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Convoi Ukraine 19 08 2014
Kamensk-Shakhtinsky, Russie, le 18 août 2014.

Dans l'est de l'Ukraine, Kiev et les séparatistes s'accusent mutuellement d'avoir tiré sur un convoi d'autocars transportant des réfugiés près de Lougansk, lundi 18 août, faisant plusieurs morts. 

Une information qui est « très inquiétante » estime Ban Ki-moon. Il demande à ce que les civils puissent quitter la zone en toute sécurité. 

Avec notre envoyé spécial à Donetsk en Russie, Etienne Bouche

Selon le porte-parole de l'armée ukrainienne, le tir de missile qui a touché un autocar  a fait plusieurs dizaines de morts. Selon lui, les rebelles attendaient le convoi et l'ont complètement détruit. Mais un responsable séparatiste affirme que les rebelles ne disposent pas de tels moyens.

Les accusations mutuelles d'agression n'améliorent pas les discussions qui se déroulent en ce moment à Berlin. La capitale allemande accueille les representants diplomatiques de la Russie, de l'Ukraine, de la France et de l'Allemagne. Le ministre des Affaires étrangères allemand a d'ailleurs annoncé que la chancelière Angela Merkel se rendrait à Kiev pour la fête nationale ukrainienne, le 24 aout. Cette dernière était à Riga, lundi 18 août. 

Sanctions

Angela Merkel a estimé que les sanctions imposées par l'Occident à la Russie pour son rôle dans la crise ukrainienne étaient « nécessaires » pour que Moscou prenne au sérieux les convictions et les demandes de l'Allemagne et de ses alliés. En retour, la Russie a elle aussi pris des sanctions contre l'Union européenne. Le Kremlin a décrété un embargo sur les produits agroalimentaires européens pendant un an.

L'Ukraine a  de son côté déposé cet été trois demandes d'entraide judiciaire auprès de la Suisse. Kiev voudrait récupérer des avoirs que des proches de l'ex-président Viktor Ianoukovitch sont supposés détenir dans la Confédération helvetique. Jusqu'à présent, la Suisse a gelé près de 190 millions de dollars d'avoirs liés au président ukrainien déchu, Viktor Ianoukovitch, et son cercle de proches, avaient indiqué début juin les autorités suisses.

Impatience

Pendant ce temps, le convoi d'aide humanitaire russe, lui, est toujours bloqué à la frontière, pour le cinquième jour consécutif, alors qu'un accord avait été trouvé entre Kiev et Moscou selon le Comité international de la Croix-Rouge. Au poste frontière de Donetsk, côté russe (à ne pas confondre avec la capitale du Donbass, en Ukraine), Ukrainiens et Russes déplorent la lenteur des négociations et accusent Kiev de retarder délibérément l’acheminement de l’aide humanitaire. Depuis jeudi dernier, les camions russes attendent de pouvoir traverser la frontière.

Mais le Comité international de la Croix-Rouge précise que des garanties de sécurité doivent être clarifiées. Concrètement, les marchandises doivent pouvoir circuler sur le sol ukrainien, via un corridor humanitaire épargné par les affrontements entre armée loyaliste et autonomistes. Les différends persistent entre Kiev et Moscou, ce qui retarde l’inspection des 16 premiers camions déplacés au poste de frontière. Pour des raisons logistiques, ils seront acheminés par petits groupes. Un scanner mobile est arrivé sur place pour effectuer cette inspection. Mais pour l’heure, le feu vert se fait toujours attendre.

Du côté ukrainien, la situation n’est pas plus simple. Un demi-millier de personnes fuient chaque jour Lougansk, un des deux bastions séparatistes de l'est ukrainien, où il n'y a pratiquement plus d'eau ni d'électricité.

Dans la Donetsk ukrainienne, la pénurie d'eau

Reportage de l'envoyé spécial de Radio France pour RFI, Philippe Randé.

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Source : Rfi.fr

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