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Sous l'impulsion de l'Union européenne avec la Directive Copyright, la France est la première nation à la retranscrire localement avec la directive droit voisin, et c'est donc la fin de l'internet Français, tel que nous le connaissons. Les petits sites et blogs français hébergés en France, et qui reprennent des articles de la presse française (que nous subventionnons pourtant largement avec nos impôts...), ne pourront plus le faire, car n'ayant (pour la plupart) aucun financement, ils ne pourront payer ces taxes.

Pourtant à la base Internet est bien fait, puisque tous ces articles de sites de presses mainstream, qui sont repris par des tiers, bénéficient d'un lien retour vers la source en do follow, qui est donc pris en compte par Google et consorts, pour vérifier la pertinence de l'article en question et le positionner dans les moteurs de recherche, de plus souvent les gens cliquent sur la source d'un article, ce qui donne du trafic à ces sites mainstream...

Mais non, cela ne suffit pas à ces milliardaires éditeurs de presse, comme pour la loi Hadopi, ils en veulent toujours plus...

Enfin, heureusement comme vous le savez, Internet est un réseau mondial qui ne se limite donc pas à la... France... ni même à l'Europe....

Reste à savoir maintenant comment ça va se passer...

Amicalement

L'Amourfou.

Update 23.07.2019 : Droit voisin des éditeurs de presse : les députés adoptent la proposition de loi (NextInpact)

Droits Voisins 23 07 2019

L'Assemblée nationale examinera aujourd'hui, à partir de 15 heures, la proposition de loi sur les droits voisins. Seuls deux amendements sont répertoriés pour l’instant, signe que les députés se dirigent assurément vers un vote conforme avec le Sénat.

La proposition de loi instaurant un droit à rémunération des éditeurs et agences de presse termine son parcours parlementaire. Le texte déborde largement des seuls GAFA, épouvantails des débats européens sur la directive Droit d’auteur qui lui sert de socle, puisqu’il rend débiteurs tous les sites et des services en ligne.

Dans ses grandes lignes, avec cette future loi, ces acteurs en ligne devront par défaut obtenir l’accord des titulaires de droits avant de reproduire ou communiquer au public tout ou partie d’une publication de presse.

À défaut, ils seront éligibles à une peine de contrefaçon, sauf dans un cas très particulier : lorsque le bout d’articles se limite à des mots isolés ou de très courts extraits, et encore, à la condition que ces éléments « ne se substitue[nt] pas à la publication de presse elle-même ou dispense[nt] le lecteur de s’y référer ». Lorsqu’un très court extrait évitera à l’internaute la lecture de l’article, l’autorisation reprendra donc ses droits.

Sites et services en ligne (moteurs, réseaux sociaux, etc.) éviteront ce risque en nouant des accords avec les éditeurs, les agences ou une société de gestion collective représentant leurs intérêts. Ces contrats seront bien entendu accompagnés d’un volet financier destiné à compenser le préjudice subi par les ayants droit. Les journalistes percevront une part « appropriée et équitable » de ces flux, fixée par accord d’entreprise ou de branche, ou à défaut par une commission administrative.

Le crawling ciblé par deux amendements 

En préparation de l’examen de seconde lecture en séance, plus qu’un seul article sépare les députés des sénateurs. Sauf grande surprise, l’Assemblée nationale se dirige vers un vote conforme, comme l’a souhaité ardemment la commission des affaires culturelles.

Deux amendements (1 et 2) ont toutefois été déposés par le groupe Libertés et Territoires. En l’état, pose la proposition de loi, « l’autorisation de l’éditeur de presse ou de l’agence de presse est requise avant toute reproduction ou communication au public totale ou partielle de ses publications de presse sous une forme numérique par un service de communication au public en ligne ».

Ces députés voudraient rendre obligatoire l’autorisation de l’éditeur ou de l’agence non seulement pour la reproduction ou la communication des articles de presse, mais également lors de leur « mise à disposition ».

Cette adjonction, d’après les auteurs de l’amendement, permettrait d’étendre le champ des droits voisins aux activités de crawling. Derrière, on trouve des « sociétés de services en e-réputation et en vielle, [qui] développent un business de panoramas de presse de nouvelle génération par le biais de liens hypertextes vers les contenus de presse, sans autorisation préalable et donc sans contrepartie de rémunération pour les éditeurs ».

« C’est un marché totalement nouveau, estimé à 31 M€ à ce jour qui échappe totalement aux éditeurs de presse » ajoutent-ils en appui de leur amendement sensibilisé par les travaux du CSPLA. Ces services « ont pour objectif de permettre aux clients d’analyser l’impact de leur communication sur internet et d’anticiper les évolutions d’un marché ».

Dans ces activités de crawling aux fins de panorama de presse, il n’y aurait pas à proprement parler de reproduction  (il n’y a pas de copie d’articles, mais des liens) ni communication au public (des contenus réservés aux clients).

Source : Nextinpact.com (merci d'avoir laissé l'article en accès libre)

 

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