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C’est vrai que si on regarde l’histoire, les plus forts en « fakes news » , ça reste les États… Et notamment..... les États-Unis... (informations complémentaires)

19 04 2017 Koree
"Les Etats-Unis ont menti", s'agace, ce mercredi, le quotidien sud-coréen "Korea Times" - AFP PHOTO/US NAVY/MC3
Brenton POYSER 

Un responsable américain de la Défense a révélé que "l'armada" promise n'était jamais partie vers la Corée du Nord. Mais était en réalité en route, la semaine dernière, dans une direction opposée à la Corée.

Voulant apparemment mettre en scène sa fermeté face à la Corée du Nord, Donald Trump avait annoncé, le 12 avril , qu'une "armada très puissante" était en route vers la Corée du Nord, où la dictature se préparait à tester de nouveaux missiles et même une charge nucléaire . Le commandement américain dans le Pacifique avait assuré que le porte-avions Carl Vinson et sa flotte composée de deux destroyers lanceurs de missiles et d'un croiseur lanceur de missiles faisaient ainsi route vers la péninsule coréenne "par mesure de précaution". Washington n'allait plus tolérer les "provocations" de Pyongyang, assurait la Maison Blanche, dans une série d'annonces qui ont fait monté la tension dans la région.

Ce mercredi, un responsable américain de la Défense a toutefois révélé que "l'armada" promise n'était jamais partie vers la Corée du Nord. Le groupe aéronaval était, en réalité, en route, la semaine dernière, dans une direction opposée à la Corée. Le Carl Vinson, de la classe des porte-avions Nimitz, se rendait près des côtes australiennes où il est toujours stationné ce mecredi, afin de participer à des exercices militaires programmés de longue date avec la marine australienne. Le week-end dernier, la marine américaine a d'ailleurs diffusé sur son site une photo du Carl Vinson passant le détroit de Sunda, en Indonésie, pour entrer dans l'Océan indien, à plus de 3.000 kilomètres des côtes coréennes, où le régime organisait une gigantesque défilé militaire et un énième tir de missile. "Les Etats-Unis ont menti", s'agacait, ce mercredi matin, le quotidien sud-coréen "Korea Times".

Si les autorités américaines affirment maintenant que le groupe aéronaval devrait repartir vers le nord dans les prochaines heures afin d'arriver en mer du Japon la semaine prochaine, la confusion des messages de l'exécutif américain confirme, pour les analystes, les flottements de la stratégie de Donald Trump vis-à-vis de Pyongyang. "Si vous les menacez mais que votre menace n'est pas crédible, cela va seulement saper la stratégie que vous souhaitez appliqueré, a expliqué, à l'agence Reuters, Joel Wit, un expert du think tank américain "38 North", rattaché à la Johns Hopkins University.

En visite, ce mercredi, au Japon, Mike Pence, le vice-président américain, a encore une fois haussé le ton contre Pyongyang, depuis le pont du porte-avions américain Ronald Reagan, basé traditionnellement près de Tokyo. "L'épée américaine est prête" à faire face à une agression nord-coréenne, a martelé le responsable, avant d'assurer que les Etats-Unis "vaincraient toutes les attaques". Il n'a toutefois aucunement clarifié les intentions américaines.

Malgré les mises en scène de fermeté et les sorties viriles, la Maison Blanche ne devrait, en fait, pas modifier la stratégie américaine en Corée. Comme les administrations précédentes, l'équipe de Donald Trump ne dispose que des sanctions économiques et d'une éventuelle coopération avec Pékin pour espérer faire plier le régime de Kim Jong-un. Si Washington affirme partout que "toutes les options" sont sur la table pour contraindre Pyongyang à renoncer à ses programmes de développement de missiles et d'ogives nucléaires, l'idée d'une intervention militaire est jugée totalement farfelue par les experts. S'il va continuer de tester des missiles et des armes nucléaires, Kim Jong-un ne va pas prendre le risque d'une initiative pouvant être perçue comme une agression par ses voisins.

Sans attaque du Nord, les Etats-Unis devraient donc être les initiateurs d'éventuelles frappes préventives de sites militaires en Corée du Nord. Mais cette option est fermement refusée par Tokyo et Séoul, tout comme par Pékin. Elle donnerait lieu à des représailles brutales de Pyongyang vers le Japon et la Corée du Sud, deux alliés stratégiques de Washington, et plongerait la région dans une guerre dévastatrice, que même Donald Trump ne semble pas prêt à assumer.

Tokyo ne veut pas perdre les mémoires de Toshiba

Les médias japonais assurent ce mercredi qu'un fonds d'investissement nippon semi-public et une banque contrôlée par Tokyo envisagent de s'associer à l'une des offres de rachat de Toshiba Memory, la société en charge des mémoires flash du conglomérat nippon.

Poussés par Tokyo, qui redoute de voir cette activité très profitable tombée aux mains d'acteurs chinois ou sud-coréen, le fonds Innovation Network Corp of Japan (INCJ) et la banque Development Bank of Japan pourraient s'associer à l'américain Broadcom qui a déjà formulé une offre de reprise de la filiale mise en vente par Toshiba. Le géant japonais, qui vient de placer Westinghouse en faillite , estime que ses pertes nettes sur l'exercice fiscal clos en mars dernier ont atteint 8,7 milliards d'euros. Il a donc besoin de récupérer rapidement des capitaux afin de redresser ses comptes et éviter un effondrement.

Pour l'instant, quatre candidats sont en lice pour la reprise de Toshiba Memory qui fabrique notamment des mémoires NAND et DRAM. Selon Reuters, Broadcom aurait proposé 2.500 milliards de yens (21,5 milliards d'euros) pour prendre le contrôle de l'entité. Le taïwanais Foxconn , qui a déjà racheté Sharp au Japon, aurait proposé, lui, 2.000 milliards de yens quand les offres du sud-coréen SK Hynix et du producteur de puces américain Western Digital, qui a, lui, une co-enteprise dans le secteur avec Toshiba, sont annoncées, par les médias, comme légèrement inférieures.

Pour l'instant, Toshiba n'a pas révélé les montants des offres et n'a pas commenté les éventuelles tractations conduites par les institutions japonaises.

 

Source : Les Echos.fr

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