La crise du crédit - (VOST) par kristofr

Vous êtes ici : Accueil Arrow Actualités internationales Arrow Faillite ou pas faillite ? This is the question par The Wolf