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  1. Depuis maintenant vingt-cinq ans que l’Organisation de Bruxelles poursuit inexorablement une politique de libre échange mondialiste, l’économie française se caractérise, au travers de fluctuations conjoncturelles, par des tendances de fond : la destruction des emplois, la destruction de l’industrie, la destruction de la croissance. Quelle est la cause profonde de cette évolution ? C’est incontestablement la politique de libre-échange mondialiste mise en œuvre depuis 1974 par l’Organisation de Bruxelles, à la suite de l’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun, le 1er janvier 1973. Personne à ce jour n’a été capable d’en donner une autre explication en accord avec les données de l’observation.
  2. Les pays à bas salaires représentent aujourd’hui des milliards d’hommes et leur compétition dans un monde de libre-échange ne peut qu’entraîner dans les pays développés un nivellement des salaires vers le bas et une explosion du sous-emploi, la destruction de l’industrie et la destruction de la croissance.
  3. La mondialisation de l’économie est certainement très profitable pour quelques groupes de privilégiés. Mais les intérêts de ces groupes ne sauraient s’identifier avec ceux de l’humanité toute entière. Une mondialisation précipitée et anarchique ne peut qu’engendrer partout instabilité, chômage, injustices, désordres et misères de toutes sortes, et elle ne peut que se révéler finalement désavantageuse pour tous les peuples.

Maurice Allais 1999

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Et n'oubliez pas... il existe des solutions, mais avant de vouloir changer les choses, il faut nous changer nous mêmes.... (informations complémentaires)

Bonne soirée,

L'Amourfou.

Hollande Chomage 2

La Commission européenne envisage la levée des barrières économiques de l’Europe aux produits chinois. Pour François Fillon, des centaines de milliers d’emplois européens sont en jeu. Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion, membre des Econoclastes analyse cette opinion et les autres risques.

RT France : Aujourd’hui, la Commission européenne a débattu de l’opportunité d’accorder à la Chine le statut d’économie de marché. Pour François Fillon par exemple, cela signifie la destruction des défenses économiques de l’Europe face au géant chinois. Est-ce qu’il existe vraiment un danger dans le cas où l’on accorde à la Chine le statut d’économie de marché et si les règles du commerce avec la Chine sont libéralisées ?

Olivier Delamarche : Si c’est le cas, oui – c’est encore une admirable connerie de l’Europe. Si cela aboutit à une porte ouverte totale aux produits chinois – c’est une aberration.

” Ce sera une connerie de plus de l’Europe ! ”

RT France : Si ce danger existe vraiment, pourquoi la Commission européenne ouvre-t-elle ce débat ?

Olivier Delamarche : Ce que fait la Commission européenne, c’est aberrant de toute façon. C’est comme le traité avec les Etats-Unis, le TTIPc’est exactement le même principe, c’est une aberration, c’est une connerie monstrueuse, puisqu’en gros ça veut dire qu’on laisse rentrer les produits américains, mais dans l’autre sens ça va être beaucoup plus compliqué, comme d’habitude. Donc les conneries de l’Europe ne m’étonnent plus, on n’est plus à ça près. Pour cette histoire avec la Chine, il faudrait voir de plus près quelles seraient les conséquences, mais j’estime que si elles sont telles comme on les décrit, ce sera une connerie de plus de l’Europe.

RT France : Mais l’économie européenne dépend déjà beaucoup de la Chine, l’Europe a-t-elle vraiment une chance de s’opposer à cette influence ?

Olivier Delamarche : On dépend tous de l’économie chinoise, et elle dépend de nous. Qui sont les clients et qui sont les fournisseurs ? Pour le moment, il ne faut pas se planter, l’Occident est le client et le fournisseur est la Chine – ça ne va pas dans l’autre sens. C’est-à-dire que lorsqu’on indique que le moteur de la Chine est sa consommation interne, c’est une blague. On le voit bien, d’ailleurs. Aujourd’hui, pourquoi la Chine ralentit fortement – parce qu’il n’y a pas de demande. Pas de demande des Etats-Unis, de l’Europe – et c’est pour ça que ça ralentit en Chine.

L’indice Baltic Dry plonge à 394 points et atteint un plus bas jamais enregistré

Il ne faut pas se planter dans le sens des échanges. Les Chinois ont besoin de la demande occidentale pour fonctionner.

” Tous les pays vont avoir des réflexes protectionnistes – et si l’Europe fait exactement l’inverse, on sera les premiers à plonger ! ”

RT France : Quelle devrait alors être la position économique de l’Europe envers la Chine ?

Olivier Delamarche : Aujourd’hui, malheureusement, on a une économie qui est absolument mondialisée.

On a un vrai problème de mondialisation et de concurrence. En Europe vous ne pouvez pas, quoi que vous fassiez, avec les coûts de production actuels, rivaliser avec la Chine. C’est totalement impossible. Et quand les coûts augmentent en Chine, les sociétés vont là où c’est pas cher, à côté, au Vietnam ou ailleurs.

Alors maintenant est-ce que la bonne réponse c’est d’aller coller des barrières douanières ? Je ne sais pas. Mais de toute façon, c’est ce qui va se passer. Plusieurs pays ont déjà commencé à mettre en place des barrières douanières, puisque aujourd’hui ça va mal dans tous les pays. On va tout droit vers une récession mondiale et forte. Il ne faut pas se faire d’illusions – tous les pays vont avoir des réflexes protectionnistes et vont augmenter les barrières douanières. Ils vont essayer de faire en sorte de se protéger. On le voit, on commence à le voir un petit peu partout – et si l’Europe fait exactement l’inverse, ça aura des conséquences – on sera les premiers à plonger.

RT France : Quand vous parlez de barrières, parlez-vous des barrières au niveau du grand marché européen ou plutôt au niveau national ?

Olivier Delamarche : Les barrières, il faut que vous les mettiez au niveau européen, pas au niveau des pays, puisque sinon ça rentrera forcément. Les gens qui sont en face sont malins, donc ils les feront passer par des pays qui n’ont pas mis de barrières douanières – et ensuite ça se diffusera en Europe. Donc forcément vous les mettez à la frontière de l’Europe si l’Europe accepte ça. Mais aujourd’hui, économiquement on est géré par des guignols. Que l’on ouvre le marché pleinement à un moment où la Chine est en difficulté, l’Europe est en difficulté, les Etats-Unis sont au bord de la récession – je trouve ça pas très malin.

Source : BB

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