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La messe est dite ! Vous voyez, pas besoin d'aller en voyage au Yémen pour être confronté à des états « terroristes ». Alors ce que j'en retiens à chaud, c'est qu'en plus de ces Néerlandais par trop « curieux », avec Clean IT, et Indect à l'horizon, je crois que désormais, si vous voulez que votre vie privée le reste, l'utilisation d'un bon Firewall ne sera plus une option à réserver aux seuls paranoïaques... (en un mot comme en cent, Il va falloir vous prendre en main, alors autant commencer tôt...)

Amicalement,

F.

Dutch Police Hacker

Door Ot van Daalen              

18 oktober 2012 11h13

Le 15 octobre, le ministère néerlandais de la justice et de la sécurité a proposé d’étendre les droits de la police pour qu’elle puisse fracturer les ordinateurs, installer des spyware, rechercher dans les ordinateurs et détruire des données. Ces nouveaux droits se prolongeraient aux ordinateurs situés en dehors des Pays-Bas. Le mouvement au droit numérique néerlandais avertit des risques inacceptables lié à la cyber sécurité et appelle les autres pays à s'opposer fortement à cette proposition.

Trois nouveaux droits : espionner, rechercher et détruire

La proposition (Néerlandais, pdf) accorderait des droits à la police néerlandaise pour s'infiltrer dans les ordinateurs, y compris les téléphones portables, par l'intermédiaire de l'Internet :

  • L’installation de spyware, permettrait à la police de prendre le contrôle de l’ordinateur ;
  • Rechercher les données sur l'ordinateur, y compris des données sur des ordinateurs situés dans d'autres pays ;
  • et détruire les données sur l'ordinateur, y compris des données sur des ordinateurs situés dans d'autres pays.

Si l'emplacement de l'ordinateur ne peut pas être déterminé, par exemple dans le cas de services cachés de type TOR, la police n'est pas obligée de soumettre une demande pour l'assistance juridique à un autre pays avant de s’infiltrer à l’intérieur. Sous le texte actuel, il n’est pas certain de savoir si une demande d'assistance juridique serait légalement exigée, ou simplement préférée, si l'emplacement de l'ordinateur est connu. L'exercice de cette requête exige la garantie d'une cour néerlandaise.

La proposition de piratage pose le risque inacceptable de la cyber sécurité

Cette proposition pose des risques inacceptables. Si le gouvernement néerlandais obtient le droit de pirater les ordinateurs étrangers, ceci donne à d'autres gouvernements la base pour pirater les ordinateurs néerlandais ce qui violent les lois de leur pays. Le résultat final va être moins de sécurité pour tous les utilisateurs d'ordinateurs, au lieu de plus. C'est bien plus vrai en ce qui concerne le droit de détruire des données sur les ordinateurs étrangers ; il est probable que d'autres gouvernements soient très intéressés dans l’usage d’un tel droit contre des intérêts néerlandais.

En outre, donner au gouvernement le droit de fracturer les ordinateurs fournit une incitation perverse pour maintenir la protection des données faible. Les millions d'ordinateurs pourraient demeurer mal protégés parce que le gouvernement n'a pas la volonté de publier les nouvelles vulnérabilités rapidement parce qu'il doit les exploiter pour application.

En outre, il est difficile de commander les spywares. Les recherches du Chaos Computer Club démontrent, qu’alors que le spyware de la police allemande ait été prévu pour être employé pour arrêter seulement des appels Skype, il pouvait dans la pratique être étendu pour contrôler l'ordinateur tout entier. En outre, le spyware lui-même a pu être à distance détourné par des criminels, leur permettant de prendre le contrôle de l'ordinateur d'un suspect.

Les risques ci-dessus ne touchent pas même encore les problèmes de la vie privée. Pirater un ordinateur viole l'intimité non seulement du suspect, mais de tous les non-suspects dont les données sont également sur l'ordinateur. Et, légèrement connexe à ceci, la valeur des preuves recueillies par l'intermédiaire de ces méthodes est au moins, moins évidente, et sera plus difficile à évaluer devant un tribunal. La nature numérique de l'enquête la rend plus difficile pour montrer que des preuves n'ont pas été fabriquées ou n'ont peut-être pas été détruites par la police.

L'opposition internationale est nécessaire

Un texte législatif mettant en application la proposition fortement controversée sera présenté au parlement dans les mois à venir. La loi concerne non seulement les Pays-Bas : mais elle concerne tous les pays dont l'infrastructure IT peut être affectée. Bits of Freedom fait donc appel à d'autres pays pour s'opposer à la proposition. Les lois comme celles-là font d'Internet un endroit plus dangereux.

 

Source : bof.nl, infowars.com

Traduction Folamour, Reproduction libre à condition de citer la source ainsi que celle de la traduction.

Informations complémentaires :

 

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