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Normalement si l'on se fie aux analyses de l'..., tout ceci est du cinéma....

Update 08.03.2015 : Grèce : Varoufakis rappelé à l'ordre par son propre camp (Boursorama) via Maître Confucius

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Dans un entretien au quotidien italien Il Corriere della Sera, Varoufakis souligne : "La Grèce n'est pas retombée
en récession, pour la simple raison qu'elle n'en est jamais sortie." (Crédits : © Alkis Konstantinidis / Reuter)

Si le plan de réformes proposé par le gouvernement grec était rejeté par les ministres de la zone euro, Athènes pourrait organiser des élections anticipées voire un référendum, affirme dimanche le ministre grec des Finances.

A la veille d'une réunion de l'Eurogroupe qui doit se tenir lundi 9 mars à Bruxelles, Varoufakis fait monter les enjeux. Dans un entretien publié dimanche par le journal italien Il Corriere della Sera, le ministre grec des Finances a évoqué la possibilité de nouvelles élections, voire même d'un référendum, si les ministres de la zone euro ne devaient pas accepter les sept grandes réformes proposées par la Grèce pour obtenir une prochaine tranche de l'aide dont elle a cruellement besoin.

"Nous ne sommes pas encore collés à nos sièges"

En cas de refus de ces propositions par Bruxelles, "il pourrait y avoir des problèmes", a-t-il averti.

"Nous pouvons revenir à des élections. Organiser un référendum", a-t-il déclaré au premier quotidien italien, avant d'ajouter : "Comme me l'a dit notre Premier ministre, nous ne sommes pas encore collés à nos sièges."

Yanis Varoufakis n'a pas précisé sur quoi porterait le référendum qu'il a évoqué, mais le bruit a couru ces derniers temps qu'une impasse pourrait contraindre le gouvernement grec à organiser une consultation publique sur la question de l'acceptation des structures de l'UE, ce qui poserait la question de la place de la Grèce dans la zone euro.

La menace d'un Grexit nuit aux investissements

Dans cet entretien en marge d'une conférence à Venise, Yanis Varoufakis a d'ailleurs accusé l'Union européenne de mettre à mal les efforts de la Grèce pour se libérer de la récession en entretenant auprès des investisseurs la menace d'une sortie du pays de la zone euro.

"La Grèce n'est pas retombée en récession, pour la simple raison qu'elle n'en est jamais sortie", a-t-il dit.  "Qui investira en Grèce s'ils entendent continuellement parler de Grexit, notre sortie de la zone euro ?", a-t-il souligné en dénonçant une réthorique "toxique".

 L'Europe est "comme un grand navire qui met du temps à changer de cap. Et si le changement vient d'un gouvernement de la gauche radicale, se manifestent alors les craintes que cela ne cache quelque chose de louche", a-t-il ajouté.

Alors que la cote de popularité du gouvernement grec dépasse les 40%, Yanis Varoufakis estime que "les gens comprennent" que la coalition au pouvoir s'oppose à "l'establishment qui disait qu'il sauvait la Grèce tout en mettant tout sur le compte des pauvres".

Un nouveau prêt "pas nécessaire"

Dans l'interview, Yanis Varoufakis a affirmé que la Grèce n'attendait pas de nouveau prêt, "pas nécessaire" selon lui, son pays refusant de revenir à un mécanisme de prêts contre un programme de réformes à respecter. Il a par ailleurs observé que jusqu'à présent, les partenaires de la zone euro avaient répondu par le "silence" à ses propositions visant à remplacer la dette actuelle par des obligations indexées sur la croissance nominale.

"J'aimerais que l'Europe comprenne que ce serait une façon de rembourser davantage d'argent, et non pas moins", a-t-il souligné à propos de ces obligations.

Athènes a jusqu'à fin avril pour préciser son plan de réformes

Alexis Tsipras, chef de file du parti de gauche radicale Syriza, a remporté les élections législatives du 25 janvier en promettant de renégocier le plan d'aide du FMI et de l'Union européenne à la Grèce. Le gouvernement grec a conclu un accord temporaire avec ses créanciers en février.

Athènes a ainsi jusqu'à la fin avril pour préciser les réformes que le pays entreprendra en échange d'un surcroît d'aide financière. Les ministres des Finances de la zone euro doivent se réunir lundi à Bruxelles pour discuter de la lettre sur les promesses de réformes envoyées ces jours-ci par Athènes.

 

Source(s) : Latribune.fr via Maître Confucius (qui veille au grain... et on l'en remercie)

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